"ECRIRE, C'EST AUSSI NE PAS PARLER. C'EST SE TAIRE. C'EST HURLER SANS BRUIT." [Marguerite Duras]


Voici mes pensées : certaines sont de purs fruits de mon imaginaire, tandis que d'autres ont soufflé sur mon vécu.
La frontière est parfois ténue, ... et alors ?

 

Ils l'ont dit

"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]

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  • : Quand l'écriture devient art de vivre
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  • : L’écriture ? Bien sûr, c’est un art. Qui fait vibrer, pleurer, sourire. Pour moi, c’est surtout un besoin, un miroir, une passion. J’espère piquer votre curiosité, éveiller votre sensibilité, enflammer votre imaginaire. Sans prétention ;)
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Lundi 4 juin 2007

Il devait être quelque chose comme 4h du matin. Nous retournâmes dans la soirée.
Je me désintéressai ensuite complètement de la manière dont sa soirée s'acheva. Pour ma part, je la passai à parler avec X..., accoudée au bar, et nous bûmes beaucoup ensemble.

Je l'écoutai surtout. Il me dit plusieurs choses : la première, c'était que M... n'aurait jamais du faire quoique ce soit avec moi, parce que ce n'était pas elle ça, elle aimait les hommes. Et elle le savait. Je ne répondis rien à cela. Je ne savais pas vraiment quoi en penser. Il avait probablement raison, elle m'avait si souvent répété qu'il ne lui viendrait jamais à l'idée de se retourner sur une fille dans la rue, et que j'étais la seule à l'avoir jamais attirée. Quoiqu'il en soit, le temps de ces questions là était révolu, et je ne réagis donc pas à ce qu'il me disait.
Il me dit ensuite que s'il n'avait qu'un conseil à me donner, ce serait celui-ci : fuir très vite et très loin de M..., avant d'être trop attachée à elle. La fuir parce que c'était une personne qui faisait souffrir les gens qu'elle aimait. La fuir, parce qu'elle ne construirait jamais rien avec moi. Je le regardai avec un sourire narquois et lui rétorquai :
"Forcément tu me dis de fuir, ça t'arrange ... Mais pourquoi ne suivrais tu pas ton propre conseil ?".
Il me répondit qu'il était trop amoureux. Qu'elle l'avait beaucoup fait souffrir, et que ça lui avait permis de prendre de la distance par rapport à elle. Il me dit :
"Tu vois, ce soir elle me dit qu'elle veut construire avec moi. Mais j'attends des preuves. Pour l'instant ce ne sont que des mots. Je reste prudent. Mais je crois qu'elle a gagné en maturité. Avant, elle avait un côté très superficiel. Elle pouvait parler pendant des heures avec quelqu'un et avoir tout oublié, le nom, le visage, tout, de la personne, quelques minutes après. Elle était énormément dans le paraître, et s'attachait à des détails insignifiants."
Il me parla ainsi de tout ce qu'il avait détesté chez elle, mais qui aujourd'hui avait évolué.

Moi, très sincèrement, je lui souhaitai bonne chance avec elle, parce qu'il allait souffrir de nouveau, je le sentais malgré le semblant de recul dont il faisait preuve. Et puis, les relations amoureuses qui reprennent parce qu'on pense que l'autre a changé, c'est de la poudre aux yeux. Quelque part je le plaignais. Ailleurs, je le détestais lui aussi.

Mais je ne pouvais que reconnaître qu'il était charmant, intéressant, qu'il avait l'air très amoureux et plein de bonne volonté. Devant ce raisonnement bien trop rationnel face à la douleur qui me tordait le ventre, je me dis que je n'avais pas assez bu. Nous commençâmes ensemble l'un de ces jeux d'alcool stupides.

Un peu avant 6h, nous partîmes tous les trois, X..., M... et moi, tous un peu titubants, mais toujours douloureusement conscients. Arrivés à la bouche de métro, il prit à gauche. Nous devions prendre à droite. Dans un souffle, elle me dit : "attends moi", et elle disparut à gauche avec lui. J'entendis plusieurs métros passer, et j'attendis presque une demie heure, dans un état de tension extrême. Je n'osai pas m'avancer vers leur quai pour voir s'ils étaient partis, pour voir si, comme je le craignais, elle s'était moquée de moi jusqu'au bout, me laissant l'attendre en plan.  Pourtant, il me semblait de temps à autre entendre sa voix dans le couloir. Mais je n'en étais pas certaine. Au bout d'une demie heure finalement, je la vis revenir avec soulagement, l'air triste. Mais je m'en moquais. Elle pouvait bien être triste un peu elle aussi ...

