L'attente a été de courte durée. À peine rentrée, en réponse à mon mail tu m'as invitée à dîner, "pour discuter" m'as-tu dit. La suite, tu la connais... Nous étions réunies, de nouveau. Tu as
vécu les mêmes choses que moi, certainement pas de la même manière. Une pensée m'effleure : comme j'aimerais connaître ton point de vue.
Je n'étais pas disponible samedi soir, mais discuter avec toi, oh oui, j'en avais
envie. Alors nous sommes allées prendre un verre en fin d'après-midi.
Je ne t'ai pas vue arriver, tu es arrivée par derrière. Tu m'as touché l'épaule, et je me suis sentie électrisée. Je me suis retournée, et je t'ai vue... Plus belle encore que dans mes souvenirs. Le teint halé par ce voyage qui t'avait éloignée de moi de manière si dure, tu me souriais. Je t'ai embrassée, maladroitement, sur les deux joues. Je t'ai fait des remarques sur ta nouvelle coupe de cheveux, sur ton allure, sur ta taille qui me paraissait avoir diminué. Des remarques sans importance par rapport aux vives émotions qui me traversaient. J'étais touchée en plein coeur par ta présence, si proche, si douce, si désirable...
Je m'attendais à une telle réaction lorsque je te reverrais. Pour autant, je me suis tout de même sentie complètement bouleversée. Mais j'ai réussi à sourire, je suis parvenue à reprendre contenance, et j'ai fini par me sentir presque décontractée. Presque oui, tu l'as remarqué je crois, lorsque nous sommes allées nous asseoir en terrasse d'un café, mes mains tremblaient encore, et pendant tout le temps que nous avons passé ensemble attablées, j'ai tenté vainement de les occuper à vaincre ma tension. Nous avons un petit peu parlé de mon séjour en Ardèche, de ma saison de fruits, rapidement, puis nous avons parlé de ton voyage. Le temps passait à vive allure, j'avais des invités pour la soirée et donc une contrainte. Tu m'as offert un tableau ramené du vietnam, un foulard aussi, en soie, et... 3 pièces trouées. C'est ce dernier cadeau seul que tu avais prévu de m'offrir au départ, je l'ai appris ensuite, mais tu n'as pas osé, te disant que je risquais de le prendre mal, car c'est un cadeau qui peut me faire penser à toi en permanence. En effet... C'est pour cela qu'il me touche tellement. Plus tard dans la soirée, j'ai choisi l'une des trois pièces, et je l'ai passée à mon cou, l'enfilant sur cette chaîne que tu m'as toujours vue porter, mais qui est nue depuis plus d'un an, depuis que j'ai enlevé le pendentif qu'O... m'avait offert, après avoir rompu avec lui. Oui, passer cette pièce autour de mon cou a été un symbole lourd de sens, pourtant... C'est le coeur léger que je l'ai fait. J'ai tellement aimé celle que tu portais, presque autant que le grain de beauté adoré qui se glisse au creux de ton cou, celui que j'aime effleurer, caresser du bout des lèvres, dévorer du regard. En ce moment même je porte encore cette pièce. Je crois que, quoiqu'il arrive désormais, je vais la porter longtemps... Je crois oui.
Pour te remercier de ces cadeaux, je t'ai embrassée à nouveau, sur les deux joues, mais cette fois ci de manière plus contrôlée, caressant du bout des doigts ton bras. À contrecoeur, j'ai retiré ma main lorsque je me suis éloignée de ton visage.
J'ai fini par te demander pourquoi tu voulais me voir, de quoi tu voulais me parler. Nous avons parlé de cette dernière discussion par textos, de ce dernier message qui t'avait affectée, de mon amour pour toi, du discours que je te tenais sur la raison, sur les incompatibilités, sur la phrase blessante que je t'avais adressée en te disant : "tu ne m'aimes pas assez". Je ne sais plus exactement ce que nous nous sommes dit à ce moment-là. Tout ce que je sais, c'est que tu m'as dit combien je t'avais manqué pendant ton voyage. Ce que je sais, c'est que j'ai été terriblement troublée par ta main si proche de la mienne sur la table. Ce que je sais, c'est que... Je n'ai pas pu m'empêcher de la saisir, de la prendre dans la mienne pour la caresser. Je ne sais plus quand tu l'as retirée, mais tu l'as fait. Quelques minutes plus tard, c'est toi qui t'es emparée de la mienne. Tu m'as fait rougir. Je ne sais plus vraiment de quoi nous parlions. De nous, c'est certain, mais précisément je ne sais plus. Je ne sais plus, parce que mon attention était entièrement focalisée sur ta main, parce que je n'avais qu'une envie, celle de t'embrasser tendrement, fougueusement, les deux à la fois. Je ne l'ai pas fait, parce qu'il y avait du monde autour, et que je savais que cela te gênerait.
