Ils l'ont dit

"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]

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1) O ... Lui

Samedi 16 septembre 2006 6 16 09 2006 12:36





Elle brûle en moi comme elle a brûlé en toi. Destructrice, aveuglante.


Et tes attitudes cavalières n’ont d’égale que ma médisance passagère.


Jalousie, je te hais. Jalousie, je t’envie.

Tu causes en moi plus d’effroi que tout ce que j’ai pu endurer. Pourtant, quand la nuit j’ai froid, je sais que ton feu dévastateur viendra réchauffer mon âme. Souffrance d’un amour-propre en ruine et nuisance d’un esprit rendu aveugle aux choses positives de ce monde.

Détruire, incendier, saccager, dévaster, piller, réduire à un ridicule tas de cendres le bonheur emprunté que tu étales sans subtilité devant mes yeux effarés. Anéantir les efforts désespérés de ta feinte quiétude. Et me haïr pour l’éternité de cette fureur injustifiée.
Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Mardi 3 octobre 2006 2 03 10 2006 22:21
Pendant trop longtemps déjà, j’ai cherché l’accord de ton âme pour assouvir mon charme. Pour un long moment passé dans tes bras, j’ai payé cent fois le peu que j’avais osé prendre. Je le reconnais, j’avais volé certains de ces instants magiques, et je n’ai jamais voulu les rendre. Jamais. Pour autant, je n’ai pas mérité l’ignorance, je n’ai pas désiré l’insouciance et n’ai pas espéré l’absence. Tu as enchanté la gloire de mon avenir, tu as épousé les formes de ma ligne, pour finir. Sans y penser. Tu t’es engagé, je me suis éloignée. Tu m’as demandé et je t’ai questionné. Nous ne nous comprenions plus, nous n’avions même plus conscience de notre médisance. Je t’ai purement détesté, chastement dévoré, jusqu’à mettre repue des restes de ta fierté, jusqu’à m’être à jamais désaltérée de tes sentiments trop changeants. Puis j’ai aimé. D’autres que toi. Je crois. Mais pas comme toi. J’avais perdu tout illusion, alors comment savoir ? Tu avais trop marqué mon cœur et mon corps.
Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Mardi 10 octobre 2006 2 10 10 2006 01:33
Parce que pour y croire il faut cesser d’espérer.
Parce que l’espoir est la seule chose qui aujourd’hui te rattache à notre histoire.
Parce que depuis longtemps déjà j’ai cessé de te dire « je t’aime ».
Parce que depuis plus longtemps encore, j’ai cessé de t’aimer.

Pourtant tout cela je l’oublie, quand sans toi je m’ennuie.

Entrer dans la lumière, mes bras pendus à ton cou.
Refaire l’histoire, te rencontrer, t’aimer surtout.
Raviver des sentiments en noir et blanc, oubliés dans mon cœur perdu.
Attiser une flamme éteinte par des mots entendus.

Combien de phrases m’ont déçue, combien de corps étendus qui ne respirent plus. En apnée jusqu’à demain, car aujourd’hui n’est plus rien. Un oubli pour ne pas y croire en vain, un sourire pour cacher mes larmes, une histoire pour occulter notre histoire. Une vie sans objet, une vie négligée.

Et pourtant, oh oui pourtant je me sens forte, animée par le souffle du vent dans les cheveux du monde, inspirée par tous ces mots que j’entends, murmurés, par cette chanson dans ma tête, qui va son chemin mais ne me quitte pas. « J’y crois encore, on est vivant tant qu’on est fort ».
Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Jeudi 9 novembre 2006 4 09 11 2006 01:33

Je pensais qu'avec le temps, mes sentiments allaient se clarifier. Je pense trop, je pense mal.

Il y a maintenant un an que je t'ai quitté, et je ne parviens toujours pas à m'en sortir. Tout me ramène à toi, à nos erreurs, à nos projets, à notre échec.
Je me maudis chaque jour car chaque jour je parle de toi. Au détour d'une conversation, "mon ex" faisait ci, "mon ex" pensait ça ... C'est rarement en des termes élogieux. Mais c'est là, alors que j'aimerais autre chose. Pourtant mes amis restent, malgré la même petite rengaine depuis un an, malgré les moments de déprime, où je touche le fond. Je ne peux pas tirer un trait simplement sur ces quatre ans passés ensemble, j'ai été stupide de penser en être capable.