Nous rentrâmes sans un mot. Dans le métro je ne la quittai pas des yeux. Elle avait les traits tirés, fatigués, elle avait trop bu, et son regard était vide, simplement vide. Plus je la regardais, et plus je la trouvais subjectivement laide.
Sur le chemin entre la station de métro et chez elle, je l'embrassai contre la grille d'un parc. Elle se laissa faire, mais me dit que je ne devais plus l'embrasser. Je lui demandai pourquoi. Elle me dit qu'elle avait décidé de se remettre avec X..., donc qu'elle ne pouvait plus m'embrasser. Je m'écartai. Nous arrivâmes chez elle. 


par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Vendredi 1 juin 2007

Quelles possibilités avais-je à présent ?

Boire, boire jusqu'à ne plus rien comprendre, jusqu'à ne plus rien entendre, jusqu'à ce que son image s'efface alors même qu'elle était face à moi. Mais si je déteste perdre le contrôle en général, ça m'est d'autant plus désagréable lorsque cette perte de contrôle est due à l'alcool. J'écartai cette idée.

De quoi avais-je envie ? De fuir. De partir, sans un regard, sans un mot, sans un geste, claquer la porte et m'enfoncer dans la nuit déjà bien avancée, les mains dans les poches, de courir jusqu'à ne plus savoir pourquoi je courais, jusqu'à ce que mon souffle soit si court qu'il se perde en un seul râle, jusqu'à ce que ce hurlement qui grondait en moi sorte, de manière saine. Peut être que cet agissement aurait été la solution la moins destructrice.

Mais je n'arrivai pas à m'y résoudre. Pourquoi ? Parce que partir ainsi, c'était accepter. Et je n'acceptais pas. Je voulais des explications, je voulais que son regard se pose sur moi et qu'elle me rende des comptes, je voulais ... Et en même temps je ne voulais pas, parce qu'en cet instant, je la haïssais : peu importe ce qu'elle pourrait me dire ou ne pas me dire, rien ne l'excusait, rien ne m'empêcherait de la détester. Je pensais à cette haine, à cet échec face auquel elle me mettait  et, dans la pénombre d'une pièce mal éclairée, la tête baissée, les cheveux devant les yeux, les larmes inondaient mon visage, glissaient dans mon coup, s'écrasaient lamentablement au sol.

Soudain, je sentis un corps se glisser contre le mien, m'enlacer, et je la reconnus aussitôt. Je sentis son parfum. Parmi toutes les sensibilités que mon corps peut éprouver, celle liés à l'odorat, les parfums, les senteurs, sont celles qui me projettent le plus violemment dans le souvenir de mes vécus, dans ces passés intemporels où se mêlent jouissances et souffrances. Son parfum me prit à la gorge et m'entraîna dans les détours obscurs de mon imaginaire mêlé à mes souvenirs. J'éprouvai en cet instant le même violent désir pour son corps que celui dont l'étreinte m'avait laissée sans force lors de notre premier baiser. Mais immédiatement, à ce désir se superposa l'image révoltante de sa bouche en embrassant une autre, de ses bras enlaçant une taille qui n'était pas la mienne. Dans un élan venant du fond de mon âme, je la repoussai, dégoûtée qu'elle ose encore me toucher. Je pleurais toujours. Elle revint, une fois, deux fois, je la repoussai toujours, de moins en moins fermement. La troisième fois, je n'en eus pas la force. Je l'embrassai. Il y avait des gens autour de nous, oui, et alors ? Elle ne s'aviserait pas de m'en tenir rigueur étant données les circonstances, et j'en profitai pour lui voler ce baiser public qu'elle ne me donnerait jamais. Elle glissa tout de même dans mon oreille : sortons pour parler, tu veux bien ? Je lui répondis que moi je n'avais rien à lui dire. Elle me dit qu'elle si. Nous sortîmes donc dans le couloir.

Je m'étais assise, adossée au mur, et m'étais mise en tailleur. Elle s'assit face à moi, me prit les mains s'inclina et posa sa tête sur mon épaule. Puis elle parla. Et ce qu'elle dit acheva de m'anéantir.

"Tu le sais, Andromède, je ne peux pas faire ma vie avec une femme. Tu es une femme. Crois moi, si tu avais été un homme, je n'aurais pas hésité un seul instant. Mais ce n'est pas le cas. J'ai embrassé X... ce soir, j'ai embrassé plusieurs hommes cette semaine. Je t'ai trompée, plusieurs fois cette semaine, en Espagne, les occasions ne manquent pas et tu le sais. Tu peux me détester, maintenant peu importe. Déteste moi c'est tout ce que je mérite. Et toi, tu mérites mieux que ce que j'ai à t'offrir. Je n'ai rien à t'offrir. Cette relation n'est pas saine, elle est à sens unique, tu donnes et moi je n'arrive pas à te donner ce que tu es en droit d'attendre dans un couple : de l'engagement, de la construction, de la fidélité, du sexe. J'ai dit à X... que jétais avec toi. Pourtant oui, je l'ai embrassé ce soir, et ce n'est pas juste pour que tu me détestes. Je l'aime encore, je l'ai toujours aimé. Je ne me rappelle plus pourquoi je l'ai quitté après un an de vie commune. Simplement un matin, je ne pouvais plus le voir dans ma vie, tout en lui m'insupportait. Mais je l'aime et je l'aimerai toujours, alors j'ai envie de nous donner une seconde chance et de retenter quelque chose avec lui. Je sais à quel point nos enfants seront beaux. Lui et moi, nous sommes pareils. Et puis, j'ai parlé avec lui ce soir, il a changé, il a gagné en maturité. Il est prêt à certaines concessions, et il s'est aperçu avec du recul à quel point il m'aimait."