Pour finir, je t'ai demandé pour la troisième fois si tu voulais te joindre à nous pour la soirée. Pour finir, tu as accepté. Pour finir, je t'ai embrassée dans la cage d'escalier menant à mon appartement. J'ai cru te découvrir en te retrouvant, j'ai reconnu ta douceur en décelant ta force. J'ai savouré cet instant de pur plaisir, celui où je t'embrassais, t'enlaçais, alors que 100 fois j'avais cru ne plus jamais poser mes lèvres sur les tiennes, alors que 100 fois j'en avais pleuré de manque, de douleur et d'absence. L'absence... Je t'ai embrassée, et ensuite... Ensuite, tout est allé vite, trop vite. Nous avons passé les deux jours qui ont suivi ensemble. Je suis venue chez toi. J'ai retrouvé ce lieu auquel j'avais dit adieu en même temps qu'à toi.
Nous voilà ici désormais. Ces derniers jours ont été merveilleux, magiques, mais... hors du temps, en quelque sorte, comme une parenthèse. Que trouverons nous lorsque cette parenthèse sera fermée ? La même histoire dans une longue phrase ? Ou bien... J'attends ta décision, tu dois faire, à nouveau, ce même choix que tu as déjà fait par entre X... et moi.
Il passe d'abord, et j'en suis désespérée. Mais c'est ainsi, à prendre ou à laisser, et je prends. Je t'aime. Et puis, ce matin, dans le mot que tu m'as laissé, tu m'as appelée "mon amour". Ca m'a touchée... J'ai gardé le petit bout de papier sur lequel tu avais inscrit, à la va vite, ces quelques mots, avant de partir pour l'aéroport : "bonne journée mon amour, je t'aime".
J'attends... Je t'ai demandé de me donner des nouvelles dans la journée. Il est
23h, je n'en ai toujours pas. Ce n'est pas encore ton heure, alors j'espère. Mais, je crois que tu le comprendras, si tu ne m'appelles pas, si tu ne m'envoies pas de message, je ne ferai rien
pour t'y inciter.
(SUIVANT)
Commentaires
En ce moment je réfléchis à la suite à donner à tout ça dans la blogosphère. Peut être que l'aventure s'arrêtera là pour moi. Ou pas... A suivre.
En tous cas, toujours un plaisir de vous lire :)
comment ca va?
j'ai discuté quelques minutes avec M.. , ca faisait longtemps que je n'avait pas de vos nouvelles!
du coup je t'ai meme pas dit que je venait en Avril..tu serras là?
envois-moi un ptit mail s.t.p, j'ai besoin de savoir comment tu vas.
je penses à toi souvent
prends bien soins de toi mon amie
Miss JayL
à très bientôt ! :)
Lov
tu en es où ?
Moins présente mais toujours là pour te lire.
Bien à toi.
t'inquiète pas ma chere amie! éssaie de voir la vie par les yeux innoçantes d'un petit oiseau, ou d'un petit enfant.
stp, il faudrais passer par la, c'est obligé tant que l'homme est aveugle a la loi! moi aussi je viens juste de vivre mon dérnier drame , tres dur vraiment! mais je n'ai pas pérdu éspoir en la vie. et puis, mon fond ne peut s'appelé que guérier! car le guerier a souvent quelque taches, si non il est toujour en repos.
le guerier est ce lui qui sait que seul l'amour peut sauver, et il sait aussi que le risque de réaliser ces reve , doit réclamer en lui beaucous de courage et de foi. car sa voie et pleine de piège et de duels.
souviens toi; que ce qui ne te tue pas, te rendderas surement tres forte!"
accepte ma chere que ce que que tu viens de vivre, n'est qu'une leçon qu'en doit aprendre encore une fois, parcequ'on la pas jadis compris. et ainsi aller de lavant. sans regret ni amertume.
