
Qui était-elle ? Elle était ma déception, autant que mes paroles oubliées et mes paroles détestées, mais elle était aussi mon amour, celle par qui le changement est arrivé, par un doux matin d'été comme tous les autres. Elle a été ma prise de conscience, elle a été la 1ère femme à m'entendre dire "je t'aime", la première aussi à me repousser ... Elle était avec un homme, tout comme je l'étais à ce moment là. Elle me disait non tout en me disant oui, et moi j'attendais. J'ai passé l'été avec elle, juste elle et moi, des instants formidables, des galères dans des randonnées belles à couper le souffle et puis, le dur retour à la réalité, et le sentiment que l'attente ne pouvait plus durer. Alors, j'ai coupé totalement les ponts, je lui ai dit que je ne voulais plus entendre parler d'elle. Elle a respecté ce choix. Sauf aujourd'hui.
Aujourd'hui, après des mois sans nouvelles, aujourd'hui, par quel hasard sordide, aujourd'hui alors que ce n'est plus elle que j'attends, aujourd'hui elle m'a envoyé un texto, court :
"Tu me manques. Aujourd'hui je regrette de ne pas t'avoir retenue. J'espère que tu vas bien. Je t'embrasse."
Aujourd'hui, il est trop tard ... Je n'ai pas répondu. Je suis triste, j'ai le sentiment d'être passée à côté de quelque chose, de ne pas pouvoir rattraper le temps perdu, ce temps posé sur mes sentiments, juste là ... Une rancoeur trop forte à son égard, assez forte pour me donner la force de ne pas lui répondre.
par * Andromède *
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2) G ... Elle
J'ai voulu l'attendre.
Parce que j'ai pensé en être capable.
Parce que je n'ai jamais perdu l'espoir.
Parce que, même si elle me disait qu'entre nous il n'y aurait rien, son attitude me disait le contraire.
Parce que j'ai cru que l'attendre ne m'empêcherait pas de vivre.
Parce que j'avais peur. De la facilité de l'effacement, de la douleur de l'oubli.
Je croyais que renoncer à elle, renoncer à la voir, à l'entendre était au dessus de mes forces. Je croyais que la voir sans pouvoir la toucher était toujours mieux que de ne pas la voir du tout.
Tous ces instants partagés, privilégiés, cette proximité de corps et d'esprit ... Elle faisait déjà partie de moi, comment aurais-je pu m'en détacher sans me perdre moi-même ?
Finalement, hier j'ai pris ma décision. Je me suis évadée de cette prison que j'avais créée.
Je lui ai écrit :
"Voilà, ma vie ici a repris. Des hauts, des bas, des joies, des peines. Un zeste de solitude, cette solitude qui se noie dans la masse des gens qui m'entourent, qui pourtant me sont chers, mais ne peuvent rien pour m'éviter ce petit pincement au coeur. Je m'occupe presque frénétiquement, je ne me laisse pas une minute de répit, volontairement. C'est toujours comme ça ici. Pas envie de me retrouver avec moi même. Mais cette fois ci je n'ai pas pu l'éviter, il arrive toujours un moment où il faut s'affronter. Je passe mon temps à me mentir à moi-même, à me voiler la face, à ne montrer que ce que je veux que les autres voient ; c'est si peu. Je suffoque en moi-même.
Cet été m'a tellement changée, en quelques mois je ne me reconnais plus, et c'est angoissant. Vraiment. Si peu de certitudes aujourd'hui, alors que j'en étais pétrie hier.
Alors voilà ... j'ai réfléchi. Le mot est faible. J'ai mis mon âme à l'envers, pour voir ce qu'il en restait. Je ne sais toujours pas où je vais, ni même comment.
Mais je sais que ce sera sans toi.
Je ne veux plus te voir, je ne veux plus t'entendre ni te lire non plus. J'aurais dû prendre cette décision bien avant, si seulement j'en avais été capable ... Pourtant j'ai continué, je me suis entêtée dans une relation qui me fait du mal (pas seulement, bien sûr, mais ...), qui ne t'a pas fait que du bien non plus. J'ai essayé jusqu'au bout de me persuader que tu pouvais n'être "qu'une amie" (et toujours, cette expression m'écorche la bouche, car c'est déjà tellement). Que je voulais aller vers une relation saine avec toi, que j'arriverais à ne plus espérer. J'y ai cru un moment. Mais même cela ce n'était qu'un mensonge que je te faisais, que je me faisais aussi.
