"ECRIRE, C'EST AUSSI NE PAS PARLER. C'EST SE TAIRE. C'EST HURLER SANS BRUIT." [Marguerite Duras]


Voici mes pensées : certaines sont de purs fruits de mon imaginaire, tandis que d'autres ont soufflé sur mon vécu.
La frontière est parfois ténue, ... et alors ?

 

Ils l'ont dit

"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]

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  • : Quand l'écriture devient art de vivre
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  • : L’écriture ? Bien sûr, c’est un art. Qui fait vibrer, pleurer, sourire. Pour moi, c’est surtout un besoin, un miroir, une passion. J’espère piquer votre curiosité, éveiller votre sensibilité, enflammer votre imaginaire. Sans prétention ;)
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Jeudi 1 novembre 2007

Aujourd'hui, quelques mois plus tard, je me dis simplement : à quoi bon ? A quoi bon revenir sur ces moments douloureux pour ma mémoire et mon être tout entier ? Pourtant, la réponse, je la connais : pour accepter. Alors ... Alors je suivrai Sarte : "Il faut tout écrire au courant de la plume, sans chercher les mots".

La fin du WE s'acheva sur une destruction. Je l'aimais. Tellement que j'étais incapable de lui faire le moindre reproche. Je l'aimais dans tout ce qu'elle était. Ses forces, ses faiblesses.
Mais ce n'était pas son cas.
Ce qu'au premier abord elle avait trouvé de touchant en moi, en cette fin de séjour elle le détruisit, me l'envoya en pleine face comme autant de piques qui m'allaient droit au coeur, me blessant durablement. Car j'ai de la mémoire. Je vis l'instant, j'aime intensément, mais je pardonne difficilement : il me faut des excuses, sous quelque forme que ce soit. Pourtant, j'arrive à mettre des tas de choses de côté, même sans excuse. Mais mettre de côté, ce n'est pas pardonner ...
Bref. Alors que nous nous apprêtions à retourner chez ses parents après une évasion touristique, face à mon insistance elle se décida à me parler, m'assenant certains de ces coups qui blessent, certains de ces reproches qui affaissent. J'étais trop ainsi, pas assez comme cela. Trop hésitante, pas assez sociable. Je n'avais pas su trouver ma place dans sa famille, alors que ce n'était pourtant "pas si difficile" : lorsqu'elle prononça ces mots, mon coeur bondit, je fus piquée à vif par cette attaque que je trouvais vraiment injuste. Mais ma résignation prit le dessus devant cette destruction programmée qu'elle m'infligeait, face à cette attitude que je commençais à connaître. Elle était passée dans un mode qui me disait simplement : "déteste-moi complètement, ce sera tellement plus facile ...". Et elle était douée, très douée. Parmi les nombreuses ruptures à son initiative, ce fut l'une des plus douloureuses. Parce que, pour la première fois, elle ne se contentait pas de s'attaquer au fait que j''étais une femme. Elle s'attaquait à tout mon être, à la personne que j'étais, à mes défauts et mes qualités en même temps. Car j'estime que tout défaut peut être une qualité, et inversement.

Ce dimanche en fin d'après-midi, alors que notre séjour touchait à sa fin, elle m'annonça que sa décision était prise. Mais nous ne devions partir que le lendemain matin pour Paris, et je l'enjoignis de mener ce WE jusqu'à son terme. Pour la première fois, probablement en raison du mal qu'elle était en train de me faire, j'acceptais, du moins momentanément, le principe de la rupture. Mais quoiqu'il en soit, je voulais achever tout ceci sur une note positive ou, du moins, d'intimité. Alors je lui dis que oui, j'avais entendu ce qu'elle voulait que je comprenne, et que j'acceptais cette rupture. Je le pensais. Je lui demandais simplement de faire comme si de rien n'était, jusqu'à ce que nous nous quittions le lendemain sur le quai du métro. J'aspirais à vivre ces derniers moments ensemble, libérées toutes les deux du poids que cette réflexion avait fait peser sur nous durant tout le séjour.
Elle accepta.