Je l'écoutais, abasourdie, pleine d'incompréhension face à ce qu'elle me disait. Elle empestait l'alcool. Une semaine auparavant, elle me parlait de lui et m'expliquait point par point pourquoi elle ne se remettrait jamais avec lui. Je renonçai pourtant à lui rappeler pourquoi, en effet, elle ne se remettrait jamais avec lui. Peu importait, elle en avait assez dit. Je me contentai de lui dire que je ne croyais pas aux secondes chances des couples qui s'étaient déhcirés. Que selon moi ça ne fonctionnait jamais. Même quand on s'aimait encore. Je la pris dans mes bras et l'embrassai.
Voilà ... J'étais prête à renoncer.
Mais je voulais passer une dernière nuit contre elle. Alors je lui dis : d'accord, on arrête, puisque ton choix est fait. Mais on finit la soirée comme prévu. Nous rentrons chez toi, toutes les deux, nous passons cette dernière nuit ensemble, et demain je pars, je sors de ta vie et toi de la mienne. Ensuite, je ne veux plus jamais entendre parler de toi.

Devant mon insistance, elle finit par accepter cet accord étrange.



par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Mercredi 30 mai 2007

Il me dit :

"Attends, ce n'est pas elle tout de même ?"
"Si"
"Mais enfin, à la manière dont elle embrasse ce type, elle ne peut pas être avec toi ... Regarde la bien, est ce qu'elle a l'air d'une femme qui aime les femmes ?"
En effet, dans cette situation, elle n'en avait pas l'air.

Je baissai la tête, cherchant bien inutilement à trouver une certaine sérénité. Un sentiment de violence inouïe était en train de m'envahir, et il était hors de question que j'y cède. La volonté de faire mal moi aussi se faisait pressante, et je craignais la manière dont elle pourrait s'extérioriser. Je serrai les poings pour canaliser la colère qui me gagnait. Lorsque je suis vraiment en colère, je pleure. Je tremble aussi. Mais ce qui se voit le plus, c'est que je pleure. Inévitablement, quelques larmes roulèrent sur ma joue. Je fermai les yeux, mais je les rouvris aussitôt, car ouverts ou fermés, c'est son image à elle que je voyais, son image à elle que je haïssais déjà. Je crois finalement qu'il ne s'était écoulé que quelques secondes depuis mes derniers mots, car lorsque je relevais la tête, mon interlocuteur était toujours là, me regardant attentivement, l'air presque protecteur malgré son air un peu gêné. Il approcha sa main de ma joue pour essuyer mes larmes dans un geste plein de tendresse sincère, et ce mouvement balaya le parfum dans son cou pour le porter jusqu'à moi. Dans un élan que je ne compris pas et que je ne contrôlai pas d'avantage je glissai ma main dans son cou et déposai un baiser charnu sur ses lèvres. Il me le rendit, et nos bouches se mêlèrent dans un baiser où se noyait ma détresse. Rapidement pourtant, il me repoussa doucement, et me demanda :
"Mais que fais tu ?"
Mon regard se porta à nouveau vers M..., qui embrassait X..., encore, encore, encore ... Pas un regard pour moi, mais elle savait que je la regardais, je le sentais.
Je lui répondis simplement :
"Je suis triste et j'ai tellement mal ... Alors, pourquoi pas ?"
Il me regarda droit dans les yeux et dit : "Tu m'utilises, c'est ça ?". Je n'avais pas envie de réfléchir, au pourquoi, au comment, je laissai donc les mots parler sans moi et je lui confirmai :
"Oui, je t'utilise"
Il esquissa un sourire étrange et ajouta :
"Très bien, mais alors si tu m'utilises, fais le vraiment", et, se déplaçant juste à côté de M... et X... toujours enlacés, il m'attira contre lui et m'embrassa outrageusement. Je sais qu'elle le vit cette fois au moins. L'instant ne dura pas, une tristesse infinie m'envahissait, et cette situation m'était insupportable. Je me dégageai tendrement, je le remerciai, et je me retrouvai hésitante : que faire ?



par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Mercredi 23 mai 2007

Il me demanda si j'étais venue seule. J'hésitai mais je répondis que non. Nous parlâmes de beaucoup de choses, mais surtout de couple. Finalement, il lâcha maladroitement :

"J'aime les femmes, mais je suis avec un homme en ce moment".

