Le lendemain, je vis G.... Je passai une très bonne soirée avec lui. Mais la discussion de la veille avec M... m'empêchait d'aller de l'avant, et je ne me sentais pas correcte vis à vis de G...
Pourtant, je me forçai à laisser filer cette soirée jusqu'à son terme, espérant me laisser aller. Mais je n'y parvins pas. Lorsque G... me proposa de rester dormir, je déclinai et je lui répondis que ce serait certainement mieux pour lui comme pour moi de nous en tenir là. Il me répondit qu'il s'y attendait un peu et que ça l'attristait, mais qu'il comprenait.
Je rentrai chez moi. Seule.
J'appelai M... Nous parlâmes longuement, de sa capacité ou non à m'être fidèle. Elle me dit qu'elle n'en était pas sûre du tout. Qu'elle le voulait, vraiment, mais que, même lorsqu'elle était bien avec moi, elle ne pouvait pas s'empêcher de regarder autour d'elle, de chercher une relation plus "normale", de chercher un homme à épouser, un père pour ses enfants ... Je l'écoutais, dubitative. Elle me dit qu'elle avait fini par parler à sa meilleure amie de sa relation avec moi, qu'elle avait eu besoin de se confier à quelqu'un enfin, de ne pas être seule dans sa détresse. A ce moment là, je pris conscience de combien elle avait été seule depuis le début, parce qu'elle n'avait parlé de tout cela à personne, parce qu'elle luttait contre elle-même, ne parvenant pas à accepter son attirance pour moi. Je compris sa solitude, et j'en eus de la peine pour elle. Dans le même temps, je pris pour moi comme un signe positif le fait qu'elle en ait finalement parlé à sa meilleure amie, malgré la peur du jugement de celle-ci.
Finalement elle me proposa de passer chez elle, pour parler me dit-elle, à son retour d'Espagne, en fin de semaine. Je lui dis que je ne savais pas, que je n'étais pas sûre d'avoir envie de la revoir. Je lui dis qu'elle m'avait fait du mal, et que je n'étais pas prête à la pardonner encore. Je lui promis d'y réfléchir et de lui donner une réponse dans les prochains jours.
La semaine fut peuplée de nuits agitées, et de jours torturés. La vérité, c'est que je crevais d'envie de la revoir, d'autant plus qu'elle m'avait clairement fait comprendre qu'elle en avait très envie aussi, mais j'appréhendais la manière dont cela allait se passer. Je lui en voulais toujours beaucoup, et je ne parvenais pas à penser à elle sans un soupçon de rancoeur. De plus, elle voulait me voir pour ... Parler. Mais elle comme moi, nous savions ce que cela signifiait. Je ne pourrais pas lui parler sans la prendre dans mes bras. Je ne pourrais pas la voir voir sans être irrésistiblement attirée par elle. Elle le savait, et je sentais que, quelque part, elle en jouait. Ainsi, la question que je me posais à ce moment là n'était pas de savoir si j'allais la revoir, mais quelles allaient être les limites que j'allais fixer à tout cela.
par * Andromède *
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3) M ... Elle
Lorsqu'il fut parti, je réfléchis à mon attirance, à mon intérêt pour lui.
Physiquement, il me plaisait beaucoup. Intellectuellement aussi. J'avais beaucoup à découvrir avec lui, et sous bien des aspects il était le type d'homme capable de me rendre heureuse (pour peu que ce soit possible).
Mais ... Mais c'était elle que j'aimais, et il semblait ne pas y avoir de place pour quelqu'un d'autre pour le moment. Je passai la journée avec ma soeur et mon colocataire, nous nous promenâmes dans Paris.
Lorsque nous rentrâmes, mon colocataire me prit à part et me montra un texto à lire sur son téléphone, me disant qu'il ne me l'avait pas montré plus tôt car il voulait que je profite des instants passés. Il venait de M.... Elle lui disait : "Je t'envoie ce message à toi parce que je sais que je ne dois pas la contacter, qu'elle me l'a interdit. Je lui ai fait beaucoup de mal, et c'était tout le contraire de ce que je voulais. Je me sens nulle, tellement nulle. Mais ce qui est fait est fait. Aujourd'hui, c'est son anniversaire, et je pense à elle. J'aimerais que tu le lui dises."
J'étais bouleversée par ce message. Je ne répondis rien immédiatement.
Je n'en avais pas envie. J'espérais arriver à tourner la page.