soyée libre désormais, et n'éssaie plus maintenat d'aimer maintenat, mais de se laisser désormais, d'etre aimée et d'éssaiée d'accepter cet amour! car ceux qui fond du mal aux autre ne peuvent jamais s'aimez eux meme. si tu arrive a aimer quelque chose en toi plus qu'aucune autre chose dans ce monde , qui soit éxterieur a ton corps et a toi, tu veras d'autre portes s'ouvrirons devant tes yeux. aiée confiance mon amie. tu n'as qu'un seul coeur!
ne le donne jamais , mais laisse libre cour a cet amour qui l'habite.
ne reclame pas des autre qu'ils te donnent leurs coeurs , ni meme l'amour qui habrite ces coeur, mais donne toi une raison d'aimer qui soit ,plus grande et plus pure que le coté sentimentale et phisique.
aspire toi au grand amour des grand de ce monde et ceux du cièl.
et crois a ton coté fort, a ta personne cachée, cette personne, mais c'est pas une personne, mais un etre fort, un etre lumineux, un etre simple , eureux et joyeux! oui mon amie, cette femme qui ne pleur jamais,cette femme en toi qui t'as jamais quittée meme que toi tu la délaissée pour un autre.
tu ne peux jamais aimer aucune personne , c'st tu n'arrive pas a t'aimer justement toi-meme.
pardonne moi , je ne faire grand chose pour toi.
ces texte que tu écives, sont ornés de la joies de cette personne que tu aime et de la trisstesse de cette fillette incapable de séparation! et pourtant ce monde n'est qu'un pont vers d'autres.
cert cet amour exsiste, mais il n'est que habitude.
soyée gande et pure et un peu spirituelle mon amie. et je sais que pesonne ne peut attirer de monde vers lui que si sa lumière est allumée.
"le feux, ne consume jamais l'or mais il le rend de plus en plus brillant et pure!"
accepte, accepte, accepte avant tout toi-meme! faites tes première recherche sur toi-meme et ton secret d'éxsistance ici bas.et puis
ta flemme réalumera , et tout ceux qui t'on fait souffrir auparavant , vont venir a toi et te dire pardonne! et tu leur dira, pardonnez vous a vous meme.!! l'amour est liberté....mais jamais un attachement ou un entiment.
les homme changent souvent, mais jamais l'amour.car il est toujours la et restera a jamais. c'est par lui que nous sommes ici et vers lui que nous tendons.
mérci pour tes textes il sont tres beaux comme toi.
mais moi je n'arrive jamais a faire la différence entre mes joies et mes peine, car du meme puis jaillié mes pleurs, ceux de ma joie et ceux de mes peines.
c'est mon coeur bléssé qui m'a enseigné que je ne pourais jamais comprendre que les autres sont libre, si je n'arrive pas a illuminé cértains zones d'ombre qui habites mon etre!
enfant d'azur
pardonne moi d'avance si .....et si......car j'ai senti ta souffrence et c'est pour cette raison que......je t'avais dis toutes ces phrase.
malek
mais euh ailleurs.... une fois qu'on y est..... ça deviendrait pas "ici" ?
bon je plaisante...... mais ......
j'aime bcp vos ecrits.....
bon, alors disons que je suis ici mais que c'est ailleurs. ou que je suis ailleurs, et que parfois ça me semble très loin d'ici. c'est plus clair ainsi ? ;)
Bien à toi dans la nuit profonde et flagellée de pluies.
andro......
ne t'accroches plus à ta perdition.....saisis la vie à bras le corps , accroche y toi ..... il y a de beaux lendemains meme si parfois c'est difficile....
à bientot
a tout bientot, je me réjouis!
je sais que tu essayes....que tu fais au mieux.....
take care
andro je t'envoie les acces pour venir nous voir si l'envie t'en dit.
Ahlala, si mon fan club me réclame à corps et à cri (mais surtout à corps), il va bien falloir que je fasse un geste ;))

Vas tu continuer ton blog?Je suis curieuse de savoir quelle suite tu vas donner à tes écrits...Journal de ta présence ;-) ou tout autre chose?
Je t'embrasse
Merci de ton passage. Je ne sais pas si je vais continuer mon blog. J'y réfléchis en ce moment, d'où le peu de posts dernièrement. Quoiqu'il en soit, si j'arrête je posterai une sorte de "fin" de l'histoire. A bientôt donc !