Il me regardera, semblant attendre quelque chose. Je lui demandai pourquoi il me disait cela à moi. Il me répondit qu'il ne savait pas, qu'il sentait quelque chose entre nous, comme s'il pouvait me parler sans crainte, comme si j'allais le comprendre.
Je lui demandai ce qu'il faisait avec un homme si il aimait les femmes. Il me répondit qu'il était amoureux, mais surtout qu'il ne pouvait pas apporter aux femmes ce qu'elles attendaient de lui.

Devant mon air interrogateur, il précisa :

"Tu te demandes ce que je crois qu'une femme attend d'un homme ? De l'engagement, des enfants, un mariage. Je ne me sens pas prêt. Mais surtout de la virilité, de l'assurance. Et moi, je ne veux pas être viril. Je suis un homme sensible, à fleur de peau, je veux avoir le droit de pleurer".


Je le regardai droit dans les yeux et lui dis :

"Tu sais, des tas des femmes rêvent d'un homme comme toi : sensible."

Son discours résonnait en moi, je repensais aux multiples raisons qui m'avaient fait fuir O... après 3 ans de vie commune, et parmi celles ci (même si ça n'avait pas été la raison déterminante) il y avait sa volonté presque maladive d'engagement, de mariage, d'enfants : tout, tout de suite, alors que j'étais si jeune. Je repensais à mes récentes expériences, et à ma recherche de la sensibilité dans le couple, qui m'avait fait prendre certains risques inconsidérés.

J'ajoutai : "Si tu avais voulu me séduire, c'est exactement le type de discours que tu aurais du tenir". Et lui, sans faillir, soutenant mon regard, de me rétorquer :
"Je sais."

Je fus troublée de cette réponse, et je lui demandai de me servir un autre verre. Pendant ce temps, mon regard dévia, sur M... et X... qui étaient quelques mètres plus loin à peine, très proches physiquement l'un de l'autre, et semblant plongés dans une conversation profonde. A deux ... Je sentais le sang battre dans mes tempes, mais je tentais de me contenir. Je me dis qu'après tout, M... avait toujours été une personne très tactile et qu'il n'y avait rien d'anormal à cette situation. Remarque bien sûr insuffisante à me rassurer. Je tentai d'accrocher son regard, mais elle était complètement ailleurs. Pourtant, je savais qu'elle savait que j'étais là, et que je la regardais.

Mon chevalier servant revint, esquissant un sourire, et me demanda :
"Alors comme ça tu es accompagnée ce soir ?".
Je répondis par l'affirmative, et lui d'enchaîner :
"Corrige moi si je me trompe, mais je crois que ... je crois que tu es avec une femme, non ?".
Je lui demandai ce qui lui faisait dire cela. Il répondit :
"Je ne sais pas, un sentiment, quelque chose que tu dégages, une force, et puis ta manière de parler du couple ...".
Un brin provocatrice, je lui demandai :
"Quelque chose que je dégage, une force ? Tu veux dire quelque chose comme le cliché qu'on peut se faire de la lesbienne, masculine ?"
Il eut l'air gêné et bafouilla quelques mots :
"Non, pas du tout, au contraire, tu es très ... comment dire ... très. Enfin, tu vois. Tu es une femme quoi, c'est évident. Très féminine. Enfin, ... Je me trompe ?"

Je pris le temps de peser mes mots. En réalité, j'hésitais à répondre la vérité, parce que ma relation avec M... n'était pas officielle, et qu'elle ne voulait pas qu'elle le soit. Je n'y tenais pas forcément non plus. J'étais arrivée ici avec elle comme "amie". Donc j'hésitai. Finalement je lui répondis :

"Oui, en effet, je suis avec une femme".

Mais alors même que je prononçais ces mots, mon regard dévia vers elle, et je la vis s'approcher de X... et déposer sur ses lèvres un long baiser, en l'enlaçant. Ma vue se brouilla l'espace de quelques secondes, le rouge me monta aux joues, et je ressentis le besoin de m'accouder au bar. Rage, détresse, révolte, tristesse, trahison, irrespect. Je me sentais bafouée.
Finalement, je refis surface et devant l'air interrogateur de mon interlocuteur, j'ajoutai : "Enfin, ... Je crois". Il suivit mon regard et lorsque qu'il se tourna à nouveau vers moi, son expression avait changé, mélange d'incompréhension et de colère.



par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Mercredi 23 mai 2007
Je me baladais à Paris dans le 12ème, lorsque je vis soudain, devant moi, un couple assez âgé avec un air profondément choqué devant les affiches pour les législatives d'un espace d'affichage officiel.
Je m'approchai pour voir ce qui provoquait cette réaction : rougissement, bouche ouverte, petits regards autour d'eux, puis finalement de petits "oh" outrés.
L'objet de ce choc, le voici :



J'ai vérifié, et apparemment l'affiche ne s'était pas égarée, cette personne est vraiment candidate. Cindy'lee voulait même se présenter aux présidentielles, mais elle n'a pas pu, faute d'avoir obtenu les 500 signatures (rhô, comment se fesse, heu, se fait-ce ?).