Le lendemain, je recontactai G... et lui proposai d'aller au cinéma le soir. Il me dit qu'il jouait au théâtre ce soir là et qu'il ne pouvait pas, et nous nous accordâmes sur le lendemain pour passer la soirée ensemble.
J'envoyai un texto à M..., lui disant que je pensais à elle aussi, que je lui en voulais énormément, et que j'avais quelqu'un désormais.
Le soir même, elle m'appela. Elle était en Espagne pour le WE. Nous passâmes plus de 2h au téléphone. Il n'en ressortit rien. Je compris peut être un peu mieux son comportement, que je ne pardonnai pas pour autant. Elle me dit qu'elle était seule, qu'elle ne s'était pas remise avec X..., qu'elle n'y arrivait pas, qu'elle était ailleurs. Je lui demandai : "Mais pourquoi m'avoir fait ça ? Pourquoi une telle attitude ? Pourquoi m'avoir trompée sous mes yeux ?"
Elle me répondit :
"J'ai eu peur. J'ai vu à quel point je m'attachais à toi. J'ai vu toute la place que tu voulais prendre dans ma vie, et j'ai eu une réaction de rejet, je me suis sentie étouffée par ton attitude. Je ne me suis pas sentie à la hauteur de tes attentes. Quand je ne me sens pas à la hauteur, je fuis. Mon attitude était une fuite. Je la regrette vraiment, parce que ça t'a fait du mal et je ne veux pas te faire de mal. Pourtant je l'ai fait, parce que c'était le seul moyen de te faire partir. Tu m'as dit que tu m'aimais. Plusieurs fois. Tout cela me fait peur, je n'arrive pas à me sentir bien, à ne pas me torturer avec tout cela. Car à quoi bon finalement ? Je ne vois pas ma vie avec une femme. Tu me dis que tu m'aimes et moi, aujourd'hui, maintenant, et parce que j'ai bu une fois encore, je peux te dire comme ça, au téléphone, que ... que je CROIS que je t'aime. Mais je ne pourrai jamais te le dire, tu es une femme. Je ne pourrai jamais faire l'amour avec toi non plus, car tu es une femme. Parfois j'ai envie de te laisser me toucher, me caresser de manière plus intime, mais il y a toujours ce blocage qui revient : tu es une femme. Et ça, je ne m'y fais pas. Si tu avais été un homme, les yeux fermés j'aurais dit oui à tout ce que tu m'aurais demandé ... Mais tu es une femme. Alors pourquoi je te parle ? Pourquoi tu me manques à ce point ? Pourquoi j'en pleure la nuit de ne plus t'avoir contre moi ? Je suis perdue ... Vraiment perdue, mais ce qui est sûr c'est que tu me manques terriblement, et que mes pensées sont pour toi. Ca me fait mal de te savoir avec quelqu'un d'autre."
Je répondis à tout cela. Je lui parlai. Je lui dis à quel point je l'aimais, à quel point j'étais perdue aussi. A quel point ce qu'elle me disait me faisait mal ... Finalement nous raccrochâmes.
J'étais réellement perdue. Complètement. Je l'avais écoutée, et sentie complètement instable. Je la voyais se débattre contre elle-même, mais n'en éprouvais aucune compassion pour elle, parce que par cette attitude elle me faisait du mal. J'imaginais ce qu'un regard extérieur pourrait me dire sur cette situation, les conseils qu'un ami pourraient me donner. En fait, les conseils qu'un ami me donnait. Cela se résumait en un mot : fuis. Fuis cette personnalité destructrice. Fuis cette femme qui joue avec toi et, pire, avec elle-même peut-être. Fuis, parce que le temps du jeu est terminé. Fuis parce que tout cela est allé trop loin, et que tu en es bien trop affectée. Fuis pour te préserver.
Pourtant, malgré tout cela, je sentais que ma détermination à ne plus la revoir commençait à s'effriter.
par * Andromède *
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3) M ... Elle
"Bonjour,
Je constate que cela fait 20 jours que vous n'avez pas édité votre blog. Si over-blog.com ne vous a pas parfaitement convenu pour réaliser des publications sur Internet, nous serions très heureux d'en connaître les raisons. Les retours d'utilisateurs nous aident à améliorer nos services. Dans ce cas, vous pouvez me contacter par mail à geraldine@over-blog.com
En espérant vous revoir très bientôt sur over-blog.com
Géraldine"
Je constate que cela fait 20 jours que vous n'avez pas édité votre blog. Si over-blog.com ne vous a pas parfaitement convenu pour réaliser des publications sur Internet, nous serions très heureux d'en connaître les raisons. Les retours d'utilisateurs nous aident à améliorer nos services. Dans ce cas, vous pouvez me contacter par mail à geraldine@over-blog.com
En espérant vous revoir très bientôt sur over-blog.com
Géraldine"
Hum ... en effet il ya un peu de laisser aller.