Toi tu es parti. Au début, tu voulais que nous restions amis. Je ne voulais pas, mais j'avais la sensation de te le devoir. Alors nous avons essayé, et échoué. Une fois de plus après tout, qu'importe ?

Aujourd'hui, en plus de me détester tu m'évites. Tu m'interdis de voir "tes" amis, tu te fous de savoir s'ils étaient devenus les miens ou non, tu me demandes de ne pas leur dire que si je ne les appelle plus c'est parce que tu me l'as demandé. Où s'arrêtera ta tyrannie ?
Je ne respecte pas toujours ces interdits. Oh, bien sûr, cela ne te facilite pas la tâche, il t'est plus difficile de m'éviter. Je sais ce que tu fais, ce que tu deviens, qui tu fréquentes, même si par un accord tacite nos amis n'en parlent pas d'eux-même. Mais il y a toujours cette petite curiosité malsaine qui me tiraille et me pousse à leur demander si tu as quelqu'un ... Pendant presque un an, la réponse a été non. Et puis récemment, les regards se sont faits fuyants lorsque je posais cette question, ... J'ai compris, et ça m'a fait mal.  Jalousie ? Non, simple crise d'amour propre, je ne suis pas irremplaçable, bien sûr je le savais, mais être remplacée c'est autre chose.

J'ai eu d'autres relations, j'ai été très amoureuse de quelqu'un d'autre que toi. Je t'ai oublié l'espace de quelques instants, mais inlassablement je te reviens. Je ne parviens pas à m'extraire de nos souvenirs, à me faire à l'idée que nous n'avons plus d'avenir. Je connais trop bien les raisons qui m'ont poussée à la rupture, elles sont si nombreuses. Alors pourquoi j'ai mal ? Pourquoi cette douleur qui semble ne jamais vouloir finir ? Je ne t'aime plus, j'en suis convaincue, alors dis moi ce qui fait pleurer mon coeur lorsque je pense à tout cela, dis moi pourquoi je cherche l'échec dans mes relations ?

J'ai besoin de t'entendre me dire que tu ne m'as pas détruite.
J'ai besoin que tu me chuchotes que les mauvais souvenirs doivent m'aider à ne pas reproduire.
J'ai besoin que tu m'expliques ton comportement cruel, violent, que tu m'expliques tout le mal que tu m'as fait pourque je puisse te pardonner.

Je n'arrive pas à aller de l'avant parce qu'il y a beaucoup trop de choses que je ne comprends pas, et encore plus que je ne veux pas encore admettre.


Aujourd'hui je me cherche, mais je ne trouve que toi ...


Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Jeudi 16 novembre 2006 4 16 11 2006 01:27
O mon amour, mon doux mon tendre mon merveilleux amour dit la chanson, comme tu m’as fait souffrir. Tout ce que tu m’as fait endurer, je l’ai subi sans broncher, sans dire un mot. Juste un cri, parfois, quand la douleur se faisait trop cuisante, quand la honte de me laisser faire devenait plus forte que mon amour pour toi.

Je t’aurai aimé avant de te détester, comme c’est tristement banal.

Des instants de cette violence resteront gravés en moi à tout jamais, des bribes de sensations, ancrées, figées pour toujours, ces instants dont je peux te décrire le moindre détail, la moindre sensation.

Dans cette voiture que j’ai cent fois maudite, dans ce couloir que je ne peux plus voir, dans cette chambre qui nous avait vus si souvent faire l’amour, nous avons fait la haine, la haine de deux corps qui se détestent d’incompréhension, la violence de deux êtres qui n’ont pas appris à transiger. Dans l’impuissance devant l’éloignement, nous nous sommes débattus, nous nous sommes combattus. Comme je t’en ai voulu.