Allez, pour le fun, je vous joins son programme (pas d'inquiétude, ça tient, de manière étonnante ;), en peu de mots ...) :



Ahlala, mais dans quelle société vit on ... ?
Je ne vote pas dans la 7ème circonscription ... ;)


par * Andromède * publié dans : En vrac
Mercredi 16 mai 2007

J'en étais donc à cette soirée.
Je pris un verre et engageai la conversation avec un jeune homme. Sa discussion était intéressante, il avait de l'humour, et il m'emmena rapidement sur un terrain qui me passionnait : l'écriture. Il ne voulut pas l'avouer facilement, et je dus arracher l'information à sa soeur qui se joignit à la conversation, mais en fait, il était écrivain, jeune auteur dont le 1er roman était sorti il y a peu.
Je le cuisinai gentiment sur ses rentrées d'argent pour savoir s'il parvenait à en vivre, mais il s'avéra rapidement que le sujet le gênait. On ne parle pas d'argent, c'est mal élevé ;) Pourtant, j'étais curieuse de savoir combien un auteur pouvait toucher pour son premier roman. Je n'eus aucune indication. Nous parlâmes de ses thèmes d'écriture, il se définissait comme "poète urbain". Il écrivait sur les banlieues, sur les injustices, sur la justice, sur la société telle qu'il l'analysait ... J'étais emportée par cette discussion et par ce jeune homme qui avait su piquer ma curiosité par sa modestie.
Il dut partir assez tôt, mais me laissa son adresse mail.

J'émergeai à nouveau dans la soirée, et ma première pensée fut pour elle. Je la cherchai du coin de l'oeil, et lorsque qu'enfin je la trouvai, un grand trouble m'envahit : la personne avec laquelle elle était en discussion n'était autre que son ex, X... .  Ils étaient tous les deux assis sur un canapé et semblaient parler comme si le monde autour d'eux, en dehors d'eux n'existait pas. Je l'avais déjà croisé plusieurs fois dans des soirées alors qu'il ne s'était encore rien passé entre moi et M..., ils étaient restés "amis", ils avaient le même groupe d'amis. Elle avait habité avec lui pendant 1 an, ils avaient vécu une relation assez passionnelle tous les deux, et du jour au lendemain, elle l'avait finalement quitté, sans raison, juste parce qu'elle s'était lassée, parce qu'elle ne le supportait plus. Et maintenant il était là, en train de parler avec elle, les yeux dans les yeux, et elle ne le quittait pas du regard. Non seulement elle allait à l'encontre de la règle de la soirée, mais en plus je ne voyais pas du tout ce qu'il faisait ici. J'appris plus tard que c'était elle qui lui avait proposé de venir ...
J'étais très déstabilisée, et je n'avais qu'une envie : aller les voir et le remettre à sa place en reprenant la mienne. Je ne le fis pas et heureusement probablement. Je n'en avais aucun droit. Notre relation n'avait rien d'officiel. De plus, je savais qu'elle réagirait agressivement en se sentant surveillée par moi et en me sentant possessive. Alors je ne fis rien, je laissai faire ...

Je me dirigeai vers un nouveau groupe de personnes. Je donnai le change, mais mon regard et ma pensée n'avaient de cesse de dévier vers eux ... Et jamais elle ne me voyait, son regard ne croisait pas le mien, parce qu'elle n'en avait que pour lui. J'enrageai intérieurement.

Une fois, pendant la soirée, je la croisai alors qu'elle allait aux toilettes, et je l'attrapai au passage, l'attirai à moi et lui demandai "qu'est ce que tu me fais là, avec X... ?". Elle me fixa d'un regard trouble, et je vis qu'elle avait trop bu. Elle me répondit pourtant pleine d'aplomb :
"Rien, je ne vois pas ce que tu veux dire. C'est mon ami, je te l'ai dit, ne sois pas jalouse de mes amis".
Et elle se dégagea.

Je me dirigeai vers le bar, et j'entamai une conversation avec la première personne qui passa. C'était un homme, d'une trentaine d'années, grand, large d'épaules, rasé de près, les cheveux coupés très courts, une allure très classe. Il sentait le parfum et portait un polo rose pâle et blanc à rayures. Il sentait bon, il était beau, il parlait fort. Il me parla et me servit un verre.