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Mardi 30 octobre 2007

Sa mère vint nous chercher à la gare. M... nous présenta, poliment. Tout le WE, j'eus l'impression que sa famille se demandait un peu ce que je faisais là. Ils n'avaient jamais entendu parler de moi, j'étais donc nouvelle dans la vie de M..., et pourtant elle m'avait emmenée là.
Tout le WE, j'allais devoir supporter des remarques diverses comme son père demandant à M... "alors, tu as quelqu'un en ce moment ?" et elle répondant : "non". Mais après tout, j'étais préparée à tout cela. Je ne sais pas si le sentiment de malaise venait de moi complètement ou était partagé, mais je ne me sentais pas du tout à ma place, et je ne parvins pas à me défaire de ce sentiment. Pourtant, je fus très bien accueillie.
Il y a un point sur lequel je ne regrette pas d'être allée dans sa famille : j'ai compris énormément de choses sur sa personnalité et son comportement dans notre relation en voyant comment elle avait été élevée, en voyant surtout les rapports qu'elle avait avec ses parents, et notamment avec son père. Oui, j'ai compris des choses, et j'ai surtout compris qu'elle ne pouvait pas m'aimer.

Lorsque nous arrivâmes chez elle, elle me présenta son père. J'y reviendrai plus tard. Il nous aida à monter les sacs dans les chambres, et me montra la chambre d'amis. Il y eut un court instant de flottement, et M... rectifia, en lui disant que j'allais dormir avec elle "pour pouvoir faire des soirées pyjamas entre filles", justifia-t-elle sur le ton de la plaisanterie. No comment. J'en fus tout de même sacrément soulagée.
Je ne détaillerai pas les anecdotes de ce WE, il y aurait bien trop de frustrations à raconter, que je résumerai en quelques phrases : M... passa plus ou moins son WE à m'éviter, malgré les nombreuses tentatives que je fis pour lier le contact. Elle semblait ailleurs, dans une phase de réflexion dont j'aurais été totalement absente. Pourtant je me sentais observée, comme en examen, comme si elle attendait de voir ma réaction face à certaines situations. De mon côté, j'étais bien trop mal à l'aise pour être tout à fait moi-même.

