Ils l'ont dit

"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]

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  • : L’écriture ? Bien sûr, c’est un art. Qui fait vibrer, pleurer, sourire. Pour moi, c’est surtout un besoin, un miroir, une passion. J’espère piquer votre curiosité, éveiller votre sensibilité, enflammer votre imaginaire. Sans prétention ;)
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Jeudi 22 janvier 2009

J'aurais voulu terminer cette histoire ici. Raconter, vous dire, communiquer, expier, peu importe. J'aurais voulu, j'ai voulu, je voulais, je ne veux plus. Plus de cette prose sans objet qui me métamorphose sans sujet.

M. était là, objet de mes peines, de mes espoirs mais surtout de mes désespoirs couchés sur le papier. Elle n'est plus là. Plus là comme un désespoir en tous cas. Des incertitudes, il y en a encore, mais plus comme avant. Le besoin de raconter n'est plus là. L'envie a disparu avec une histoire que je lui ai racontée, à elle. Ou peut être même avant.
Ce blog n'a plus lieu d'être. J'ai voulu me dire que je terminerais, comme un engagement envers vous qui me lisez, comme un engagement envers moi-même aussi. Je n'y pense plus. J'ai besoin de ne plus dire, d'intérioriser, de me retrouver dans cette non extériorisation de mots qui ne trouvent plus sens à mes yeux.
Besoin de recul et d'autre chose. D'autre chose que des mots. Des mots j'en ai.

Ma vie a changé, le besoin d'écrire ainsi a disparu et je sais qu'il apparaîtra à nouveau. C'est une constance, cette inconstance.
J'ai déménagé, à Marseille. J'ai changé de monde en quittant celui des juristes pour celui des journalistes. Je suis passée du côté obscur de la force. Du côté des scribouillards qui ne savent pas ce dont ils parlent mais qui en parlent quand même... Soi disant. Il en existe de bons, comme dans tout métier.
Elle est partie, à l'autre bout du monde, pour un an au moins. Depuis quelques semaines, des milliers de kilomètres nous séparent, ne laissant plus de place aux faiblesses, aux incertitudes, aux peut être. Ne reste qu'un grand point d'interrogation, mêlé d'espoir. Elle va réfléchir. Elle me reviendra, peut être. Mais quoiqu'il en soit, j'écoute en moi ce souffle d'accomplissement : j'ai fait tout ce que je pouvais. Je garde cet amour comme une force, à l'intérieur, comme une image belle de la personne que je suis, que je peux être. Qu'elle prenne le temps qu'il faudra, je serai là. Je vis, je dois vivre, je dois m'aimer, aimer les couleurs, les gens et les mots. Mais je ne veux pas les écrire pour l'insant, comme ça, ici. J'ai envie de plus. J'ai passé un cap...

Merci à tous et toutes pour ce bout de chemin, pour cette tranche d'humanité derrière des claviers, quoiqu'on en dise.

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Lundi 11 août 2008

Ce qu'il s'est passé ensuite, je ne le rapporterai pas dans le détail. Je manque de courage pour ça, je ne veux pas trop remuer ces souvenirs-là. Simplement les survoler, ce sera suffisant.

Nous avons rompu donc, c'est ce dont nous avions convenu: juste un dernier week-end. En fait, tu as rompu, et la situation n'était pas si claire. Tu l'as fait par téléphone, me disant que tu n'en étais pas capable les yeux dans les yeux. Je me répétais en boucle ces mots dans ma tête: aller de l'avant, lentement, pas trop vite, pour ne pas me faire mal. Revenir à la vie, la vie sans toi. Mais je n'étais pas prête (le serai-je jamais?), et j'allais encore me battre, un peu...
Je n'étais pas vraiment en colère contre toi, juste triste. Et toi, comme toujours, tu m'as demandé mon amitié. J'ai voulu te la donner. Sincèrement. Mais il y a eu ta soirée d'anniversaire, nous avions passé la journée ensemble, à la fête des vendanges à Montmartre. Une belle journée, encore. Nous étions rentrées chez toi, et je t'avais aidée à préparer la soirée. J'avais craqué, je t'avais embrassée. Tu avais résisté, juste un peu. Le soir, quand tout le monde était parti, il n'était resté que moi et un ami à toi que tu hébergeais. Il avait dormi sur le canapé, et nous dans ton lit. Nous avions fait l'amour,suffoquant dnas un silence de circonstance. Le lendemain j'étais partie tôt, j'avais un match de hand, mais je t'avais retrouvée le soir pour un dîner en tête à tête... Et un peu plus. Une situation floue, l'incapacité à s'en tenir à un contact amical, les doutes qui tourbillonnaient dans ma tête, et ma lutte de tous les instants pour n'en rien laisser paraître, pour ne rien dire, ne rien demander, ne rien reprocher, chuuuttttt. Laisser filer le temps ensemble, en profiter, ne rien casser. Et dans cette situation, je réussis à m'autoconvaincre que j'avais pris du recul, que cette situation n'était pas émotionnellement dangereuse pour moi. Je me disais que je me détachais, que tu ne pourrais plus me rendre triste, peu importe ce que tu ferais. Je profitais, simplement.