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Samedi 5 mai 2007


 

La journée du lendemain
sembla s'étirer à n'en plus finir.
Le soir arriva finalement.
Arrivée devant sa porte, j'hésitai : et si je faisais demi tour ? Si je fuyais tant qu'il était encore temps ? La réponse était évidente : si je fuyais, elle ne me rattraperait pas, et je regretterais de ne pas être allée jusqu'au bout. Car même lorsque je sais que je fonce droit dans un mur, j'ai besoin de l'impact pour faire demi tour, ou contourner, selon. J'avais besoin d'aller au bout de cette relation. Masochiste ? Peut être. Ou persévérante. Parfois cela fait mal ou joue des tours, mais cela peut aussi porter ses fruits.

Je frappai à sa porte. Elle vint m'ouvrir et s'effaça pour me laisser entrer.
Je n'entrerai pas dans les détails de cette soirée.
La tension était forte, l'attirance aussi, mais nous passâmes la soirée, la nuit même à partager ce que nous ressentions, ce que nous voulions. Peu à peu, ma pensée se clarifia, à l'écouter, à la sentir contre moi, à lui parler. Et il devint vite évident que je n'envisageais aucune relation, même avec elle, sans fidélité. Je lui en fis part. Elle me dit qu'elle ne savait pas si elle en était capable, être fidèle à une femme.
Finalement, nous nous endormîmes dans les bras l'une de l'autre.

Comme souvent, elle se leva à l'aube, elle avait un avion à 7h.
Je me réveillai plus tard. Elle m'avait laissé un mot sur le miroir de la salle de bain :
"Guapa, je peux t'aimer. C'est une chose pourtant que j'ai du mal à m'avouer encore. Je sais déjà que tu vas me manquer dans les jours qui viennent et je n'ai qu'une hâte : te retrouver. Je veux nous donner une chance, alors oui, cette fois ci je m'engage. Je t'ai laissé les clés, tu peux les garder. Ferme bien la porte. Tendres baisers."

Lorsque je la retrouvai 3 jours plus tard, toute tension entre nous semblait disparue.
S'ensuivirent 2 semaines où nous nous vîmes aussi souvent que nous le pouvions à ce moment-là : peu. Des soirées volées, des moments arrachés à l'heure du déjeuner lorsqu'elle était à Paris.
Si dans les mots tout allait bien, il n'en était pas vraiment de même dans les actes. Physiquement, elle avait toujours un blocage certain. Si les moments passés ensemble étaient très tendres, cela s'arrêtait là, car elle se fermait dès que mes caresses ou mes baisers se faisaient trop insistants. Nous en parlions, et elle me disait qu'elle n'y arrivait pas, que malgré l'attirance qu'elle pouvait ressentir pour moi, il y avait toujours un moment où ressurgissait cette simple idée qui la bloquait : j'étais une femme.
Tout ceci finit par prendre une ampleur considérable dans notre relation, et devint sujet de tension. Car finalement, elle en arriva à me dire que malgré son engagement envers moi, ce dont elle avait sexuellement besoin c'était d'un homme. Ainsi, elle en conclut qu'elle était engagée, mais sur un chemin pour un bout de promenade ensemble. Qu'à un moment donné, nos chemins se sépareraient. Que cette rupture viendrait probablement de ce blocage physique, car malgré les sentiments forts qui nous unissaient, nous étions toutes les deux des femmes, avec des besoins, et que nous ne pourrions pas tenir indéfiniment dans cette situation.
Alors oui, forcément, ce discours créait des tensions dans notre couple, au moins autant que les choses sur lesquelles il portait.

C'est dans ce contexte, avec une relation bancale, que nous nous retrouvâmes un samedi soir dans une soirée chez une amie à elle. Le principe de la soirée : personne ou presque ne se connaissait, et il était interdit de parler aux gens que nous connaissions. nous arrivâmes donc ensemble, et nous nous séparâmes une fois le pas de la porte franchi, pour nous diriger vers des groupes inconnus ...

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Lundi 30 avril 2007

Voici une parenthèse dans mon récit, pour vous faire part d'un texte qui m'a touchée. Je m'aperçois que M... a pris une place considérable ici, et qu'elle semble être ma seule préoccupation. Pourtant, bien au-delà, ma vie en ce moment est le lieu de grandes remises en question. Je suis jeune, et je me questionne. Sur mon avenir, sur mon présent, sur cette vie que j'ai créée, à laquelle je me suis pieds et poings liée, mais dans laquelle à présent je suffoque. Je suis en ce moment à la croisée des chemins, avec des choix à faire et la peur au ventre. La peur de me tromper, la peur de m'enterrer, la peur de regretter un jour. La peur qui paralyse, la peur où je m'enlise ...


