Ils l'ont dit

"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]

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Lundi 11 septembre 2006 1 11 09 2006 03:00

Quelques mots de présentation pour ce blog naissant : à un passant, à une passante, je dédie ce que je veux partager, ma plume surtout, mais aussi quelques-unes de mes photos et, misant sur l’ouverture, un petit peu de tout le reste peut-être.

L’écriture ? Bien sûr, c’est un art. Qui fait vibrer, pleurer, sourire. Pour moi, c’est surtout un besoin, un miroir, une passion. Et me frotter à l’opinion de l’Autre, c’est le seul moyen que je connaisse pour donner le meilleur de moi-même

J’espère piquer votre curiosité, éveiller votre sensibilité, enflammer votre imaginaire. Sans prétention ;)
Par *** Andromède *** - Publié dans : Ecrirelavie / Vie du BLOG
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 10 2006 01:18

Ma vie jusqu'à présent est faite de petites choses ou de grandes choses dont je suis plus ou moins fière, selon. Mais régulièrement la même question revient : pour qui ? Quelle est la motivation de mes actes ?

Longtemps j'ai eu la vanité de croire que tout ce que j'accomplissais de bien dans ma vie, c'était pour moi, uniquement pour moi. Pas pour le regard des autres, par pour plaire aux gens que j'aime ni à tout le monde, non, simplement pour moi. Certes il y a sûrement une part de vérité. Mes actes (quand ils ne sont pas sciemment destructeurs), en me renvoyant une image positive de moi-même, m'aident à aller de l'avant. Parce que s'aimer soi même est une condition, sinon suffisante du moins nécessaire, pour aimer tout court.

C'est lorsque je me suis retrouvée seule, vraiment seule, que j'ai compris que j'avais toujours agi pour quelqu'un.
Cette solitude, celle qui pendant un temps me réveillait la nuit, hagarde, cherchant l'Autre qui n'était plus là, pleurant finalement, cette solitude que j'avais cherchée pourtant, comme pour me mettre au défi.
Désespérément perdue dans un semi monde de questionnements et de tâtonnements, aux bruits feutrés, aux couleurs ternes et au goût âpre. Je n'arrivais pas à l'avaler ce monde.

Seule donc, j'ai perdu jusqu'au goût de mes passions. Personne ne serait fier de moi, personne ne se préoccuperait de mes réussites ou de mes échecs. À quoi bon réussir dès lors ? À quoi bon me démarquer, me révolter ou me soumettre ?

Aujourd'hui, la même question revient. Pourquoi écrire ? Pourquoi écrire ces petites choses insignifiantes, que ce soit sur un blog ou n'importe où ailleurs ? Chaque jour je remplis plusieurs pages d'un petit calepin dans le métro, de petits récits, de descriptions, de poèmes, de réflexions, de dessins ... un petit peu de tout. Pour l'écriture, j'écris pour moi certes, un petit peu, mais si j'écris tellement, c'est pour elle. C'était pour elle.

Parce qu'elle aimait me lire.
Parce que j'écrivais en sachant qu'elle me lirait, et même pour qu'elle me lise.
Parce qu'elle m'encourageait toujours un petit peu plus, elle me disait que j'écrivais bien, elle me répondait, et nos discussions se terminaient souvent par des jeux d'écriture où nos textes et nos pensées s'entremêlaient, s'entrechoquaient parfois, dans cette frénésie de l'échange fusionnel où deux regards suffisent à esquisser ce que sera le récit.

Alors pourquoi écrire maintenant, alors qu'elle sort de ma vie ? Par sauvegarde personnelle, par nombrilisme, par curiosité un petit peu aussi, pour voir. Parce qu'il vaut mieux écrire que boire sûrement. Je ne sais pas, je ne sais plus ...
Par * Andromède * - Publié dans : Ecrirelavie / Vie du BLOG
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Samedi 10 mars 2007 6 10 03 2007 10:44

Et pourtant, il y a une suite à tout cela. Oui, il y a une suite. Mais comme elle ne fait pas mal, la suite, je n'arrive pas à l'écrire, ou du moins je ne ressens pas le besoin impérieux de l'écrire. Je vais le faire, mais il m'est tellement plus facile d'écrire ma douleur que d'écrire simplement que je suis heureuse. C'est étrange comme j'ai, comme souvent celui, celle, qui écrit, peint, dessine, ... a besoin de douleur pour sortir ce qu'il y a de beau en lui. Comme un moyen d'exorciser. Je crois qu'il y a une certaine violence là-dedans.


Je reviendrai bientôt, j'essaierai d'écrire ce qu'il se passe, j'essaierai de dire mon bonheur. C'est loin d'être facile, il faut un certain apaisement, un certaine sérénité je crois pour parvenir à écrire cela.