Je me trompais...


Lorsque tu m'annonças la nouvelle au téléphone, je sentis mon coeur se serrer jusqu'à suffoquer. Mes mains se mirent à trembler et ma voix se cassa, dans un silence oppressant que je ne pus contenir: je raccrochai sans un mot.

(SUIVANT)
Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Lundi 4 août 2008

Evidemment, tu m’attendais sur le quai. Pouvait-il en être autrement ? Avec le recul, je me dis que non. Toujours tu te retournerais, toujours je te rattraperais, toujours tu m’assènerais tes «jamais je ne pourrai assumer» à grands coups de «toujours je t’aimerai». Nous nous sommes retrouvées, et c'était bon. Nous avons passé le WE ensemble, très beau après le dernier si moche. Tu as voulu m’inviter à Disneyland, et je t’ai suivie bien volontiers, heureuse de te voir heureuse. La journée a été magnifique, notre entente et notre complicité parfaites, le temps idéalement ensoleillé. Une belle journée de septembre. La chance aussi était de notre côté, car lorsque nous sommes arrivées devant le parc, deux femmes nous ont accostées pour nous proposer deux entrées… Gratuites. Elles devaient venir avec leurs maris, mais ils n’avaient pas pu venir et les entrées expiraient le jour même. Souriantes, nous les avons chaleureusement remerciées et avons continué notre chemin avec le sentiment agréable d’un encouragement à cette belle journée ensemble.

Je ne saurais pas dire quel moment j'ai préféré dans cette journée... Nos deux nez enfouis dans nos barbes à papa, ton visage éclatant de rire, les baisers volés au détour d'une allée, ta main qui serre la mienne dans la maison hantée, nos lèvres qui s'effleurent dans la pénombre, l'expression de joie enfantine qui se peignait sur ton visage durant la balade autour du monde de "Fantasyland"... ?
C'était un magnifique week end, et nous étions censées nous dire au revoir lorsqu'il serait terminé. Une journée, une relation sur les montagnes russes...
Bien sûr, je n'avais pas envie de te dire au revoir; bien sûr les choses étaient loin d'être claires. Mais je ne savais plus quoi faire pour ne pas te rendre malheureuse, pour ne pas me rendre malheureuse. Déjà pourtant, je savais combien je t'aimais, je savais que je tenais à toi, et je savais que j'aurais voulu de toi encore, toujours, de nouveau, toujours.

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Jeudi 26 juin 2008

                                                           

                                                             (PRECEDENT)


