Je sèche.
Ni au soleil, ni à l'air, juste sur le papier. Je sèche.
Ecrire, oui, mais comment, à qui, à quoi ?
"Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit", dit Marguerite Duras. J'en ai fait la citation emblématique de mon blog. Le problème, c'est que je ne me sens pas
encore capable d'écrire le bonheur. Quand j'ai eu besoin de hurler, de pleurer, de frapper... J'ai écrit. J'ai écrit pour ne pas : ne pas rester enfermée dans ma douleur, ne pas faire de mal autour
de moi, ne pas rester sans rien faire, impuissante. J'ai écrit pour comprendre : comprendre mes attitudes, comprendre ses réactions, comprendre ce besoin d'écrire pour comprendre. J'ai écrit pour
vivre, pour respirer, pour tenir.
Aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, je suis heureuse. Simplement, entièrement, passionnément. Heureuse. J'ai tout ce que j'ai pu vouloir pour moi, ou du moins la possibilité en
devenir de toutes ces choses. Je suis jeune. Tout à construire, tout à espérer et toutes les clés en main pour aller vers quelque chose de magnifique. Je m'épanouis, dans la tendresse et la
délicatesse. Le temps s'est comme suspendu un instant, puis il est reparti et toutes ces belles choses sont pourtant restées en place.
Alors il faut comprendre : je murmure et touche les choses du bout des doigts.
Je sens une nécessité de ménager ce bonheur. Un peu comme pour ne pas lui faire peur, ne pas le faire fuir en l'étalant aux yeux de tous, sans pudeur ni retenue. Faire attention, prendre soin de
lui, l'enrouler au creux de mon cou, au creux d'un nous, le laisser libre pour qu'il ait envie de rester.
Je suis juste là. Sur la pointe des pieds (-:
Et même la plus mignonne des capricieuses, tapant du pied en exigeant des posts plus fréquents, n'y changera rien ;-)
Par * Andromède *
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Publié dans : Battements de coeur
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