Par * Andromède * - Publié dans : Ecrirelavie / Vie du BLOG
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Mardi 20 mars 2007 2 20 03 2007 15:10

En titre de ce court post, une phrase que j'aime beaucoup de Renoir. Une phrase que j'aime tout particulièrement me répéter lorsque cette douleur me prend, me vrille les tempes, me tord le ventre.
Seule la beauté restera.
Je vais avoir de quoi écrire ... J'ai de quoi écrire maintenant.
Je reviens vite.

Par * Andromède * - Publié dans : Ecrirelavie / Vie du BLOG
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Vendredi 10 août 2007 5 10 08 2007 21:19
"Bonjour,

Je constate que cela fait 20 jours que vous n'avez pas édité votre blog. Si over-blog.com ne vous a pas parfaitement convenu pour réaliser des publications sur Internet, nous serions très heureux d'en connaître les raisons. Les retours d'utilisateurs nous aident à améliorer nos services. Dans ce cas, vous pouvez me contacter par mail à geraldine@over-blog.com

En espérant vous revoir très bientôt sur over-blog.com

Géraldine"


Hum ... en effet il ya un peu de laisser aller.
Je passe en coup de vent, je n'ai pas eu accès à internet ni donc à mes mails depuis un moment. Mais patience, je reviens d'ici 3 ou 4 jours !



Par * Andromède * - Publié dans : Ecrirelavie / Vie du BLOG
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 09 2009 00:20




Un TGV, m'a dit
Zoé... 
Let's go. 
J'y suis, dans le TGV. Pour la verveine, on repassera. Roulant à vive allure, ça prend tournure.

J'ai du mal à reprendre le cours, à écrire un peu, pour le plaisir, dans un délire. Je voudrais, j'y pense tout le temps, mais un sentiment indéterminé m'en empêche, m'étreint puis me relâche sans cesse. 

Pourtant quelque chose d'apaisé s'est levé en moi : je commence à bien me connaître. Et plus je me connais, mieux j'arrive à vivre avec mes petites lâchetés et mes grandes qualités. Sans prétention. 


Pendant tout ce temps, tout ce silence, il y a eu tellement de belles choses... Pas seulement bien sûr. Mais aujourd'hui, dans ma vie, je me sens portée par un élan d'optimisme immense. 

Je lâche le mot qui fait peur, j'ose enfin parce que ça dure depuis trop longtemps pour que je continue de l'ignorer  : je suis heureuse. Epanouie, curieuse, amoureuse, comblée, ouverte sur le monde.

A un ami, un très bon ami qui me demanderait comment je vais, je répondrais dans un grand sourire : bien. A toi mon blog, que j'ai délaissé longuement, je te prie de me pardonner : je vais bien.


Il y a peu j'ai passé du temps avec une amie que je n'avais pas vue depuis six mois. Elle est l'une de ces rares  personnes avec lesquelles j'ai noué depuis l'enfance une amitié solide et profonde, une de celles qui font de moi un être humain. Je lui ai demandé comment elle allait et j'ai entendu dans sa réponse en demie teinte qu'elle n'était pas en forme. Nous avons parlé longuement et au détour d'une phrase elle a lâché cette phrase baignée de mélancolie : "je me sens devenir pastel". J'ai repensé à nos cours de dessin lorsque nous étions enfants, j'ai repensé à toutes ces couleurs vives et franches qui meublaient sa vie, ses oeuvres et, indirectement, sa personnalité toute entière. Et je me suis sentie incroyablement affectée par ces quelques mots...


Je suis rentrée du Québec il y a deux semaines. Je m'y suis sentie bien, incroyablement bien. Lorsque j'en suis partie, j'étais déchirée entre deux sentiments : la tristesse de partir, la joie de rentrer dans le pays où j'ai grandi, de retrouver ma famille, mes amis. 

Le retour a été difficile. C'est étrange comme on pense parfois que, parce que nous ne sommes pas là, la vie ne continue pas vraiment. Et pourtant, en six mois, qu'on soit là ou pas, les relations évoluent, les gouvernements sont remaniés, la vie ne s'arrête pas.

Je suis rentrée, je suis retournée faire mes courses au supermarché du coin, j'ai retrouvé le creux le plus confortable de mon canapé, j'ai récupéré mes plantes vertes, j'ai redonné vie à mon appartement, en bref : je me suis redéployée dans mon existence ici. Et j'ai failli croire que rien n'était arrivé pendant que j'étais ailleurs.

Mais j'ai vite compris que la seule chose que je savais vraiment sur ce qui avait pu se passer en mon absence, c'est que je n'y avais pas assisté. 

J'ai pris conscience, à mon retour, que j'avais une vraie place dans ma vie ici. Que ma présence avait une influence sur certaines choses, un impact sur certaines personnes, une raison d'être. 

Ce n'est pas vraiment que j'en doutais avant. Simplement, je ne m'en rendais pas compte.

Je reviens vite... 


Par * Andromède * - Publié dans : Ecrirelavie / Vie du BLOG
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