Nous avons passé quelques semaines de pur bonheur ensemble. Mi-septembre, j'avais décidé de prendre (enfin) des vacances. Nous avons passé un WE ensemble avant que je parte, un WE désastreux. Je ne me souviens plus précisément des raisons. J'imagine qu'il y avait un mélange de ces incessants questionnements de ton côté, et de rancoeur du mien. Tu te demandais une fois de plus à quoi bon ? Et je me révoltais que tu ne t'engages pas avec moi. J'en devenais désagréable, susceptible, jalouse à l'excès, étouffante. Tu remettais d'autant plus en cause notre relation...
Je suis partie en vacances avec ma soeur sans certitude de te retrouver à mon retour. Nous sommes allées une semaine à Marseille, Cassis, La Ciotat, ton pays. Tu étais présente dans chaque rayon de soleil. Ma soeur était là, et elle m'a apporté un grand souffle de fraîcheur, de joie, malgré tout. Nous avons beaucoup ri, comme toujours. Pourtant j'avais toujours ce pincement au coeur : je pensais à toi, à nous, à cette partie perdue d'avance mais pour laquelle je me battais depuis plus de 6 mois tout de même. Malgré les peines, les déceptions, les trahisons, j'y croyais encore. Un filet d'espoir coulait toujours, suffisant pour alimenter le cours de mon amour pour toi. Pourtant tu étais extrêment distante, au téléphone, par tes messages. Un soir tu m'as appelée, et tu m'as dit que tu ne viendrais pas me chercher au train à mon retour. Que c'était vain, inutile. Que notre histoire n'avait aucun sens. Que tu te sentais étouffée, et que tu avais besoin d'un homme. J'ai pleuré un peu, je crois. J'ai tâché de te convaincre du contraire, je t'ai dit que je t'aimais, et tu m'as répondu par un long silence. J'aurais voulu voir ton visage, ton regard, mais je n'entendais que ce silence pesant. Alors j'ai répété :

- Je t'aime
- ...
- Tu ne dis rien ?
- ... Je ne sais plus...
- Tu ne sais plus quoi ?
- Si... Si vraiment on s'aime, pourquoi on se dispute tellement ?
- Parce que tu compliques tout. Parce que je n'ai pas ce que je veux, et que tu n'as pas non plus ce que tu veux.
- Tu vois... Alors à quoi bon ?
- Je n'en peux plus de me battre seule pour nous. Je suis épuisée de cette lutte. J'ai dans ma gorge tous ces mots que je pourrais te dire pour te retenir, mais ils m'étranglent. Pourtant je t'aime, oh oui tellement. Mais même ça tu n'es plus capable de me le dire.
- ...
- Je suis en colère contre toi. Pourquoi être venue me rechercher ? Pour en arriver là de nouveau un mois plus tard ? Je ne t'ai demandé aucune promesse, mais... Ca fait mal.
- Je suis revenue parce que je t'aime. Je ne peux plus continuer parce que je ne l'assume pas. Vraiment pas.
- ...
- Donne nous un dernier WE ensemble. Je ne veux pas garder ce souvenir de nous. Viens me chercher au train vendredi. Viens, s'il te plaît. Tu m'avais promis... Je t'attendrai.
- Je ne sais pas...

Je n'ai pas réussi à obtenir plus que ce "je ne sais pas", une fois de plus. "Ta" phrase. Je me sentais lasse, triste, fatiguée. J'ai attrapé ma soeur, la bouteille de Rhum et nous sommes descendues jusqu'à la Plage en riant. Pourtant l'amertume hantait mon corps, et la rancune gagnait mes pensées. J'essayais de te mettre de côté, je ne voulais pas gâcher cette semaine de vacances avec ma soeur, il y avait si longtemps qu eç ane nous était pas arrivées, et nous étions vraiment heureuses de nous retrouver là toutes les deux. Difficile malgré tout d'oublier temporairement ce chagrin que tu me causais. Lorsque nous sommes rentrées, vacillantes, nous coucher, ma soeur s'est vite endormie et j'ai cherché le sommeil longtemps encore. Une pensée insistante battait mes tempes, une aspiration par dessus toute autre : j'espérais que tu serais là, au train, deux jours plus tard. Mais l'incertitude la plus totale accompagnait cet espoir sans lendemain...