Aujourd'hui donc, je me suis présentée dans les bureaux de l'administration de mon université, avec dans la tête toujours ces pensées à resssasser, mes hésitations et mes doutes, mes incertitudes, mes passions, mes projets, mes craintes. Et je me suis assise. Pendant la saisie de mon dossier, mon regard, à l'unisson de mon esprit, s'est perdu dans le flou du monde qui m'entourait. Perdu jusqu'à un certain point : jusqu'à ce texte au mur, que la femme qui effectuait la saisie de mon dossier avait soigneusement fixé. J'ai essayé ici d'en reproduire les mots comme la typographie, mais celle-ci n'est pas tout à fait fidèle à l'original. Sans vraiment y penser, je commençai à le lire "j'ai décidé que ...". Je basculai dans un autre univers, je frissonnais, je palis, je n'arrivais pas à détacher mes yeux du texte. Pourtant j'entendais qu'on me parlait, mais j'étais déconnectée, ailleurs. Je lisais le texte. Et, de manière un peu incompréhensible, et surtout très rare pour moi, je fus simplement bouleversée par ces quelques mots. Au bon endroit, au bon moment. Je ressentais une sensation étrange : comme de l'ivresse, je me sentais vacillante.
Finalement, je suis sortie de cette torpeur, j'ai regardé la femme assise face à moi qui me dévisageait et je lui ai dit "c'est un très beau texte". Je lui ai demandé de me le prêter quelques minutes pour en faire une photocopie. Flattée, mon interlocutrice s'en est chargée elle-même.

Alors voilà ... Je vous fais partager ce texte, bien consciente toutefois que s'il ma touchée dans l'état d'exprit où j'étais à ce moment là, vous resterez peut être complètement extérieurs à celui-ci. Tant pis, je crois tout de même qu'objectivement, c'est un très beau texte.


j'ai décidé que ...

enfin, je n'ai pas vraiment décidé, j'ai eu le sentiment comme ça sur
un bord de trottoir, de vivre à côté de ma vie. Je me demandais pourquoi
je restais attachée à des choses, à des gens qui n'avaient plus
d'importance. Mes mots, mes gestes ne m'appartenaient

plus et je suivais ma vie comme un chien

obéit à son maître. Je la tenais, cette

vie, bien serrée de peur

que s'en échappe ce

que je croyais

être l'es-

sen-

ti-

el.

-

-

-


Mes bras se sont ouverts et c'est le superflu que j'ai vu s'envoler.

maintenant je me sens vide et légère.


Elisabeth Carpentier
par * Andromède * publié dans : Battements de coeur
Lundi 23 avril 2007

Mon amour, mon amour ... Je tirai la couette sur moi plutôt que de fermer la fenêtre, et me blottis au creux du lit, le chat s'enroulant autour de mon cou. Qu'es ce que j'aimais en toi ? En réfléchissant objectivement à ce que tu étais, je n'arrivais pas vraiment à comprendre : tu étais menteuse (la franchise étant pour moi la plus belle qualité). Tu fumais et buvais beaucoup (je fus horrifiée en comptant le nombre de fois où je t'avais vue à jeun). Tu étais incapable de rester au même endroit plus de quelques semaines (parce que tu t'ennuyais vite, des lieux, des gens ...). Tu t'apprêtais, complètement convaincue, à voter Sarkozy (très difficile à avaler pour moi). Tu ne ratais pas un match de l'OM (je déteste le foot). Tu étais manipulatrice, instable, terriblement séductrice avec tout le monde, et prétentieuse ... Alors ?
Alors : tu mentais très mal (il me suffisait de te regarder dans les yeux pour voir ton mensonge). J''aimais même quand tu fumais et buvais, parce que tu le faisais comme tu vivais : sans complexe, libre, sans mesure, déraisonnable. Oui, tu votais Sarkozy, et pourtant il me semblait lorsque je parlais avec toi que c'était une erreur, parce que ce n'était pas vraiment en adéquation avec ce que tu disais, parce que ta vision du monde était tellement éloignée de la sienne, parce que tes idées, selon moi, étaient résolument ancrées à gauche. J'aimais, malgré mon aversion pour le foot, regarder les matchs avec toi, te taquiner gentiment sur tes réactions extrêmes et ta mauvaise foi vis à vis de l'arbitre. Tu n'étais, je le savais, que faussement prétentieuse ... Et ta séduction avec tout le monde me touchait, parce qu'elle était aussi le reflet de ta fragilité, et parce qu'ainsi tu m'avais, moi aussi, séduite ...
J'étais amoureuse oui, désespérément amoureuse.