Je passe en coup de vent, je n'ai pas eu accès à internet ni donc à mes mails depuis un moment. Mais patience, je reviens d'ici 3 ou 4 jours !
par * Andromède *
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Ecrirelavie / Vie du BLOG
Je ne me souviens qu'à peine des jours qui s'écoulèrent ensuite. Monotones. Sans saveur. Sans elle. Une grande tristesse m'avait envahie, mais elle était cette fois ci résignée et haineuse : j'étais fermement résolue à ne plus jamais la contacter.
Le week end suivant, je fêtai mes 22 ans. Si jeune ... J'avais organisé une grande soirée, tous les gens qui comptaient pour moi étaient là, même ma soeur avait fait le voyage. Mais ELLE n'était pas là. J'aimais la vie, j'aimais l'amour, j'aimais les gens. Mais oui, sept jours jours lorsqu'on aime, c'est insignifiant. Elle était toujours très présente dans mes pensées, et je voulais l'exorciser, la forcer à en sortir, par quelque moyen que ce soit ...
G... était là. Je ne le connaissais que très peu, mais toutes les fois où je l'avais croisé, toujours en soirée, il m'avait clairement fait comprendre que je l'intéressais. Cette fois ci, il arriva vers minuit, après une première soirée.
La soirée se déroula jusqu'au petit matin. Je dansai, encore, encore, jusqu'à l'épuisement, jusqu'à me retrouver dans cet état de latence totale où l'on se demande comment on tient encore debout, où l'on ne sait plus pourquoi on danse, mais où l'on se dit : "Bon sang, qu'est ce que c'est bon de se sentir vivant".
Volontairement, j'ajoutai quelques slows à la playlist. Volontairement, je m'arrangeai pour que G... soit dans les environs lorsque le premier passa. Volontairement, je me fis plus sensuelle, tantôt fuyante, tantôt languissante. Je lui glissai quelques mots à l'oreille, lui demandant s'il avait quelqu'un. Il me répondit : "je n'ai personne qui compte". Me satisfaisant de cette réponse, je laissai aller ma tête contre son épaule et déposai un baiser dans son cou. Je fermai les yeux, et dans un flash je vis le visage souriant de M..., si tendre et douce. Je les rouvris aussitôt, et me perdis dans un long baiser pour G...
Finalement, la soirée s'acheva, dans l'aube naissante.
Je me retrouvai dans la cuisine avec G..., hésitant. Je ne l'avais jamais vu ainsi, lui qui était toujours si sûr de lui, séducteur, charmeur, avec un sens de la répartie et une intelligence lui permettant de toujours donner le change. Maintenant il hésitait, car il sentait bien que je n'étais pas tout à fait là. Il venait de me demander s'il devait rentrer chez lui lui aussi. Si je voulais l'accompagner. Moi, je ne parvenais en guise de réponse qu'à fixer le frigo d'un air absorbé, plongée dans une intense réflexion ...
J'avais joué au jeu de la séduction, mais pourquoi au juste ? Pour me prouver que je pouvais plaire ? Que j'étais désirable ? Pour me perdre dans d'autres bras que les siens, à elle ? Ou bien peut être tout simplement parce que G... me plaisait. J'étais perdue, j'avais trop bu, et j'étais épuisée. Je n'avais pas envie de dormir seule, mais je savais qu'une invitation à rester était plus qu'une invitation à rester dormir. Et cela je n'en avais pas envie. G... se trouvait donc face à moi, dans la cuisine, et dans ma tête les pensées se bousculaient. Finalement, je l'embrassai et lui expliquai franchement ce dont j'avais envie et ce dont je n'avais pas envie. Il me sourit et me répondit : "allons nous coucher".
Je fus troublée de me retrouver avec un homme dans mon lit à nouveau. Mais je m'endormis rapidement. Lorsque nous nous réveillâmes, nous parlâmes assez longuement. Il me demanda si j'avais envie de passer la journée avec lui. Je lui répondis que j'avais besoin d'être seule, de réfléchir à tout cela, que je ne savais pas bien où j'en étais et que je ne voulais pas être égoïste. Il ne comprit pas vraiment. Il m'engagea à lui parler plus, me demanda ce que j'avais en tête. Je finis par lui parler de M..., longuement. Je lui racontai mon amour, ma douleur, mon besoin et mon incapacité à l'oublier ...