                                                                
(SUIVANT)

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Jeudi 19 juin 2008

Voici la suite de notre histoire mon amour. Oui, forcément il y a une suite. Comment aurait-il pu en être autrement ? Il y a une suite, à l'image de notre amour, belle, passionnée et impossible.
Tu as fini par m'appeler. Tu avais revu X..., pour la première fois depuis ton retour du Vietnam, parce que j'avais insisté pour que tu le fasses, même si tu n'en avais pas envie. Je voulais que tu sois tout à fait claire vis-à-vis de tes sentiments pour lui. Tu l'as revu, et ton sentiment général s'est confirmé : tu ne sentais pas quelque chose de possible entre vous. Je n'étais pas censée influencer ce choix, ce sentiment. Je ne voulais pas que ce soit le cas. J'aurais voulu que tu renonces à lui simplement parce qu'il ne te convenait pas. J'ai bien conscience que ce n'est pas tout à fait ainsi que ça s'est passé. Les dés étaient forcément faussés, puisque nous venions de passer quelques jours merveilleux ensemble, juste toi et moi.
Mais à ce moment-là, peu m'importait, tout ce qui comptait pour moi, c'était de retrouver la chaleur de tes bras, la douceur de tes étreintes, l'amour dans ton regard au réveil. J'ai retrouvé tout cela. Nous sommes reparties, ensemble. Je t'ai demandé un engagement, une fidélité, un investissement dans notre relation. Tu as accepté. Je ne t'ai pas demandé de construire, je ne t'ai pas demandé d'assumer. Un pas après l'autre... Je te sentais présente, heureuse, et ça me semblait suffisant pour commencer. Que tu me tiennes la main dans la rue ou m'embrasses devant des amis, tout cela n'avait pas vraiment d'importance alors, et je sentais que ça pourrait venir. Je ne devais pas te brusquer.
Quant à la construction, au projet de couple, même à ce stade de notre relation tu ne l'envisageais pas. Tu ne l'avais jamais envisagé. Jamais. Et pourtant, j'ai toujours espéré. Toujours...
C'est sur ces bases certes frêles mais plus solides que jamais que nous avons repris le cours de notre vie ensemble. J'étais heureuse. Le mois d'août s'est terminé, tranquillement, et septembre a pointé le bout de son nez.
Il y a eu une soirée importante pour moi. Ma soeur était à Paris. Tu l'avais déjà rencontrée une fois, et vous vous étiez bien entendues. Depuis longtemps déjà je lui avais parlé de mon amour pour toi. Je savais que, pour elle, c'était quelque chose d'abstrait. Elle ne nous avait jamais vues ensemble, mais elle avait beaucoup entendu parler de toi. J'ai voulu que nous passions une soirée toutes les trois, et tu as accepté. Tu appréhendais cette soirée, parce que tu ne savais pas comment te comporter, ce que j'attendais de toi. Je n'attendais rien de spécial. Je voulais simplement que tu rencontres, dans un cadre plus intime qu'une soirée avec des dizaines de personnes, la personne qui compte le plus pour moi, ma soeur. Lorsque nous sommes arrivées chez toi, tu as fait la bise à ma soeur, et tu m'as simplement déposé un baiser sur la joue. Un peu plus qu'un baiser sûrement... Quelque chose qui aurait pu dire : je ne suis pas tout à fait à l'aise dans cette situation, mais je t'aime.
Puis la soirée s'est drapée dans le naturel et les rires ont ponctué les discussions. Ma soeur avait perdu sa chienne la veille, mais elle a mis en suspens sa tristesse pour rire de nos bêtises. La tension de début de soirée a fini par disparaître. Tu nous as donné le droit d'être un couple face à quelqu'un, et ce quelqu'un était ma soeur. C'était important, très important. Nous sommes restées dormir chez toi. Ma soeur a dormi sur le canapé, dans le salon. J'ai dormi contre toi dans ton lit, dans notre lit. Nous avons fait l'amour, dans une longue étreinte, espérant la discrétion, étouffant les soupirs dans un sourire.

 
Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Samedi 23 février 2008

 


L'attente a été de courte durée. À peine rentrée, en réponse à mon mail tu m'as invitée à dîner, "pour discuter" m'as-tu dit. La suite, tu la connais... Nous étions réunies, de nouveau. Tu as vécu les mêmes choses que moi, certainement pas de la même manière. Une pensée m'effleure  : comme j'aimerais connaître ton point de vue.
Je n'étais pas disponible samedi soir, mais discuter avec toi, oh oui, j'en avais envie. Alors nous sommes allées prendre un verre en fin d'après-midi. 