Ces cicatrices que tu as gravées sur mon corps, ces cicatrices que presque personne ne voit mais que je sens en permanence, qui me brûlent quand j’y pense. Cette douleur qui ne partira jamais dans ma mâchoire, souvent absente, mais qui se rappelle à moi lorsque je vais mal, lorsque les doutes ressurgissent, lorsque ma confiance s’émiette, lorsque mon monde s’effondre. Car quand tout va mal, je pense à toi, malgré moi. Et la douleur se fait plus violente, je sens que mon corps t’en veut encore. 

Par flashs ma mémoire me rappelle la souffrance, la déception, la rancune, la haine, l’envie de vengeance, les pleurs,  l’horreur de la situation. Dans la voiture. Ton poing s’envole, ma lèvre éclate, le sang gicle sur le pare brise. La stupeur pèse l’espace de quelques secondes. Qu’est ce que tu as fait ? Tu ne comprends même pas pourquoi je saigne. Ca ne peut pas être toi. Que s’est il passé ? Le temps d’un regard, je me demande si ma tête va exploser elle-aussi, la douleur est fulgurante, elle me transperce, me fait suffoquer, je ne respire plus, d’ailleurs je n’en ai plus envie. Plus fort que tout le reste, du fond de mon âme ruinée monte un cri, mélange de terreur et de douleur, je l’entends comme celui de quelqu’un d’autre, ça ne peut pas être moi. Ni toi. Non, c’est une chose que déjà je refuse.

Nous sommes le 31 décembre. Il est 20h, nous sommes devant le restaurant. Il n’y aura pas de dîner ce soir. Je sors de la voiture que tu as arrêtée. Je sais que tu parles, mais je ne t’entends pas, rien n’a de sens. Je suis incapable de réfléchir, alors je cours. J’ai froid dans ma robe. Il a encore neigé la nuit dernière, je peine à avancer, je ne suis plus sur la route, mes pensées se perdent dans la nuit, et mon sang sur la neige. Etrange image, il me semble l’avoir vue quelque part déjà. Etait-ce en cauchemar ? J’ai mal. Tu me rattrapes, mais je continue, je n’entends rien, ne veux rien entendre. Je rentre à la maison, j’appelle mon père. Il arrive, mais il est loin. 

Ensuite, je ne me souviens plus très bien. Je crois que je m’enferme dans la salle de bain. Frénétiquement, au-dessus du lavabo, je lave le sang qui continue de couler, inlassablement, jusqu’à ce que mon corps ne saigne plus. Je lève la tête vers le miroir et ne me trouve pas. Les larmes coulent sans interruption, je ne parviens pas à les arrêter, à retrouver une contenance. Je me sens atteinte, détruite, impossible à reconstituer.

Pourtant je descends au salon. Tu es là, tu m’attends, tu me dis « Alors tu pars, sans qu’on en parle ? C’est ce que tu veux, que notre histoire se termine comme ça ? ». Oui, c’est ce que je veux, que notre histoire se termine par une nuit d’hiver, dans un bain de sang. Bien sûr, c’est évident, oui.

Comme il est amer le goût de notre défaite.

Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 11 2006 15:47

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Nous sommes dans la voiture, de nouveau, tu m’emmènes à la gare finalement, en silence après les cris. Ce passage est difficile pour moi, plus que tu ne le crois. Tu ne te rends pas compte. Je reste pétrifiée, tandis que sur le bas-côté, la ligne discontinue, scintille et s’éteint, scintille et s’éteint, … en une ronde insignifiante, sous la lumière des phares, sur cette route sinueuse, perdue dans le brouillard, quelque part ailleurs, dans cet infini où se perd mon esprit.

Je n’ai plus aucune force, je me sens si creuse … Puis, au fil des virages, des pensées succinctes, discrètes, me surprennent. Je pense à ma vie sans toi, je pense à l’avenir sans toi, et je me sens légère, soulagée d’un grand poids. Je te quitte cette nuit, oui, ou plutôt tu me perds, et enfin j’entrevois ce que je suis devenue avec toi, cet être que je méprise et que je n’aime pas, je n’en veux plus désormais. Bien sûr, il y aura quelques difficultés matérielles, il n’est pas question que je retourne un seul jour chez nous, je ne suis pas assez forte, mais je sais en cet instant précis que, le poids du passé en moins, je pourrai avancer enfin.