Ce n'était une fois de plus que pour me rapprocher de toi, pour faire tomber les barrières que tu as dressées, parce que j'espère encore.
J'aimerais pouvoir te dire tant pis, c'est comme ça je m'y ferai, mais je ne peux que constater que ce n'est pas le cas, que ce ne sera jamais le cas.
Je n'y peux rien, je frémis lorsque tu m'effleures.
Parfois nous avons le choix, de renoncer à une chose, à une personne pour pouvoir continuer d'exister, en essayant d'être heureux, ou en tous cas pas trop malheureux. Je choisis de vivre, je renonce à toi, parce qu'avec toi je n'y arrive pas, je n'arrive pas à aller de l'avant sans couper les ponts. J'en suis sincèrement désolée.
J'espère ne pas te faire de mal inutilement.
J'espère que tu me connais assez pour savoir que ça ne peut pas être mon but.
J'espère que tu comprends.
J'espère que tu trouveras ton bonheur, tu le mérites.
Merci pour tout."
Elle m'a répondu. Juste quelques mots. Je les ai lus malgré ma décision de ne plus la lire.
"So ... Au revoir et même adieu, en somme. J'espère que tu trouveras ton bonheur et tout ce que tu cherches ..."
Voilà, c'est fini. S'en est suivie une soirée passée à ressasser des idées noires, à regretter. Je me lève pour attraper mon téléphone, je compose son numéro. Puis non, je raccroche. Une fois, deux fois ... à la quatrième fois, je prends mon sac et je sors. Je me promène le long de la Seine longtemps. Je rentre, exténuée. L'envie de l'appeler m'a fuie. Ce matin, en me réveillant, le regret n'est plus, la douleur s'ést estompée. Ce poids sur le coeur, cette attente de tous les instants qui m'étreignait ces derniers mois n'est plus là.
Je me sens libre, tellement libre.
par * Andromède *
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2) G ... Elle
Laisser aller, laisser filer, s’adosser simplement contre le tronc de l’arbre silencieux, mais qui frémit doucement.
Je n’ai pas pu te mentir très longtemps. Je ne peux plus rester dans le silence, dans le mensonge que j’ai tenté de me faire à moi-même. Je dois te crier mon amour, je dois hurler à qui voudra l’entendre que c’est toi seule que j’aime.
Et non, cela ne rimera pas avec toujours, tant pis pour les heureux, tant pis pour les nerveux, peu importe pour moi, seul compte l’instant présent et, ce que je dirai demain, aujourd’hui n’a aucun sens, aucune résonance. Rester sérieuse, tout en étant rieuse, rester sereine, sans aucune haine.
Impossible.
Je déteste quand tu sembles m’aimer de la tendresse sincère que fait naître une amitié.
Je déteste quand tu accordes un intérêt quelconque à ce qui me ressemble alors que je suis là, sous tes yeux, unique et offerte. Que cherches-tu donc ?
Je déteste quand tu es avec les autres comme tu as été avec moi.
Enjôleuse, tu veux tout faire, séductrice, tu veux paraître. Laisse tomber le masque, efface de ton visage ce sourire factice et ris avec nous d’un éclat sincère, au lieu de vouloir plaire, une fois encore, une fois de trop.
Se retirer un instant du tourment de la relation humaine, et laisser flotter au gré des vaguelettes le frêle esquif, prêt à chavirer au moindre coup de vent, mais fier pourtant, courageux, et heureux dans sa solitude, dans ses attitudes. Il ne connaîtra pas demain, et il le sait. C’est justement ce qui le fait espérer, un instant plus pur, un instant d'insouciance, un instant chavirant. Je le regarde, fragile, et puissant à la fois. Comment fait-il ? Je veux percer son secret, celui de l’ultime, celui de l’extrême.
Tant de projets qui m’envahissent, tellement de souhaits. Je ne sais plus où donner de la tête, trop d’envies et pas assez d’oublis. Beaucoup d’inconstance, jamais d’insouciance. Je veux tout savoir, tout connaître, tout apprendre, tout lire, un peu écrire, tout entendre, tout voir, tout sentir, tout toucher, tout aimer, tout frôler, tout caresser, et surtout toi, tout oublier. Sauf toi. Je ne garderai que toi.
Je n’ai pas pu te mentir très longtemps. Je ne peux plus rester dans le silence, dans le mensonge que j’ai tenté de me faire à moi-même. Je dois te crier mon amour, je dois hurler à qui voudra l’entendre que c’est toi seule que j’aime.
