"ECRIRE, C'EST AUSSI NE PAS PARLER. C'EST SE TAIRE. C'EST HURLER SANS BRUIT." [Marguerite Duras]
Voici mes pensées : certaines sont de purs fruits de mon imaginaire, tandis que d'autres ont soufflé sur mon vécu. La frontière est parfois ténue, ... et alors ?
Ils l'ont dit
"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]
:
Lécriture ? Bien sûr, cest un art. Qui fait vibrer, pleurer, sourire. Pour moi, cest surtout un besoin, un miroir, une passion.
Jespère piquer votre curiosité, éveiller votre sensibilité, enflammer votre imaginaire. Sans prétention ;)
Tu dors ?
Oui.
J'ai mal, j'ai faim, j'ai froid, j'suis mal. Tu râles, mais moi j'ai mal, j'ai besoin d'toi. Qu'est ce qui va pas, pourquoi t'as mal, pourquoi t'as froid, pourquoi à moi ?
J'ai mal de me lever l'matin en me disant que j'dois tenir jusqu'à demain. J'ai mal de me coucher le soir sans jamais faire d'histoire. J'en pleure parfois la nuit, de ce monde dont l'ennui nous
nuit, j'en pleure et puis... Et puis la vie. La vie s'accroche et je m'arrache à toute cette rage, mais moi j'ai mal, j'ai faim, j'ai froid. Et je m'essouffle, je perds mon souffle, dans un
murmure, le dernier râle, ou... Ou un sourire : tu me fais rire, et ce sourire d'ordinaire me faire taire, pas tergiverser. Ce soir c'est l'inverse, ma vie s'renverse ici, face au silence de tes
songes sans saveur. Alors maint'nant j'vais t'dire : que désormais, je vais en vivre, en écrire des histoires, qu'j'en peux plus d'avancer sans jamais rien voir. Pourquoi j'ai faim, j'ai froid,
pourquoi j'ai mal ? Tu te l'demandes ? J'veux des frissons, mais pas de froid, j'veux du papier ! Tu m'suffis pas, sans ça t'es rien, t'es triste, t'es vide. Tu comprends pas ? J'ai besoin
d'toi, mais dans mon monde. Pas envie d'toi, juste pour tes rimes sur les blondes... Je suffoque, je soliloque, bats la breloque, j'veux du papier ! Laisse de côté tes craintes et dis toi bien
que c'est tant pis si t'appréhendes. Parce que moi, jour après jour, j'ai l'impression de moins t'aimer, d'agoniser, d'plus supporter de voir ta gueule me surveiller.
Plus qu'une envie : te détester pour tes attentes de tiraillé.
Te transpercer de tant t'tirades que ça attaque c't'autorité.
Si l'temps t'emporte, si tu t'éreintes et te tues à la tâche,
Si trop t'attises, tu m'traumatises et sans détaxe je lâche l'attache.
Ton charme m'a touchée, alors couchée dans ta chaleur, je te chuchote juste là :
Si tu m'attaches, moi je m'arrache, si tu nous tâches, moi je nous lâche.
J'ai besoin de toi, mais c'est pas tout, car sans papier ma vie n'est rien,
Sans papier, j'aurai toujours : faim, froid et mal...
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