Je t’en veux tellement, … presque autant qu’à moi. Mon âme sanglote à l’idée de ne plus t’avoir à mes côtés, à l’idée de ne plus m’endormir blottie contre toi, de ne plus sentir ton corps enlacé dans le mien au réveil. Mon être suffoque car je sais qu’avec les autres ce ne sera jamais plus pareil, je serai seule, toujours. Mais je tiens à mon intégrité physique et mentale, je tiens à rester en vie, les envies intactes et je sais que tu me brises, que tu me tues à petit feu, l’air de rien. Ma décision, bien qu'irréfléchie et spontanée, est prise.


(Suite)


Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Samedi 18 novembre 2006 6 18 11 2006 16:04

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Nous y sommes. C’est maintenant que je dois avoir la force, le cran de partir. Physiquement, je souffre, mais je n’ai rien voulu prendre pour apaiser cette douleur, car c’est par elle seule que je me sens en vie en cet instant précis. Le reste est mort, le reste tu l’as mis en miettes, nous l’avons réduit à néant.

Comme il est difficile cet instant, celui où je dois te quitter vraiment. Tu t’es garé dans une petite ruelle mal éclairée, derrière la gare. Tu ne veux pas voir mon père, et tu as raison. Je ne veux pas non plus, c’en est assez, j’ai eu ma dose pour ce soir. Le silence me pèse, mais je ne cherche rien à dire, je sais que je n’ai plus rien à te dire. Je suis terrifiée par ce vide qui m’envahit et me rend si froide. Tu pleures, c’est si rare, tu t’approches pour me caresser, mais je ne le supporte pas, je me raidis, alors tu retires ta main. Des gens passent dans la rue, des cris de joie pour eux, des sourires sincères aussi, nous somme le 31 décembre, quoi de plus normal ? Machinalement, j’ouvre puis je ferme le vide poche, mes mains s’occupent, elles ont du mal à supporter cette tension. Je reste là, attendant je ne sais quoi, je sens que je devrais dire quelque chose, mais je ne sais pas, et je ne suis pas prête pour les explications.

Alors j’ouvre la portière, m’apprête à sortir. Tu me retiens, tu m’obliges à te regarder … Tu plonges tes yeux dans les miens et tu me demandes :

 

«Tu m’aimes ?»

 

Je ne prends pas le temps de réfléchir, c’est inutile, mes sentiments répondent pour ma raison :

 

« Oui, bien sûr, je t’aime. Comme je n’aimerai plus jamais. »

 

Et en cet instant c’est ce que je me dis oui, plus jamais ça. Tu t’effondres sur le volant à ces mots, un cri rauque te tord, des sursauts t’agitent.

Je claque la portière, et je pars, sans me retourner.   

Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Jeudi 22 février 2007 4 22 02 2007 09:24

Pourquoi est-ce toujours dans ces instants de ma faiblesse, de ma fragilité, de ma tristesse, que tu ressurgis ? Salaud. Je pense à cette chanson pour toi, elle te va, nous va, si bien.


Les jours qui s'écoulent lentement sans elle, les réveils de plus en plus douloureux, le manque de plus en plus criant, les larmes toujours un peu plus amères.

Et toi, toi, toi ... C'est le moment que tu choisis pour te rappeler à ma mémoire sélective.
Après notre séparation, j'ai essayé d'oublier, de t'oublier, pour me reconstruire. Je t'aimerai toujours. Salaud. Pourtant je t'ai trop haï pour t'aimer encore sainement. Trop de violence, trop de souffrances, trop de rancune.
Te rappelles-tu à quel point ce film, Eternel Sunshine of the Spotless Mind, t'avait marqué, te souviens tu m'avoir fait promettre de ne jamais t'oublier ? Pourtant oui, j'ai essayé de t'oublier, j'aurais voulu, à un moment donné, complètement t'effacer de ma mémoire. J'ai cru en être capable, j'ai cru qu'il me suffisait de passer à autre chose, d'aimer de nouveau, et de ne plus me retourner sur le passé. Du jour au lendemain, j'ai coupé tout lien. Bien sûr, c'était vain, je n'oublie pas comme ça, j'ai simplement voulu le croire.