Et non, cela ne rimera pas avec toujours, tant pis pour les heureux, tant pis pour les nerveux, peu importe pour moi, seul compte l’instant présent et, ce que je dirai demain, aujourd’hui n’a aucun sens, aucune résonance. Rester sérieuse, tout en étant rieuse, rester sereine, sans aucune haine.
Impossible.
Je déteste quand tu sembles m’aimer de la tendresse sincère que fait naître une amitié.
Je déteste quand tu accordes un intérêt quelconque à ce qui me ressemble alors que je suis là, sous tes yeux, unique et offerte. Que cherches-tu donc ?
Je déteste quand tu es avec les autres comme tu as été avec moi.
Enjôleuse, tu veux tout faire, séductrice, tu veux paraître. Laisse tomber le masque, efface de ton visage ce sourire factice et ris avec nous d’un éclat sincère, au lieu de vouloir plaire, une fois encore, une fois de trop.
Se retirer un instant du tourment de la relation humaine, et laisser flotter au gré des vaguelettes le frêle esquif, prêt à chavirer au moindre coup de vent, mais fier pourtant, courageux, et heureux dans sa solitude, dans ses attitudes. Il ne connaîtra pas demain, et il le sait. C’est justement ce qui le fait espérer, un instant plus pur, un instant d'insouciance, un instant chavirant. Je le regarde, fragile, et puissant à la fois. Comment fait-il ? Je veux percer son secret, celui de l’ultime, celui de l’extrême.
Tant de projets qui m’envahissent, tellement de souhaits. Je ne sais plus où donner de la tête, trop d’envies et pas assez d’oublis. Beaucoup d’inconstance, jamais d’insouciance. Je veux tout savoir, tout connaître, tout apprendre, tout lire, un peu écrire, tout entendre, tout voir, tout sentir, tout toucher, tout aimer, tout frôler, tout caresser, et surtout toi, tout oublier. Sauf toi. Je ne garderai que toi.
par * Andromède *
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2) G ... Elle

Ne dis pas non. Mais dis moi oui. Ne reste pas dans le non-dit.
Et avant tout, laisse-moi te dire.
Te dire que tu es la plus belle chose qui me soit arrivée.
Que tu me fatigues, que je m’épuise, sans m’en soucier.
Laisse-moi te dire, laisse-moi t’écrire, que c’est toi et toi seule que je veux, que je désire. Ne dis pas non, ne t’enfuis pas. Écoute-moi, lis-moi. Oublie le reste, ce qui te retient, oublie les autres, ceux qui n’en savent rien.
Laisse-moi te dire.
Que tu donnes un sens à mes envies,
Que tu montres la voie à mon oubli.
Rappelle-toi ces instants, remontons le temps, reconnais que tu m’as aimée, que tu y as cru, que tu as espéré, dans ta jeunesse et ton insouciance. Je connais le remède contre le manque et l’absence.
Laisse-moi te dire.
Qu’en cet instant, j’ai peur pourtant.
De ton refus, de tes angoisses, de ton aveuglement.
Je connais tes appréhensions de petite fille trop négligée, qui craint de perdre ce qu’elle a, qui toujours veut ce qu’elle n’a pas. Éternelle insatisfaite, laisse-moi faire. Pour toi, je jouerai avec les mots, je réinventerai l’alphabet, et plus encore. Je forgerai mes poèmes à la lumière de tes envies, je coulerai tes pleurs dans le moule de ces lettres que j’aurai créées. Pour les enterrer, pour les oublier. Je ne veux plus te voir pleurer, je ne veux plus étreindre ta douleur chaque fois que tu es triste.
Laisse-moi te dire.
Que sans toi plus rien n’existe, qu’avec toi tout m’est possible.
Que pour toi seulement j’existe, que t’oublier m’est impossible.
Pour toi, je recueillerai les joies et les peines de l’humanité et, dans le creux de mes mains, je les déposerai à tes pieds, pour que toujours tu puisses aimer. Je ferai miennes les pensées les plus osées, je ferai tiens les désirs les plus secrets. Dans l’intimité d’instants volés, je cacherai les merveilles de mon cœur et te les dédierai, pour que toujours tu puisses m’aimer.
Laisse moi te dire.
Combien tu illumines mon âme de ta créativité,
Combien tu inondes mes sens de ta spontanéité.
J’ai tant dessiné les courbes de ton corps, j’ai tant aimé ton ombre, jusqu’à ta douleur qui est devenue mienne. Combat de tous les instants, oubli peu convaincant, j’ai tenté d’enchanter le monde de tes songes pour en extraire les bienfaits essentiels, pour pouvoir lire sur ton visage cent fois décliné le sourire du bonheur.
