"ECRIRE, C'EST AUSSI NE PAS PARLER. C'EST SE TAIRE. C'EST HURLER SANS BRUIT." [Marguerite Duras]
Voici mes pensées : certaines sont de purs fruits de mon imaginaire, tandis que d'autres ont soufflé sur mon vécu. La frontière est parfois ténue, ... et alors ?
Ils l'ont dit
"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]
:
Lécriture ? Bien sûr, cest un art. Qui fait vibrer, pleurer, sourire. Pour moi, cest surtout un besoin, un miroir, une passion.
Jespère piquer votre curiosité, éveiller votre sensibilité, enflammer votre imaginaire. Sans prétention ;)
J'aurais voulu terminer cette histoire ici. Raconter, vous dire, communiquer, expier, peu importe. J'aurais voulu, j'ai voulu, je voulais, je ne veux plus. Plus de cette prose sans objet qui me
métamorphose sans sujet. M. était là, objet de mes peines, de mes espoirs mais surtout de mes désespoirs couchés sur le papier. Elle n'est
plus là. Plus là comme un désespoir en tous cas. Des incertitudes, il y en a encore, mais plus comme avant. Le besoin de raconter n'est plus là. L'envie a disparu avec une histoire que je lui ai
racontée, à elle. Ou peut être même avant. Ce blog n'a plus lieu d'être. J'ai voulu me dire que je terminerais, comme un engagement envers vous qui me lisez,
comme un engagement envers moi-même aussi. Je n'y pense plus. J'ai besoin de ne plus dire, d'intérioriser, de me retrouver dans cette non extériorisation de mots qui ne trouvent plus sens à mes
yeux. Besoin de recul et d'autre chose. D'autre chose que des mots. Des mots j'en ai.
Ma vie a changé, le besoin d'écrire ainsi a disparu et je sais qu'il apparaîtra à nouveau. C'est une constance,
cette inconstance. J'ai déménagé, à Marseille. J'ai changé de monde en quittant celui des juristes pour celui des journalistes. Je
suis passée du côté obscur de la force. Du côté des scribouillards qui ne savent pas ce dont ils parlent mais qui en parlent quand même... Soi disant. Il en existe de bons, comme dans tout
métier. Elle est partie, à l'autre bout du monde, pour un an au moins. Depuis quelques semaines, des milliers de
kilomètres nous séparent, ne laissant plus de place aux faiblesses, aux incertitudes, aux peut être. Ne reste qu'un grand point d'interrogation, mêlé d'espoir. Elle va réfléchir. Elle me
reviendra, peut être. Mais quoiqu'il en soit, j'écoute en moi ce souffle d'accomplissement : j'ai fait tout ce que je pouvais. Je garde cet amour comme une force, à l'intérieur, comme une image
belle de la personne que je suis, que je peux être. Qu'elle prenne le temps qu'il faudra, je serai là. Je vis, je dois vivre, je dois m'aimer, aimer les couleurs, les gens et les mots. Mais je ne
veux pas les écrire pour l'insant, comme ça, ici. J'ai envie de plus. J'ai passé un cap...
Merci à tous et toutes pour ce bout de chemin, pour cette tranche d'humanité derrière des
claviers, quoiqu'on en dise.
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