Aujourd'hui, mon coeur est en morceaux, de nouveau. Je ne veux plus que tu aies quelques chose à voir là-dedans.
Aucune nouvelle de toi depuis des mois, mais c'est ce moment que tu choisis pour m'appeler. Hier soir, alors que j'étais plongée dans une torpeur d'elle, à ressasser, à repasser tous ces instants, allongée sur mon lit, les mains derrière la tête, le téléphone a sonné. Tu voulais me proposer d'aller voir un match de hand avec toi ce soir. Tu m'as dit : "j'y vais seul et ... j'ai pensé à toi." Je t'ai répondu que je n'étais pas libre ce soir. Un silence pesant s'est installé, que tu as finalement rompu : "tu me manques". Je n'ai rien dit, j'ai pensé que si je t'avais eu en face de moi je t'aurais arraché les yeux pour ces quelques mots. Salaud. J'ai coupé court à cette conversation et raccroché poliment, trop tard, trop loin, trop mal, trop tout court. Salaud.


Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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Dimanche 10 juin 2007 7 10 06 2007 02:31

Ces derniers temps, je revois O... (voir la catégorie "O ... Lui").

Je l'ai aimé, je l'ai détesté. J'ai vécu 3 ans avec lui. Avec des hauts et des bas, mais toujours dans une relation intense et passionnelle telle que le 1er grand amour peut apporter.
Je l'ai quitté. Plusieurs fois. Jusqu'à la dernière fois, il y a presque un an. Avec la ferme intention de ne plus jamais céder à son charme indéniable, de ne plus céder aux sentiments que j'aurai toujours pour lui.
Je l'ai quitté de manière détestable, pour qu'il me déteste lui aussi. C'est plus facile ainsi. Je voulais qu'il reparte.

Et cette fois, il est reparti. Il est amoureux, il est avec une femme formidable. Depuis 6 mois. Il ont prévu d'emménager ensemble dans l'année qui vient. Il a l'air heureux, comme apaisé. Bien sûr, quand il me parle d'elle je vois dans ses yeux, quand je ne l'entends pas dans ses mots, que ... Ce n'est pas pareil que nous. Il le dit presque avec regret. Pourtant nous savons très bien tous les deux qu'une relation comme celle que nous avions ne pouvait être que destructrice.

Aujourd'hui je le sens plus serein, et je suis très sincèrement heureuse pour lui. Pour nous aussi. Car depuis qu'il est avec elle, j'arrive à le revoir.

Je l'ai vu aujourd'hui.
Je me sens bien avec lui. Je l'aime encore. Je l'aimerai toujours, et je sais que c'est réciproque. Ce que j'ai ressenti aujourd'hui à son contact, c'est simplement du bien être, la sensation de me sentir aimée de quelqu'un que j'aime est l'une des plus belles sensations qui existent. Aujourd'hui, l'amour destructeur que nous avons pu nous donner s'est mué en tendresse attentive, en complicité naturelle. Je suis heureuse de pouvoir aujourd'hui trouver en lui un ami, un peu spécial certes, mais une personne sur laquelle je sais pouvoir compter et qui me comprend sans que j'aie à prononcer un mot. Je me sens apaisée aussi par rapport à lui.
La haine s'est en allée. La rancoeur aussi. La sensation d'un immense gâchis s'est dissipée.

Je sais maintenant que nos vies prennent des chemins différents et qu'il sera pourtant toujours là.


Et par dessus tout, je suis fière de voir qu'aujourd'hui nous sommes parvenus à retisser après tout cela des liens aussi bénéfiques pour l'un comme pour l'autre. Des liens de confiance, de tendresse, de compréhension. Nous sommes arrivés à cet idéal que nous étions incapables d'atteindre en tant que couple. Je suis fière, et un grand sourire se dessine sur mes lèvres. En me quittant aujourd'hui, il m'a simplement dit : "je suis heureux pour nous". Je lui ai souri et ce sourire ne me quitte pas.



Par * Andromède * - Publié dans : 1) O ... Lui
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