Laisse-moi te dire.
Que sans toi pourtant j’existe, triste et souvent presque ivre.
Qu’avec toi, dis-moi oui, au lieu d’exister je pourrais vivre,
Tourner avidement les pages de la vie, aimer ce Grand Livre
par * Andromède *
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2) G ... Elle


Imagine que tu puisses parler sans être entendue.
Imagine que tu puisses écouter sans être vue.
Imagine que tu puisses m’aimer sans être attrapée.
Imagine … et dis moi ce que tu vois, dis moi ce que tu crois.
Combien de mots entendus, combien de corps étendus, et nous nous sommes perdues. Jamais je ne saurai ce qui nous serait arrivé si … si quoi au fait ? Si j’avais été moins bête, si tu avais été moins jeune, si j’avais été parfaite, si tu avais été plus terne.
Aujourd’hui, je regarde derrière nous, mais surtout derrière moi, et je ne peux que me résigner devant un gâchis pareil.
Une fois encore, la feuille noire. A jamais étendue sur le papier de ton avenir, je vois pointer au loin l’espoir d’une histoire sans devenir. Je n’en cherche pas la signification, je sais qu’elle m’est cachée et que c’est mieux ainsi. Sorte de résignation. Et si tout cela n’aboutissait à rien ?
Je suis prise par la frénésie de l’écriture mais n’ai rien à dire. Je tourne en rond, je redeviens un oiseau. J’aimerais bien. Je pense à ma main dans tes cheveux, au vent sur le sable en été, à la rosée dans l’herbe au petit matin, à la douceur de tes mains, dans une illumination mystique. Je suis seule au monde, aussi seule que si je n’avais jamais aimé. Peu importent mes victoires passées, car aujourd’hui plus rien n’a de sens.
La soif de mon ridicule savoir est immense. Je cherche une écriture raisonnée et ne parviens pas à garder le cap. Une fois encore, à quoi bon ? Qui va s’en soucier ? Je suis abandonnée dans un monde que je hais. Et pourtant non, dans le détail j’aime de manière démesurée. Lui, elle, toi. Sans rien en retour, de manière désintéressée. Alors que je me laisse porter par le flot, j’ose espérer trouver la clé de la compréhension. Questions saugrenues et mille fois entendues. Qui suis-je ? Où vais-je ? Je veux me différencier de ces autres qui m’attachent à la vie. Je veux les oublier mais aussi les aimer. Paradoxe total, comme à mon habitude. Je contruis aisément une façade de cohérence, accessible à tous, que je présente en devanture. Normalement. Mais ces derniers temps c’est difficile. Les éléments m’échappent, tout tombe et se casse dans un vacarme effroyable. J’ai perdu le peu de confiance que j’avais en moi. Je suis maladroite. Avec mes mots, avec les objets, avec les gens. Et je m’enferme dans cette relation malsaine avec moi même.
Introspection douteuse et douloureuse, je ne te veux plus.
Mais la soif de l’écriture me prend et me bloque dans cet état de semi-conscience, où plus rien n’a de sens quand tout le monde nous oublie. Je souhaite te rencontrer de nouveau et recommencer à zéro. Oublier la douleur que tu produis en moi, anticiper les erreurs que j’ai faites avec toi. Illusion déplacée. Il est tellement facile de parler de soi. Je t’ai appelée cet être idéal. Idéal parce que tu m’as reproché toi même de t’idéaliser. Tu avais raison, probablement. C’est tellement plus facile d’être rejetée par quelqu’un de parfait. Ainsi, je comprends mieux, dans mes imperfections, ce que tu redoutes en moi. Je peux te rendre heureuse. Et après ? Je m’enferme. Dans toi. Dans moi. Dans une relation impossible. Il semble que je cherche l’échec.
L’amour n’attend pas.
par * Andromède *
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2) G ... Elle

Dans sa tête, les pensées se bousculent, insolentes.
« La courbe de ton corps, isolée en cet instant fragile, me rappelle que je n’ai pas le droit de te regarder ainsi. Les vagues de ta pensée, parfois de toi-même ignorées, s’insinuent en moi et trouvent un écho dans le ton de ta voix. »
Des rires et des larmes. De maladresses en tendresses, le trouble qui l’agite grandit.