Je ne t'ai pas vue arriver, tu es arrivée par derrière. Tu m'as touché l'épaule, et je me suis sentie électrisée. Je me suis retournée, et je t'ai vue... Plus belle encore que dans mes souvenirs. Le teint halé par ce voyage qui t'avait éloignée de moi de manière si dure, tu me souriais. Je t'ai embrassée, maladroitement, sur les deux joues. Je t'ai fait des remarques sur ta nouvelle coupe de cheveux, sur ton allure, sur ta taille qui me paraissait avoir diminué. Des remarques sans importance par rapport aux vives émotions qui me traversaient. J'étais touchée en plein coeur par ta présence, si proche, si douce, si désirable...

Je m'attendais à une telle réaction lorsque je te reverrais. Pour autant, je me suis tout de même sentie complètement bouleversée. Mais j'ai réussi à sourire, je suis parvenue à reprendre contenance, et j'ai fini par me sentir presque décontractée. Presque oui, tu l'as remarqué je crois, lorsque nous sommes allées nous asseoir en terrasse d'un café, mes mains tremblaient encore, et pendant tout le temps que nous avons passé ensemble attablées, j'ai tenté vainement de les occuper à vaincre ma tension. Nous avons un petit peu parlé de mon séjour en Ardèche, de ma saison de fruits, rapidement, puis nous avons parlé de ton voyage. Le temps passait à vive allure, j'avais des invités pour la soirée et donc une contrainte. Tu m'as offert un tableau ramené du vietnam, un foulard aussi, en soie, et... 3 pièces trouées. C'est ce dernier cadeau seul que tu avais prévu de m'offrir au départ, je l'ai appris ensuite, mais tu n'as pas osé, te disant que je risquais de le prendre mal, car c'est un cadeau qui peut me faire penser à toi en permanence. En effet... C'est pour cela qu'il me touche tellement. Plus tard dans la soirée, j'ai choisi l'une des trois pièces, et je l'ai passée à mon cou, l'enfilant sur cette chaîne que tu m'as toujours vue porter, mais qui est nue depuis plus d'un an, depuis que j'ai enlevé le pendentif qu'O... m'avait offert, après avoir rompu avec lui. Oui, passer cette pièce autour de mon cou a été un symbole lourd de sens, pourtant... C'est le coeur léger que je l'ai fait. J'ai tellement aimé celle que tu portais, presque autant que le grain de beauté adoré qui se glisse au creux de ton cou, celui que j'aime effleurer, caresser du bout des lèvres, dévorer du regard. En ce moment même je porte encore cette pièce. Je crois que, quoiqu'il arrive désormais, je vais la porter longtemps... Je crois oui.

Pour te remercier de ces cadeaux, je t'ai embrassée à nouveau, sur les deux joues, mais cette fois ci de manière plus contrôlée, caressant du bout des doigts ton bras. À contrecoeur, j'ai retiré ma main lorsque je me suis éloignée de ton visage.

J'ai fini par te demander pourquoi tu voulais me voir, de quoi tu voulais me parler. Nous avons parlé de cette dernière discussion par textos, de ce dernier message qui t'avait affectée, de mon amour pour toi, du discours que je te tenais sur la raison, sur les incompatibilités, sur la phrase blessante que je t'avais adressée en te disant : "tu ne m'aimes pas assez". Je ne sais plus exactement ce que nous nous sommes dit à ce moment-là. Tout ce que je sais, c'est que tu m'as dit combien je t'avais manqué pendant ton voyage. Ce que je sais, c'est que j'ai été terriblement troublée par ta main si proche de la mienne sur la table. Ce que je sais, c'est que... Je n'ai pas pu m'empêcher de la saisir, de la prendre dans la mienne pour la caresser. Je ne sais plus quand tu l'as retirée, mais tu l'as fait. Quelques minutes plus tard, c'est toi qui t'es emparée de la mienne. Tu m'as fait rougir. Je ne sais plus vraiment de quoi nous parlions. De nous, c'est certain, mais précisément je ne sais plus. Je ne sais plus, parce que mon attention était entièrement focalisée sur ta main, parce que je n'avais qu'une envie, celle de t'embrasser tendrement, fougueusement, les deux à la fois. Je ne l'ai pas fait, parce qu'il y avait du monde autour, et que je savais que cela te gênerait.