Ce qui me marqua le plus, en dehors de son comportement vis à vis de moi, fut la relation ambivalente qu'elle entretenait avec son père. Avant même de le rencontrer, j'avais beaucoup entendu parler de lui, pas toujours en bien, loin de là. M... me l'avait décrit comme une personne très autoritaire, intolérante et exigeante. En l'écoutant parler de ce père que je n'avais jamais vu, j'avais tiré la conclusion que leur relation n'était qu'un conflit. Je m'étais trompée. Je vis durant ces quelques jours à quel point l'exigence de ce père avait forgé le caractère qu'elle avait, l'intolérance dont elle faisait preuve aussi par rapport aux faiblesses des autres. Je fus très surprise de voir à quel point elle cherchait en permanence son regard, son approbation, tout en restant très souvent dans la provocation vis à vis de lui. Je ne ferai aucun parallèle avec la relation que j'entretenais alors avec elle, il n'y en a pas forcément à faire.
La seule chose que je compris durant ce séjour, c'est à quel point le mur d'intolérance érigé par ses parents resterait un mur entre elle et moi. En dehors de ce qu'ils considéraient comme la "norme", en dehors des projets tout tracés pour leur fille, pour leurs enfants depuis leur plus jeune âge, point de salut. La reconnaissance de ces parents-là semblait simplement passer par l'accomplissement de ce qu'ils avaient imaginé pour elle, de ce qu'ils souhaitaient pour elle parce que c'était ce qu'ils estimaient être la voie du bonheur : un métier respectable et lucratif ( les métiers réunissant ces deux aspects étant en nombre très très limité à leurs yeux), un mari, des enfants, le tout saupoudré des valeurs de courage, de volonté et de force. Surtout, ne pas être faible, ou du moins ne pas le montrer.
Il y a de nombreuses valeurs parmi celles-ci que je respecte complètement. Il y a même des espoirs que je trouve tout à fait compréhensibles de la part d'un parent pour son enfant. Et, au delà de tout jugement, je n'estime pas du tout que le principe un peu cliché du projet d'un métier valorisant, d'un mari, d'enfants, d'une maison, voire même d'un chien ... soit un projet méprisable. Loin de là. Mais là n'est pas la question. Car les projets que l'on fait pour ses enfants, quoiqu'il en soit, ne doivent pas aller à l'encontre des multiples richesses humaines, des aspirations au bonheur si diverses, des originalités, des caractères, des personnalités, en bref de tout ce qui fait que notre monde est vivant et en perpétuelle effervescente, de tout ce qui rend la vie si passionnante. Car le bonheur n'a pas un seul visage, il se déguise, il se transforme, il s'apprivoise pour entrer dans une relation avec son humain, unique et imprévisible. Oui, car "on ne connaît que les choses que l'on apprivoise", dit le renard au Petit Prince ...
Alors oui, dans ma rencontre avec les parents de M... j'ai été heurtée par cette aspiration au bonheur uniformisée qu'ils avaient ancrée dans le coeur de leurs enfants. Evidemment, j'ai conscience que c'est aussi la société toute entière qui impose ce modèle. Mais je n'ai pas été habituée à cela. Mes parents ne sont pas vraiment ainsi, ils sont beaucoup plus "atypiques", très ouverts et tolérants, j'ai parfois trouvé qu'ils l'étaient trop, je trouve parfois qu'ils le sont trop. Le juste milieu est difficile à trouver.
Quoiqu'il en soit, je n'ai pas en moi de modèle de vie pré-inculqué, et en voyant cela j'en venais à me demander si ma relation avec M... aurait pu réellement aboutir si elle avait été élevée par d'autres parents. En fait, je me demandais si ce projet de vie qu'elle brandissait contre moi comme une raison à l'échec annoncé et inévitable de notre couple était réellement celui auquel tout son être aspirait, ou bien si ce projet était celui de ses parents, de son entourage, celui de la société. Je n'ai toujours pas trouvé de réponse certaine à cette question, mais je crois que personne ne le peut, c'est un peu comme tenter de déterminer la part d'acquis et la part d'inné ... Je penche cependant aujourd'hui encore pour la première hypothèse.
Quoiqu'il en soit, le résultat était strictement le même : notre couple était voué à l'échec.

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Jeudi 25 octobre 2007

Marseille donc.

Jusque là, je n'avais croisé le chemin de cette ville qu'une seule fois, dans mon enfance, pour quelques jours et j'en gardais un très bon souvenir, plein de senteurs, de soleil et de rires hauts et forts. Le souvenir aussi de la banlieue, de ces enfants d'à peine une dizaine d'années, qui avaient mon âge mais des priorités que je sentais si éloignées des miennes, fillette timide à l'extrême, peu habituée au milieu urbain. Entre l'accent et l'emploi de ce qui, pour moi, ressemblait presque à une langue étrangère, j'avais parfois besoin de traduction pour comprendre ces enfants de ma génération habitant le même pays que moi, fréquentant les mêmes écoles, mais cotoyant des cultures si différentes. Oui, car c'était plus une question de culture qu'une question de milieu. Je venais d'un milieu pas forcément plus aisé que le leur, mais à la campagne, élevée par des parents ayant mené à maturité leur expérience soixante huitarde pour que leurs enfants n'en recueillent que les bénéfices. Elevée dans le partage, même et surtout lorsqu'il y avait peu à partager, dans la tolérance et dans l'écoute, l'observation. Certaines qualités sont universelles, et indifférentes au milieu, à la culture, ou à quoi que ce soit d'autre, on peut les retrouver chez tout individu, où que ce soit, et à quelque époque que ce soit.
Bref, atterrie par un hasard dont je ne me rappelle plus les tenants et les aboutissants en pleine banlieue marseillaise, j'avais goûté avec curiosité à la vie là-bas. Ma mémoire de ces instants, ce sont des sentiments mitigés, comme un sentiment de culpabilité parfois devant la chance de la vie que je menais, chance dont je prenais pour la première fois pleinement conscience.