Sur ce que j'étais prête à accepter comme type de relation avec toi, la question était délicate ... Je savais que, quoiqu'il arrive, tu ne serais pas prête à te lancer dans un engagement constructif avec moi, et, quelque part, je crois que je le comprenais et que je n'étais pas encore prête à construire non plus. Je savais aussi que je ne concevais pas une relation sans fidélité. Te demander de la fidélité sans engagement ? Je percevais assez bien la contradiction qu'il y avait là-dedans.

Sans vraie réponse à cette question, sans décision de ma part, je m'endormis, sans m'en rendre compte, tes baisers presque sur mes lèvres ...

Je me réveillai au milieu de la nuit, transie de froid. Je me levai et fermai la fenêtre. Je venais de faire un rêve étrange : tu étais dans ma vie, très présente, et très absente; la sensation était indescriptible, mais très désagréable. Dans le rêve, nous vivions ensemble et avions apparemment construit quelque chose, pourtant tu n'étais pas là, tu n'étais plus là, comme si tu étais sortie de ma vie.
Je repoussai à plus tard la réflexion sur ce rêve, et je m'endormis à nouveau.

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Dimanche 15 avril 2007

Comme si je pouvais dormir après ça ... Non. Impossible. J'étais dans un état de réflexion, que dis-je, de torture de mon esprit, assez intense. Vers où nous mènerait, me mènerait cela ? Vers une souffrance plus grande encore ? Probablement.   Je crois qu'à ce moment-là déjà j'entr'apercevais le mal que tu pouvais me faire. Pourtant ... Pourtant je ne prenais pas la fuite, pourtant je  revenais vers toi sachant cela, malgré mon coeur lourd de certitudes, dans lequel l'espoir d'une issue heureuse se réduisait à une infime larme de joie. Pourquoi ? Pour deux raisons principalement. La première était que je me connaissais : j'ai besoin d'avoir tout essayé avant d'abandonner. Si je ne le fais pas, si je stoppe avant d'être allée au bout de ce que je veux, quitte à n'y trouver que de la douleur, je regrette. Et je crois que le regret, son goût d'inachevé, la frustration qu'il entraîne, est pire que la douleur. Je connais ma douleur, j'ai appris à vivre avec. Je n'arrive pas à transiger avec mes regrets.

La deuxième raison, celle qui entraînait tout cela, était finalement mon amour pour toi.
J'ouvris la fenêtre de la chambre. L'air était frais mais le ciel dégagé et les étoiles au rendez-vous. Je m'allongeai sur mon lit et fermai les yeux, me laissant bercer par la musique de la nuit, comme je l'avais fait tant de fois dans mon enfance, dormant la fenêtre ouverte. Je connaissais chacun de ces bruits comme s'il avait fait partie de moi, ce qui était probablement un peu le cas. Le frémissement d'une brise légère dans le sycomore dont les branches, majestueuses, chatouillaient ma façade; le clapotis de la rivière, tout près dans le creux du vallon; et puis le monde animal nocturne : les grenouilles de la mare, les grillons dans le champ en contrebas ... Parfois, venu d'un peu plus loin, venu de la forêt de l'autre côté de la rivière, le hululement d'une chouette ou le glapissement d'un renard se faisait entendre.

Je m'imprégnai de ces sonorités et me rendis compte du manque que je ressentais à Paris : ces nuits animales et végétales me manquaient, ce calme, en même temps que cette vie en effervescence, qui autrefois apaisaient mes longues nuits d'insomnie, me manquaient. L'espace d'un instant, je repensai avec nostalgie à ces nuits d'été nombreuses passées à la belle étoile, avec ma soeur, avec des amis, ... Je me rendis compte de ce qu'elles m'avaient apporté sans même que j'en prenne conscience : un sens de l'écoute, une sensibilité aux sonorités du monde vivant que d'autres n'ont pas. Mais mon esprit, égaré quelques minutes, revint vers toi. Car assurément tu avais su apprécier chez moi ce sens de l'écoute. Je repensai à la manière dont toi tu écoutais, toute aussi plaisante mais tellement différente. Nous n'avions pas grandi dans le même cadre, nous n'avions pas été aimées de la même manière. Pourtant nous étions toutes les deux parfaitement en phase dans notre communication, dans notre écoute comme dans notre parole. Peut-on dire qu'écouter c'est recevoir et parler c'est donner ? Ou bien est-ce l'inverse ? Probablement un mélange des deux. Lorsque je t'écoute, je te donne mon attention tout en recevant une part de toi ... Et inversement lorsque je te parle.

Ainsi, mes pensées se perdaient dans des considérations assez éloignées de ce qui animait mon coeur, assez éloignées (et en même temps sûrement plus proches que je ne le croyais) de ces deux questions auxquelles je n'arrivais pas à trouver de réponses claires : comment expliquer cette amour quasi instantané que je t'avais porté ? Qu'étais je prête à accepter demain comme type de relation avec toi ?


par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
 
 
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