Pour finir, je t'ai demandé pour la troisième fois si tu voulais te joindre à nous pour la soirée. Pour finir, tu as accepté. Pour finir, je t'ai embrassée dans la cage d'escalier menant à mon appartement. J'ai cru te découvrir en te retrouvant, j'ai reconnu ta douceur en décelant ta force. J'ai savouré cet instant de pur plaisir, celui où je t'embrassais, t'enlaçais, alors que 100 fois j'avais cru ne plus jamais poser mes lèvres sur les tiennes, alors que 100 fois j'en avais pleuré de manque, de douleur et d'absence. L'absence... Je t'ai embrassée, et ensuite... Ensuite, tout est allé vite, trop vite. Nous avons passé les deux jours qui ont suivi ensemble. Je suis venue chez toi. J'ai retrouvé ce lieu auquel j'avais dit adieu en même temps qu'à toi.

Nous voilà ici désormais. Ces derniers jours ont été merveilleux, magiques, mais... hors du temps, en quelque sorte, comme une parenthèse. Que trouverons nous lorsque cette parenthèse sera fermée ? La même histoire dans une longue phrase ? Ou bien... J'attends ta décision, tu dois faire, à nouveau, ce même choix que tu as déjà  fait par entre X... et moi.

Il passe d'abord, et j'en suis désespérée. Mais c'est ainsi, à prendre ou à laisser, et je prends. Je t'aime. Et puis, ce matin, dans le mot que tu m'as laissé, tu m'as appelée "mon amour". Ca m'a touchée... J'ai gardé le petit bout de papier sur lequel tu avais inscrit, à la va vite, ces quelques mots, avant de partir pour l'aéroport : "bonne journée mon amour, je t'aime".

 

J'attends... Je t'ai demandé de me donner des nouvelles dans la journée. Il est 23h, je n'en ai toujours pas. Ce n'est pas encore ton heure, alors j'espère. Mais, je crois que tu le comprendras, si tu ne m'appelles pas, si tu ne m'envoies pas de message, je ne ferai rien pour t'y inciter.


(SUIVANT)

 

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Vendredi 22 février 2008

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Un jour parmi tant d'autres. Mais ce jour est celui de ton départ, de ton retour. En ce moment tu dois être dans l'avion. Penses tu à moi ?
Hier soir je t'ai finalement envoyé un texto, pour te demander la raison de ton silence. Tu m'as répondu que mon dernier message t'avait affectée et que tu ne savais pas comment te positionner par rapport à tout ce que je te disais... je ne trouve rien à répondre.
Après ces dernières semaines à communiquer sur des choses importantes (du moins je l'estime), mais de manière très contraignante (des textos), je n'ai qu'une envie : parler vraiment avec toi. De quoi ? Je ne sais pas vraiment, mais parler, avoir un réel échange, un retour, un ressenti sur la manière dont tu réagis par exemple. J'espère que nous ne serons pas amenées à nous revoir perdues au milieu d'une multitude d'autres personnes. Je sais que c'est ce qui a le plus de chances d'arriver, mais j'espère qu'avant cela, nous nous serons revues seules à seules.
Pourtant, je vais essayer de ne pas te contacter. Tout en croisant les doigts pour que tu le fasses. Que tu m'appelles. Que tu me proposes de dîner avec toi, un soir...
Je viens de t'envoyer un mail. Ca ne compte pas, hein,  ça ne compte pas ?

"Nous y voici donc : tu es de retour.
Le temps s'envole, l'amour reste.
Voilà, un court message, juste de l'ordre de : je suis là, j'existe encore ... et pourtant.
Un message pour te dire à quel point je ne me suis toujours pas retrouvée sans toi.
Comment te le crier sans utiliser des mots maintes fois répétés ?

