J'ai parlé, parlé, parlé avec toi jusqu'à ne plus savoir ce que je pensais.
J'ai pleuré, pleuré, pleuré contre toi de ne pas savoir ce que tu voulais.
Puis je suis partie, car tu me le demandais.
Sans me rendre compte dans l'instant de ce que tout cela signifiait.
Sans prendre le temps de te dire que je t'aimais.
Je ne te l'aurais pas dit de toutes manières, le temps n'y est pour rien. Je ne t'aurais pas dit que je t'aimais. Trop de doutes, trop d'engagement, trop de tourments, trop de trop ...
Puis je me suis retrouvée, à moins que je ne me sois simplement trouvée, dans cette lente agonie des jours passés, dans laquelle mon corps s'exprime et me dit que j'en ai trop fait, m'explique qu'il faut que je lève le pied, que tu dois t'en aller aussi. T'en aller pour me revenir, partir pour réfléchir, t'éloigner pour accepter. Seule sous ma couette, prise d'une folie fiévreuse, d'une fièvre de grande malade, j'ai passé les deux derniers jours dans un délire de toi, sans toi. Deux nuits, deux jours sans vraiment arriver à me lever, et je ne sais plus ce qui vraiment m'en empêche : la fièvre et la migraine qui m'assomment ou la crainte de perdre le peu de toi que j'ai gardé dans le creux de notre nuit blanche. Instant hors du temps, qui m'a laissé un goût d'inachevé, juste assez pour te retenir, trop peu pour nous construire. Une nuit, le partage complexe de deux personnes qui se sont déjà cherchées mais se trouvent pour la première fois.
J'en ai trop fait, je dois laisser aller, laisser passer ce sentiment d'amertume, laisser gagner la vie une fois de plus, enfin laisser se poser sous ma plume ce que toi même tu n'entendras jamais. Te laisser filer dans les bras d'un homme, car c'est ce que tu sais. Te savoir m'aimer pourtant dans ces bras là. Autant de contradictions, car tu es femme ... Car tu me reviendras.
Par * Andromède *
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