Il m'écoutait, attentif, me dit qu'il comprenait, qu'il allait rentrer chez lui et que je pouvais l'appeler quand j'en aurais envie.
Il partit. Il était temps pour moi de faire un peu le point.
par * Andromède *
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3) M ... Elle
Il y a quelques semaines, j'étais dans le métro avec mon prof de théâtre, et nous sommes passés devant cette affiche :

Je n'ai pas relevé pour ma part, ne connaissant pas Gustave Parking. Mais mon prof m'a dit : "ce spectacle, il faut absolument aller le voir". Je me suis contentée de retenir dans un coin de ma tête.
Et samedi soir, j'y suis allée.
Un conseil : si vous êtes sur Paris, courez-y !
Il paraît qu'il y a certaines choses dans la vie qu'il faut avoir vues, entendues, lues ... Je n'ai jamais trop su comment prendre ces "il faut absolument que tu lises ceci, que tu ailles voir cela, ...", mais si les choses à faire existent, alors aller voir au moins une fois Gustave Parking en fait partie.
Cet humoriste hors normes m'a donné mal aux zygomatiques, ce qui n'est pas peu, je suis plutôt entraînée ;-)
Le spectacle regroupe les meilleurs morceaux des différents spectacles de ce vieux routard du rire. Entre poésie, humour et politique, les 2h de spectacle passent sans qu'on s'en aperçoive. Tout est EXCELLENT, de bout en bout, vraiment allez y, vous ne serez pas déçus !
Il joue jusqu'à début septembre au Théâtre Trévise à Paris, tous les jours du mardi au samedi, à 21h30.
Concernant le prix, il y a un droit d'entrée à 2euros, et ensuite une libre participation en sortie de spectacle.
Un dernier conseil. Allez y ! (comment ça je me répète ? ;-))
par * Andromède *
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A écouter, à voir, à lire ...
J'allai de groupe en groupe dans cette soirée étrange, tentatives biens futiles de lier le contact avec ces gens dans l'état où j'étais. Je me sentais lamentable. Et j'étais une étrangère ici, dans cette fête semi familiale, semi amicale, dont je ne connaissais même pas les hôtes. Je me sentis rapidement mal à l'aise.
P... finit par m'apercevoir, et me présenta à notre jeune hôtesse, charmante jeune femme d'une vingtaine d'années, au regard rieur et à la joie de vivre communicative, fine et élancée, jolie blonde dont les yeux bleus dévoraient le visage.
Dès lors, P... se fixa pour objectif de me faire passer une bonne soirée. Mais rien n'y fit. Je me sentais très égoïste, à traîner ma douleur de manière si visible. Et elle ne savait toujours pas pourquoi j'étais dans cet état.
Elle me fit boire, et cela délia ma langue. Je ne la connaissais que très peu, et pourtant je lui confiai tout, appréhendant un peu sa réaction.
Elle prit cela sur un ton que je pris pour léger. Mais finalement, au détour d'une phrase anodine elle lâcha : "une femme m'a beaucoup fait souffrir aussi".
Je la regardai avec curiosité, mais je n'étais pas vraiment étonnée, j'avais senti quelque chose. A partir de ce moment notre relation bascula, et j'en fus très gênée.
Elle se mit à tenter de me séduire ouvertement. Dans un premier temps, je répondis à ses attentes, perdue dans les brumes de l'alcool et dans le désir de plaire, de me sentir vivante. Pourtant, rapidement ma raison reprit le dessus : elle ne me plaisait pas, j'étais seulement triste à en mourir, et je ne voulais en aucun cas mettre en péril les relations que nous avions, car je pensais au théâtre et à la pièce que nous préparions : je ne tenais pas du tout à ce que des tensions viennent perturber les cours. Je mis de la distance, ce qu'elle ne comprit pas je crois.
Un homme d'une quarantaine d'années m'aborda, un latino beau parleur. J'appris rapidement qu'il était argentin et négociant en vins. Il se mit en tête de m'en faire goûter quelques uns. Je passai un délicieux moment, nous parlâmes de mon "pays", à travers ces nectars de vie, côtes du rhône et saint joseph, vins de pays, cornas et saint péray ... Je revivais mon enfance. Il fut agréablement surpris de découvrir que, si mes paroles ne le reflétaient pas forcément, mon palais était exercé et conscient.