Je t'aime, mais ça ne te suffit pas. Je t'aime, et ça ne me suffit pas non plus, car sans toi cet amour fait trop mal.
J'aurais aimé te réitérer ma déclaration d'amour. J'aurais utilisé le langage du feu, celui des sens, celui du toucher pour te dire combien ton contact physique me manque. J'aurais utilisé les termes de ma solitude pour mettre en évidence ta présence dans ma vie. Avant. J'aurais utilisé toutes ces images chères à l'amour. Mais il n'est plus temps, tu n'as plus le temps pour ces enfantillages. Je me sens amère, tu te sens attaquée et acculée par moi. Tu ne sais pas comment réagir. Alors tu ne réagis pas. Une réaction comme je les aime, tu sais... Mais peu importe.
J'ai espéré, je t'ai aimée, je t'ai arraché ton amour. Je t'aime, de tout mon souffle, de toute la vie qui afflue dans mon sang. J'aurais pu user de ces mots beaucoup mieux, certainement. Les faire chanter, les faire danser, les laisser vivre indépendamment de moi en les chargeant de te charmer. J'aurais pu, et ça n'aurait servi à rien.
Je t'attends encore un peu pourtant...

Je t'embrasse."

(SUIVANT)
Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Mercredi 13 février 2008
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Je me demande ce que tu auras retenu de toutes les choses que j'ai pu te dire. Je me demande ce que tu auras retenu de moi, ce que tu auras retenu de nous, ce que tu auras retenu de tout cela. De mon côté je crois que persistera toujours une pointe d'amertume, saupoudrant l'amour immense que je t'ai porté, que je te porte.
Mais peu importe...

La chose la plus difficile dans la vie, c'est de ne pas trop se retourner sur son passé, tout en ne l'oubliant pas. Avancer fort d'une expérience acquise, mais sans le poids du passé sur les épaules. C'est difficile, très difficile. J'ai souvent pensé, en pensant à toi et à nos discussions, que tu te retournais sans cesse sur sur les décisions de ta vie. Comme il est difficile de construire dans les regrets. Par certains aspects je suis comme toi, je crois... Je ne sais pas. Je me sens tellement fatiguée ces derniers temps. Cette course de fond pour t'oublier m'épuise et est parfaitement inefficace.

Toujours pas de nouvelles de toi. Jour après jour je vois se profiler cette décision de ta part que je crains plus que tout : une prise de distance totale de ta part lorsque tu seras rentrée à Paris. Tu vas rentrer, et tu vas retrouver X... J'en doute, mais peut-être parviendras tu à construire avec lui. Tu cherches le bonheur. T'ai je déjà dit que plus on le cherche, moins on le trouve ? Que sa quête incessante nous empêche parfois de voir qu'il est là, juste sous nos yeux ? T'ai je déjà dit à quel point l'humain est prétentieux lorsqu'il fait de sa vie une quête du bonheur ?
Peut être pas...
J'aimerais tellement te voir heureuse dans mes bras.

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Mercredi 13 février 2008


Pas de nouvelles de toi depuis presque deux jours... Tu me manques, ne pas avoir de tes nouvelles me manque. Essaies tu de mettre des distances entre nous avant ton retour à Paris ?

Est ce que je me rappelle vraiment comment étaient nos baisers ? Il me semble, dans un sentiment désagréable, que leur souvenir sensoriel s'efface peu à peu. Me retrouves tu encore dans tes rêves ? Tu as déserté les miens depuis que je suis rentrée à Paris. Je fais des rêves très étranges, que j'oublie quelques heures après le réveil si je ne les note pas tout de suite. Mais tu n'y es pas, je le sais.

M
a main est presque redevenue normale. Je passe ma journée à jouer aux Legos avec les filles.

J'ai reçu un texto d'O... ce matin, qui disait :
"Bientôt dans le Vercors. De retour après quelques années. Que de souvenirs ... On va repartir, pour Sisteron cette fois-ci. Je te raconterai :-)".
Il est parti avec sa copine en randonnée à VTT dans les Alpes, terminer cette grande traversée que nous n'avons jamais terminée ensemble. Il y a eu la rupture... C'est étrange ce sentiment de le savoir avec une autre, de le savoir reparti sur des sentiers défrichés avec moi, de le savoir dormir sous la même tente qu'elle, cette tente précisément que nous avions achetée tous les deux ensemble. C'est étrange oui, je me demande si il compare...

