"ECRIRE, C'EST AUSSI NE PAS PARLER. C'EST SE TAIRE. C'EST HURLER SANS BRUIT." [Marguerite Duras]
Voici mes pensées : certaines sont de purs fruits de mon imaginaire, tandis que d'autres ont soufflé sur mon vécu. La frontière est parfois ténue, ... et alors ?
Ils l'ont dit
"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]
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Lécriture ? Bien sûr, cest un art. Qui fait vibrer, pleurer, sourire. Pour moi, cest surtout un besoin, un miroir, une passion.
Jespère piquer votre curiosité, éveiller votre sensibilité, enflammer votre imaginaire. Sans prétention ;)
Un soir, dans Paris... Un soir, dans ma vie.Des souvenirs qui me reviennent par bribes, avec elle. Ici. Et là. Ce soir-là
unephrase m'enlace sans cesse : "Paris te respire mon amour". Je ne supporte plus cette ville et son métro, tous ces lieux
arpentés, découverts, redécouverts avec elle. Avant. Mais j'adore cette ville et ses vies qui s'entrecroisent, se bousculent et parfois se sourient.
Ce soir-là j'ai fait une rencontre. Une rencontre artistique. J'étais dans le métro, et je partais rejoindre l'une de ces soirées
parisiennes sans âme, ni à l'heure ni exagérément en retard, plongée dans un Courrier International. A la station trocadéro, la porte du métro s'est ouverte, laissant s'engouffrer quelques notes
d'un saxo. Des notes qui m'ont transportée, en quelques secondes à peine. Je savais que c'était lui, sans l'avoir vu. La question ne s'est même pas posée : avant que les portes ne se referment,
je suis descendue sur le quai, et j'ai cherché le musicien. Je l'ai tout de suite reconnu, avec son chapeau, sa barbe bien taillée et son âme au bout des lèvres. Il y a quelques semaines, je ne
sais plus quand exactement, un matin en rentrant de chez elle, je l'avais déjà trouvé sur le quai du métro, à Etoile cette fois ci. Dès que je l'avais entendu, je m'étais sentie happée. Le
saxo... un instrument aux sonorités touchant mon coeur sans passer par d'autres cases. Jamais aucun saxophoniste ne m'avait touchée comme lui. Il y a quelques semaines donc, pour la première fois
de ma vie, je m'étais retrouvée comme hypnotisée sur le quai du métro, j'avais passé près d'1/2h à l'écouter jouer, regardant défiler les rames les unes après les autres sans jamais en prendre
aucune. Il m'avait même fait pleurer d'émotion musicale le filou... c'est rare. A la fin, j'étais allée le voir, un grand sourire sur les lèvres et une petite pièce dans la main, et je lui avais
juste dit : "vous m'avez touchée comme jamais". Il m'avait souri, avait paru troublé puis m'avait chaleureusement remerciée. Il avait repris un morceau juste pour moi. J'étais repartie, et dans
les jours qui avaient suivi j'avais regretté de ne pas avoir pensé à lui demander son nom. Bref, je l'ai recroisé ce soir-là. Et j'ai été presque surprise qu'il parvienne à me toucher une fois encore, aussi fort... Je m'étais dit que la
première fois était certainement liée au moment, à l'instant. Unique. Pourtant... non, c'est cet homme-là et sa manière de jouer qui m'avaient parlé, simplement. Dès la fin de son premier
morceau, je suis allée le voir. Il m'a reconnue. et nous avons parlé, alors que de nouveau les rames défilaient. Je lui ai demandé son nom, et il me l'a écrit sur un bout de papier. Je lui ai dit
merci pour le sourire qu'il venait d'inscrire sur mes lèvres. Je lui ai demandé ce qu'il faisait de sa musique. Il m'a demandé si je connaissais le Cirque Romanès. Bien sûr... Il m'a dit qu'il
travaillait avec eux lorsqu'ils étaient à Paris, comme clarinettiste, qu'il gagnait bien sa vie, mais qu'il n'arrivait pas à trouver un logement, même une petite chambre. Il m'a demandé si je
jouais du saxophone. Il m'a dit, il m'a dit, il m'a dit... Avec un fort accent de l'est, je ne saurais pas dire d'où. Il m'a dit, et puis, au moment de se quitter, il m'a dit que je devais
recommencer à jouer du saxophone, si je le ressentais aussi fort en l'écoutant. J'ai souri, je lui ai dit que je n'avais plus de saxo, que je n'avais plus l'envie, plus le temps, plus
l'argent... Que si lui jouait, c'était bien assez, alors il a souri et a recommencé à jouer. Je suis partie, un sourire vissé sur mes lèvres.
Cette rencontre est magique et ces lignes ont un parfum bohémien. Tu sais, j'aime te lire, tout simplement. Je me cale dans mon fauteuil et me laisse porter par tes mots. Bien à toi
Commentaire n° 1 posté par
Inès le 21/04/2008 à 10h05
Merci. Encore... J'aime écrire, j'aime vivre. J'aime vivre puis écrire. Ou écrire puis vivre :)
Bonjour Andromède. Je suis très touchée par ton rapport à la musique, au saxo évidemment. Il y a une magie rare dans cet instrument, quelque chose qui vient bouleverser l'univers pour le faire encore plus sensible, encore plus audible. Merci de partager ces moments d'émotion. Toute le petite bande se joint à moi pour t'embrasser. Lanac
Commentaire n° 3 posté par
Lanac le 22/04/2008 à 17h16
Oui, il y a quelque chose dans le saxo, qui me touche plus au plus profond. Je ne sais pas vraiment dire quoi, mais c'est lié à l'expression des sentiments. Plus que tout autre instrument, le saxo
extériorise cet chose indéfinissable, ce petit "suplément d'âme" du musicien...
'lut! Je me suis égaré quelques moments sur tes textes.. C'est tres vivant, j'ai resenti plein de saveurs en parcourant ces lignes. C'est pas donné à tous le monde de voir la vie comme ça, entre melancolie et joie. En tout cas, continue, tu as un nouveau lecteur fidèle!
Commentaire n° 6 posté par GipsyTronik le 08/05/2009 à 17h04
Cette rencontre est magique et ces lignes ont un parfum bohémien.
Tu sais, j'aime te lire, tout simplement.
Je me cale dans mon fauteuil et me laisse porter par tes mots.
Bien à toi
C'est pas donné à tous le monde de voir la vie comme ça, entre melancolie et joie.
En tout cas, continue, tu as un nouveau lecteur fidèle!
http://kaouet-au-pays-du-pastis.over-blog.com/article-24880431.html