Il me demanda ce que je faisais dans la vie, je lui répondis que je m'ennuyais, mais devant son regard interrogateur je me sentis obligée d'ajouter que j'étudiais le droit depuis presque 4 ans.
Il sourit et m'entraîna avec lui pour me présenter à deux de ses "amies", les soeurs Loncol, qui réalisaient des documentaires sur le monde de la justice. Une discussion passionnée s'engagea, qui me rappela finalement ce qui m'avait fait choisir cette filière. Je pouvais être passionnée. Dans les mois qui suivraient, j'engagerais une réflexion personnelle à ce propos : pourquoi mes études m'ennuyaient-elles alors pourtant que ce domaine pouvait me passionner ? Quel était l'élément déclencheur ?
Bref, la soirée s'acheva et m'acheva aussi : je me noyai dans le relationnel, au risque (dans le but ?) de me perdre moi-même. Je raccompagnai P... chez elle, à quelques rues de là. Devant sa porte, je lui dis bonne nuit, et elle me proposa de monter et de passer la nuit chez elle. Je refusai et le rouge lui monta aux joues, elle ajouta précipitamment : "C'est juste que ... Tu as trop bu pour rentrer, tu devrais rester". Je refusai une nouvelle fois et lui dis que je n'avais pas bu une goutte d'alcool en trop, une petit sourire aux lèvres.
Je ne sais plus exactement comment mais je parvins chez moi, après quelques heures de marche. Le métro avait du reprendre, mais j'avais besoin encore de marcher. Besoin de me coucher parce que la douleur de mes muscles m'y forcerait.
J'arrivai chez moi et m'effondrai, plus vide que jamais.
par * Andromède *
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3) M ... Elle
Voilà voilà, je réponds enfin à l'invitation ;) Vieux motard que jamais :))
Quatre emplois que j’ai faits dans ma vie:
Ah, ça c'est la partie "CV" ;) ...
- Cueillette des fruits : mon 1er emploi. Un mois tous les étés de mes 14 à mes 18 ans. Framboises, cerises, abricots, pêches :))
- Auxiliaire de vie pendant deux mois dans une maison de retraite ... L'été de LA canicule :(
- Vendeuse chez Décathlon pendant deux mois l'été
- Assistante dans un cabinet d'avocat pendant trois mois
Quatre films que je regarderais encore et encore :
- Les Demoiselles de Rochefort, pour Catherine Deneuve et tous les autres, pour la scène du repas en alexandrins, pour Michel Piccoli touchant d'humanité en "Monsieur Dame", pour les dialogues et les chansons savoureux, pour les couleurs :)
- Princess Bride, pour le "as you wish" du beau blond à la belle blonde, pour les folles poursuites dans les marais de feu et pour Peter Folk qui est un conteur fabuleux :)
- Million Dollar Baby : pour Cliiiiiiiinnnnnttttt qui est mon idole :) Pour la noirceur du propos. Pour la justesse du jeu des acteurs. Pour la musique. Pour les scènes de combat, à couper le souffle ...
- Volver : pour la musique et l'instant magique où la chanson "Volver" est chantée. Pour tout.
Quatre endroits où j’ai vécu :
- L'ardèche : toute mon enfance
- La Drôme : un passage de quelques années
- Diverses villes en région parisienne
- Paris
Quatre émissions/séries de télé que je regarde :
- Friends (ça c'est MA série :))))))
- Desperate Housewives
- Urgences
- Les 4400
Quatre lieux où je suis déjà allée en vacances
- Carcassonne, où j'ai passé toutes mes vacances étant petite, dans un centre de vacances de moto cross :))
- L'Allemagne, vers Stuttgart
- L'Irlande, à Dublin
- Divers massifs montagneux que j'ai traversés à VTT : les Alpes, le massif central, ...
Quatre choses que je fais sur le Net :
- Envoyer et recevoir des mails, parler sur msn avec mes amis
- Bloguer ;)
- Acheter : livres, cds, billets de train ou d'avion, et autres divers selon ...
- Gérer : mon compte courant, organiser mes déplacements, ...