Ma chérie, sais tu qu'aujourd'hui encore, si je pense trop à toi, si je pense que je ne te serrerai plus dans mes bras, que nos lèvres ne s'aimeront plus, sais tu que ma vue se brouille et que mon coeur s'emballe ? Sais tu que ma gorge se noue, que mes poings se ferment, que ma mâchoire se serre ?
Tu le sais oui ... Et moi, je ne sais plus quoi faire pour t'oublier. Je n'accepte pas. Je me vois, je me sens, je me sais tourner en rond.

15/08/2007 - HANOI - RETOUR A PARIS

 

 

A l'image de l'évolution en Asie, c'est à vélo que nous avons découvert la première fois Hanoi, c'est en moto cette fois que nous arpentons la capitale. Au final, T... n'aura pas la rage.

 
 

Je ne veux pas garder comme souvenir du Vietnam ce que j'ai vu à Sapa. Je regrette que beaucoup de gens parlent de Sapa comme leur plus belle expérience au Vietnam.

 

Je veux garder comme souvenir ces journées passées dans le coeur du Vietnam pour moi, dans le delta du Mekong, auprès de la population, à partager avec rires jusqu'aux larmes et moments exceptionnels pour nous. Pour eux pas grand-chose, mais tellement pour nous.

 

Je voudrais que tout le monde puisse vivre ce que nous avons vécu là, mais restons réalistes, et égoïstes aussi. Ce que nous avons vécu là, nous l'avons vécu justement parce que ces endroits sont encore préservés de la folie touristique qui s'empare de l'Asie. Parce que la plupart des touristes du monde s'entassent dans les mêmes endroits, sur un même coin de plage ou de montagne. Nous avons partagé autant avec les gens parce que nous les avons rencontrés le sourire de notre bonheur d'être là dessiné sur notre visage, l'ouverture pour leur vie peinte dans nos regards, le respect pour eux dans le moindre de nos gestes.

 

Je veux garder en moi le bonheur des premiers pas dans ce pays qui est à moitié le mien, la joie d'être reconnue par certains comme telle, la fierté d'arborer mon premier prénom auprès d'eux, la timidité de tenter de le prononcer car au final, j'en suis bien incapable.

 

De la culture vietnamienne, je n'en ai que peu. Cependant, elle est ancrée en moi, que je le veuille ou pas. Et après ce mois vécu ici, c'est sûr : j'en veux, et j'en suis fière.

 

Je reviendrai.


(SUIVANT)

 
Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Mercredi 13 février 2008


La date de ton retour approche.
Je me demande ce que tu feras lorsque tu rentreras. Vas tu m'appeler ? Me contacter de quelque manière que ce soit ? J'essaierai de n'en rien faire de mon côté, et pourtant j'espère que toi, tu le feras. Je ne sais pas vraiment ce que je veux. C'est certainement toi qui décideras.
Je suis fatiguée, fatiguée... Comme si la fatigue de ce mois de travail physique s'amassait d'un coup. Je vais dormir.
Je t'embrasse. Tendrement, j'aimerais bien.



12/08/2007 – 13/08/2007 – 14/08/2007 - SAPA
 
Quelle ville touristique. Sapas se trouve dans la partie montagneuse du Vietnam, connue pour les nombreuses différentes ethnies qui y habitent. Costumes traditionnels, artisanat traditionnel, culture traditionnelle.
Hélas, ces peuples s’orientent beaucoup vers le tourisme, forts du succès touristique de leur région. Il est vrai que les paysages ici sont si beaux : montagnes, rizières, cascades…
Il n’empêche que le succès touristique de la région s’en ressent sur la relation que l’on a avec les gens. J’ai l’impression d’être un portefeuille sur pattes. Cette image d’autant plus réaliste quand nous faisons une rando de 15 kilomètres suivis par 4 Hmongs dans le seul but à la fin de nous vendre des choses plus moches les unes que les autres. « I followed you, so you buy me something »... --> Did I ever ask you to or even make you think that I wanted you to follow me? 

Cependant certains touristes se plaisent dans cet élément. Ils se sentent proches des Vietnamiens ici. Moi je me crois à Eurodisney, mais il manque Mickey.
Pas une image terrible pour moi donc, Sapa. De belles randos certes, de magnifiques paysages, déjà vus pour ma part en Chine les années précédentes.
T... se fait mordre par un chien, il craint d’avoir la rage, nous rentrons à Hanoi.

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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