« Sentir le vent dans tes cheveux, me détourner du passé dans tes bras et regarder l’avenir posé au creux de ta main ; dans tes yeux puiser l’inspiration d’un oubli sans lendemain. D’instants insaisissables en moments dissipés ... Je hais la détresse qui se lit dans tes yeux et m’inspire ce désir insoutenable de te prendre dans mes bras pour te réconforter ; je hais tout le reste qui m’empêche de le faire. Et te voilà, l’instant d’après, douce et insouciante, emportée par une danse qui m’est étrangère, dans laquelle virevoltent tes mots et tes éclats de rire. Attirante, séduisante, ennivrante. »
Douce mélodie d’un amour naissant. Elle souffre de ne pouvoir la toucher, la sentir, la voir telle qu’elle est. Elle se laisse aller à désirer son corps, à oublier que son cœur sous ses mots se tord. Elle sent au hasard d’un geste oublié la douceur de sa peau, et la sienne frémit, sourit, puis oublie pour un temps l’interdiction qui lui a été posée.
« Avec toi je veux sourire, frémir, mûrir, rougir … peut-être, … mais pas souffrir ! »
Et les mots valsent dans sa tête. Les oublis de cette fausse tragédie lui collent à la peau. Emportée par un sentiment qui la dépasse, elle se demande si quelqu’un l’entend. Peu importe. Isolée dans les pages oubliées de la vie, elle cherche par delà les mers le sourire de son regard perdu. Fausse idée, balayée par les vents de son esprit tortueux, elle ne sait plus comment elle a atterri ici, dans cet endroit hostile : les terres arides d’un cœur délaissé.
« Quand la caresse de ta voix viendra se perdre dans le cheminement de ma peine asséchée, je saurai enfin comment appréhender demain. Dans les envies de mes sentiments blessés, je saurai trouver le merveilleux sans l’insidieux. Je veux que tu oublies ton bonheur passé et que tu te tournes vers un avenir incertain. Egoïstement, je t’entends et je te comprends. Mais tu te refuses à moi, et je ne parviens pas à aller de l’avant. Comme si sans toi ma vie n’était rien, alors qu’avant toi rien n’était vain. »
Inlassablement, elle se noie dans le flot des phrases prétentieuses et insipides qu’elle lui destine. A l’ombre d’un amour impossible mais parfait, elle cultive les roses qui bientôt enserreront son cœur. Une destinée tragique n’est pas toujours préférable à une fin sans mérite.
« Si la faim parfois t’a tutoyée, je sais que ce n’était que l’éclat improbable de tes envies soudaines d’ailleurs, de changement. Frileuse au moment du grand saut, tu as tout fait pour m’éviter, là où tu m’avais toi-même attirée. »
Emportée par la fébrilité de l’inconnu prometteur, elle se perd dans les promesses mal tenues. Aujourd’hui elle la regarde mais ne l’entend pas, elle la touche mais ne la voit pas. Et elle parle comme on oublie : vite.
par * Andromède *
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2) G ... Elle
Toi que j’ai attendue,
Pour oublier mon vécu.
Toi que j’ai désirée,
Pour enfin m’éveiller.
Toi qui m’a mise à nue,
Car tu m’as émue.

Je t’aurais dédié mes poèmes et mes fleurs,
Je t’aurais aimée sans trace de rancœur,
Je t’aurais apporté plus que des pleurs,
Je t’aurais choyée jusqu’à la douleur.
Avec toi, un lendemain n’a aucun sens,
Sans toi, bien malgré moi j’y pense.
Tu m’aurais dédié tes sourires et tes caresses,
Tu m’aurais aimée sans trace de faiblesse,
Tu m’aurais apporté plus que des promesses,
Tu m’aurais choyée jusqu’à la paresse.
L’avenir m’inonde de son grand sourire,
Partir ou souffrir, aujourd’hui il faut choisir.
Je t’aurais aimée sans trace de rancœur,
Je t’aurais apporté plus que des pleurs,
Je t’aurais choyée jusqu’à la douleur.
Avec toi, un lendemain n’a aucun sens,
Sans toi, bien malgré moi j’y pense.
Tu m’aurais dédié tes sourires et tes caresses,
Tu m’aurais aimée sans trace de faiblesse,
Tu m’aurais apporté plus que des promesses,
Tu m’aurais choyée jusqu’à la paresse.
L’avenir m’inonde de son grand sourire,
Partir ou souffrir, aujourd’hui il faut choisir.
Toi que j’ai attendue,
Pour oublier mon vécu.
Toi que j’ai désirée,
Pour enfin m’éveiller.
Toi que je n’attends plus,
Car tu m’as déçue.
par * Andromède *
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2) G ... Elle