Quatre mets que je ne mangerais pour rien au monde
- Du cheval
- De l'humain
- Du chien
- Du chat
(sous toutes réserves parce qu'en cas de nécessité extrême je pense que les "pour rien au monde" tombent à l'eau. Enfin, en tous cas dans la vie quotidienne je ne mange pas ces quatre "animaux", par éthique ;) En dehors de cela je mange TOUT. lol)
Mes quatre plats favoris
- Spaghettis bolognaise
- Rouleaux de printemps
- Raclette
- Un bon plateau de fruits de mers bien frais
Quatre endroits où j’aimerais être en ce moment :
- Dans ses bras, n'importe où
- Assise au sommet d'une montagne au moment où le soleil se lève
- Équipée (bouteilles, combi, masque) sous l'eau dans la mer de corail
- Dans une belle descente juste un peu boueuse en VTT
Quatre personnes qui, selon moi, me répondront :
Bon, c'est pas de la flème de ma part, mais je ne sais absolument pas qui est susceptible de me répondre. J'aimerais que ceux qui ont envie de me répondre le fassent. C'est une bonne occasion pour découvrir certains aspects de personnes que l'on ne connaît qu'à travers leurs blogs ... Je trouve le principe très sympathique. Après, à chacun de voir s'il veut se prêter au jeu :)
Quatre personnes qui me feraient une agréable surprise en me répondant:
Idem que la précédente.
Quatre emplois que j’ai faits dans ma vie:
Ah, ça c'est la partie "CV" ;) ...
- Cueillette des fruits : mon 1er emploi. Un mois tous les étés de mes 14 à mes 18 ans. Framboises, cerises, abricots, pêches :))
- Auxiliaire de vie pendant deux mois dans une maison de retraite ... L'été de LA canicule :(
- Vendeuse chez Décathlon pendant deux mois l'été
- Assistante dans un cabinet d'avocat pendant trois mois
Quatre films que je regarderais encore et encore :
- Les Demoiselles de Rochefort, pour Catherine Deneuve et tous les autres, pour la scène du repas en alexandrins, pour Michel Piccoli touchant d'humanité en "Monsieur Dame", pour les dialogues et les chansons savoureux, pour les couleurs :)
- Princess Bride, pour le "as you wish" du beau blond à la belle blonde, pour les folles poursuites dans les marais de feu et pour Peter Folk qui est un conteur fabuleux :)
- Million Dollar Baby : pour Cliiiiiiiinnnnnttttt qui est mon idole :) Pour la noirceur du propos. Pour la justesse du jeu des acteurs. Pour la musique. Pour les scènes de combat, à couper le souffle ...
- Volver : pour la musique et l'instant magique où la chanson "Volver" est chantée. Pour tout.
Quatre endroits où j’ai vécu :
- L'ardèche : toute mon enfance
- La Drôme : un passage de quelques années
- Diverses villes en région parisienne
- Paris
Quatre émissions/séries de télé que je regarde :
- Friends (ça c'est MA série :))))))
- Desperate Housewives
- Urgences
- Les 4400
Quatre lieux où je suis déjà allée en vacances
- Carcassonne, où j'ai passé toutes mes vacances étant petite, dans un centre de vacances de moto cross :))
- L'Allemagne, vers Stuttgart
- L'Irlande, à Dublin
- Divers massifs montagneux que j'ai traversés à VTT : les Alpes, le massif central, ...
Quatre choses que je fais sur le Net :
- Envoyer et recevoir des mails, parler sur msn avec mes amis
- Bloguer ;)
- Acheter : livres, cds, billets de train ou d'avion, et autres divers selon ...
- Gérer : mon compte courant, organiser mes déplacements, ...
Quatre mets que je ne mangerais pour rien au monde
- Du cheval
- De l'humain
- Du chien
- Du chat
(sous toutes réserves parce qu'en cas de nécessité extrême je pense que les "pour rien au monde" tombent à l'eau. Enfin, en tous cas dans la vie quotidienne je ne mange pas ces quatre "animaux", par éthique ;) En dehors de cela je mange TOUT. lol)
Mes quatre plats favoris
- Spaghettis bolognaise
- Rouleaux de printemps
- Raclette
- Un bon plateau de fruits de mers bien frais
Quatre endroits où j’aimerais être en ce moment :
- Dans ses bras, n'importe où
- Assise au sommet d'une montagne au moment où le soleil se lève
- Équipée (bouteilles, combi, masque) sous l'eau dans la mer de corail
- Dans une belle descente juste un peu boueuse en VTT
Quatre personnes qui, selon moi, me répondront :
Bon, c'est pas de la flème de ma part, mais je ne sais absolument pas qui est susceptible de me répondre. J'aimerais que ceux qui ont envie de me répondre le fassent. C'est une bonne occasion pour découvrir certains aspects de personnes que l'on ne connaît qu'à travers leurs blogs ... Je trouve le principe très sympathique. Après, à chacun de voir s'il veut se prêter au jeu :)
Quatre personnes qui me feraient une agréable surprise en me répondant:
Idem que la précédente.
par * Andromède *
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En vrac
A peine réveillée, je me levai, me douchai. Elle était en train de préparer sa valise : elle partait pour une semaine à l'étranger le lendemain.
Au moment de partir, je revis ces nombreuses fois où déjà j'étais partie ne pensant pas revenir.
Cette fois pourtant, quelque chose s'était cassé, quelque chose était différent : il y avait quelqu'un d'autre entre nous, et elle m'avait trahie. J'éprouvais à son égard un ressentiment immense, un mélange de reproches, de critiques, de déception, de jalousie, de haine pure aussi. Elle était incapable de fidélité, versatile, prétentieuse, égoïste. Quand avait-elle pensé à moi ? Bien sûr j'étais anéantie de la perdre, mais plus encore, de la perdre ainsi, dans ce manque de respect total. Elle dut voir passer quelque chose dans mon regard car elle me dit : "Vas y, dis moi tout ce que tu penses de moi. Dis moi ta haine, je l'ai cherchée. Dis moi les choses qui font mal et que tu penses si fort".
Je lui répondis qu'il n'en était pas question, que jamais je n'avais été dans une démarche de destruction vis à vis d'elle, et que ce ne serait jamais le cas. Elle me demanda de quoi j'avais parlé si longuement la veille avec X... Je lui répondis que ce n'était plus mon problème, qu'elle n'avait qu'à en parler avec lui si c'était nécessaire. Elle me répondit qu'il n'était pas du genre à parler, et j'y lus le premier indice de leur échec.
Je m'emparai de mon sac, et m'avançai vers elle pour un dernier baiser. Elle recula. J'insistai, et elle céda, dans un baiser passionné qui me laissa une nouvelle fois chavirée et prête à tout. Pourtant je claquai la porte sans me retourner.
Suivit une journée d'errance dans les rues de Paris. Je marchai sans but, perdue dans des réflexions stériles. J'arrivai en fin de journée épuisée d'avoir trop marché, résignée et prête à tirer un trait sur cette histoire. Je me rendis au théâtre comme cela avait été prévu, mais avec une place en trop que j'avais prise pour elle. Je la donnai à quelqu'un qui se méfia dans une premier temps puis finit par me remercier. Je partis avant la fin de la pièce, incapable de rester en place.
En sortant, j'appelai une amie du même cours de théâtre que moi pour aller prendre un verre. Elle me répondit qu'elle n'était pas disponible, qu'elle était dans une soirée chez une amie qui fêtait son anniversaire, mais que si j'en avais envie je pouvais me joindre à la soirée. Je lui répondis que j'allais y réfléchir. Quelques minutes plus tard, je la rappelai pour lui demander l'adresse : tout plutôt que me retrouver face à moi-même.
Ving minutes plus tard, j'arrivai dans une soirée parisienne pour le moins hétroclite : dans une immense appartement proche de Pigalle se mêlait une centaine de personnes âgées de cinq à soixante (?) ans ...
par * Andromède *
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3) M ... Elle
Ces derniers temps, je revois O... (voir la catégorie "O ... Lui").
Je l'ai aimé, je l'ai détesté. J'ai vécu 3 ans avec lui. Avec des hauts et des bas, mais toujours dans une relation intense et passionnelle telle que le 1er grand amour peut apporter.
Je l'ai quitté. Plusieurs fois. Jusqu'à la dernière fois, il y a presque un an. Avec la ferme intention de ne plus jamais céder à son charme indéniable, de ne plus céder aux sentiments que j'aurai toujours pour lui.
Je l'ai quitté de manière détestable, pour qu'il me déteste lui aussi. C'est plus facile ainsi. Je voulais qu'il reparte.
Et cette fois, il est reparti. Il est amoureux, il est avec une femme formidable. Depuis 6 mois. Il ont prévu d'emménager ensemble dans l'année qui vient. Il a l'air heureux, comme apaisé. Bien sûr, quand il me parle d'elle je vois dans ses yeux, quand je ne l'entends pas dans ses mots, que ... Ce n'est pas pareil que nous. Il le dit presque avec regret. Pourtant nous savons très bien tous les deux qu'une relation comme celle que nous avions ne pouvait être que destructrice.
Aujourd'hui je le sens plus serein, et je suis très sincèrement heureuse pour lui. Pour nous aussi. Car depuis qu'il est avec elle, j'arrive à le revoir.
Je l'ai vu aujourd'hui.
Je me sens bien avec lui. Je l'aime encore. Je l'aimerai toujours, et je sais que c'est réciproque. Ce que j'ai ressenti aujourd'hui à son contact, c'est simplement du bien être, la sensation de me sentir aimée de quelqu'un que j'aime est l'une des plus belles sensations qui existent. Aujourd'hui, l'amour destructeur que nous avons pu nous donner s'est mué en tendresse attentive, en complicité naturelle. Je suis heureuse de pouvoir aujourd'hui trouver en lui un ami, un peu spécial certes, mais une personne sur laquelle je sais pouvoir compter et qui me comprend sans que j'aie à prononcer un mot. Je me sens apaisée aussi par rapport à lui.
La haine s'est en allée. La rancoeur aussi. La sensation d'un immense gâchis s'est dissipée.
Je sais maintenant que nos vies prennent des chemins différents et qu'il sera pourtant toujours là.
Et par dessus tout, je suis fière de voir qu'aujourd'hui nous sommes parvenus à retisser après tout cela des liens aussi bénéfiques pour l'un comme pour l'autre. Des liens de confiance, de tendresse, de compréhension. Nous sommes arrivés à cet idéal que nous étions incapables d'atteindre en tant que couple. Je suis fière, et un grand sourire se dessine sur mes lèvres. En me quittant aujourd'hui, il m'a simplement dit : "je suis heureux pour nous". Je lui ai souri et ce sourire ne me quitte pas.
par * Andromède *
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1) O ... Lui
Ce moment-là fut difficile. Les lieux aussi sont chargés de souvenirs. Elle se déshabilla, et mit de la musique, comme toujours pour s'endormir. Je la rejoignis dans le lit, je m'allongeai et lui tournai le dos. Je ne voulais pas qu'elle me voie pleurer.
Elle avait mis une chanson de Carla Bruni qui tournait en boucle :
"On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fanent les roses.
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Serai ce possible alors ?
On me dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Parait qu'le bonheur est à portée de main,
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu'un m'a dit ...
Que tu m'aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Serait ce possible alors ?
Mais qui est ce qui m'a dit que toujours tu m'aimais?
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit,
J'entend encore la voix, mais je ne vois plus les traits
"Il vous aime, c'est secret, lui dites pas que j'vous l'ai dit"
Tu vois quelqu'un m'a dit...
Que tu m'aimais encore, me l'a t'on vraiment dit...
Que tu m'aimais encore, serait ce possible alors ?
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s'en fait des manteaux,
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Serait ce possible alors ?"
Elles passent en un instant comme fanent les roses.
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos chagrins il s'en fait des manteaux
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Serai ce possible alors ?
On me dit que le destin se moque bien de nous
Qu'il ne nous donne rien et qu'il nous promet tout
Parait qu'le bonheur est à portée de main,
Alors on tend la main et on se retrouve fou
Pourtant quelqu'un m'a dit ...
Que tu m'aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Serait ce possible alors ?
Mais qui est ce qui m'a dit que toujours tu m'aimais?
Je ne me souviens plus c'était tard dans la nuit,
J'entend encore la voix, mais je ne vois plus les traits
"Il vous aime, c'est secret, lui dites pas que j'vous l'ai dit"
Tu vois quelqu'un m'a dit...
Que tu m'aimais encore, me l'a t'on vraiment dit...
Que tu m'aimais encore, serait ce possible alors ?
On me dit que nos vies ne valent pas grand chose,
Elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s'en fait des manteaux,
Pourtant quelqu'un m'a dit
Que tu m'aimais encore,
C'est quelqu'un qui m'a dit que tu m'aimais encore.
Serait ce possible alors ?"
Je crois qu'elle ne l'avait pas fait volontairement, qu'elle n'avait pas fait attention à la chanson qu'elle avait choisie. Pourtant aujourd'hui, je ne peux plus entendre cette chanson sans verser une larme, involontairement.
Au début, seules quelques larmes roulèrent sur ma joue. Puis elles en entraînèrent d'autres. M... vint se blottir contre moi, passa tendrement sa main sur mon visage. C'en fut trop pour moi. J'éclatai littéralement en sanglots, et je ne fus plus qu'un mélange de hoquets, tremblements et sursauts. Elle me prit dans ses bras, caressa mes cheveux, et me dit simplement que c'était mieux ainsi.
Oh, comme je lui en voulais de cette douleur. De nouveau. Je m'endormis finalement, vidée, épuisée.
par * Andromède *
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3) M ... Elle