Voilà qu'une quinzaine d'années plus tard, je prenais pour la deuxième fois le chemin de Marseille, avec mes doutes et mes appréhensions d'adulte. Une pointe d'insouciance subsistait encore, mais elle ne pouvait plus être la même que celle de mes premières émotions phocéennes.

Lorsque nous partîmes de Paris, le temps était maussade et gris, mais se dégagea au fur et à mesure que le TGV progressait vers le sud, pour laisser la place à un magnifique soleil illuminant un ciel bleu turquoise comme on en voit rarement à Paris. Je jetais un oeil à M... qui regardait par la fenêtre, l'air ailleurs. Je glissais ma main contre sa cuisse, et sa main vint rejoindre la mienne. Je lui adressais un sourire. Mon coeur oscillait entre tout ce qui lui pesait et la légèreté annoncée de ce WE pré-estival.
Il n'aurait pas oscillé l'espace d'un instant si j'avais su le calvaire qu'allait être ce WE.

Avec du recul, je n'aurais jamais du accepter de partir avec elle je suppose, étant données les circonstances. N'était-ce pas une drôle d'idée de partir un WE dans sa famille que je ne connaissais pas au moment où nous avions besoin de faire le point toutes les deux et de savoir où nous allions ? D'autant que, pour diverses raisons de tension, avec son père notamment, elle n'avait pas mis les pieds chez ses parents depuis plus d'un an. Manque de discernement, aveuglement, l'amour n'est pas toujours un bienfait ...

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Jeudi 18 octobre 2007



"Jim MORRISON : Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits"


Aujourd'hui, j'ai regardé le journal télévisé de 13h, sur France 2.
Il y avait longtemps que je n'avais pas regardé un JT. Non pas que je ne m'informe pas, mais depuis quelques temps, la manière dont l'information nous y est présentée m'insupporte. Je ne sais pas si les JT ont vraiment changé ou si c'est mon regard qui a changé.
Bien sûr, classiquement j'éprouve des difficultés à voir le présentateur enchaîner les informations sur la guerre avec celles sur le football, cela dans le même souffle et sans haussement de sourcil (je sais, c'est ce qu'on leur demande, et c'est même parfois un travail fou d'arriver à ne pas montrer d'émotion, n'empêche ...).
Et puis il y a aussi cette question que je me pose : comment se fait-il que, sur les deux chaînes dont les JT sont les plus regardés, les informations soient invariablement les mêmes, à peu de choses près ? Comment se fait-il que certaines actualités soit quasiment occultées par les deux chaînes en même temps ? Ah oui, l'audimat ... Donnons lui ce qu'il veut à cet animal.

Mais peu importe. Loin de ces considérations un peu vagues et, je le reconnais, très peu étayées par mon assiduité aux JT ces derniers temps, loin de ces brimades peut-être exagérées quoique justifiées, il reste une chose que je peux dire : je ne regarderai pas le JT ce soir, ni demain, ni ... Jusqu'à ce que la frustration soit passée.

Je n'ai rien contre la présentatrice, Elise LUCET, c'est toujours mieux que David PUJADAS pour le 20h (un journaliste annonçant une information avant de l'avoir en sa possession pour doubler la concurrence peut-il encore être appelé journaliste ?). Non, je n'ai rien contre elle, au contraire. Elle "présente bien", comme on dit ... Elle sourit quand il faut, où il faut, elle semble naturelle, elle ... Mais peu importe, une fois de plus.
Aujourd'hui, j'ai regardé le JT parce que je voulais des images, des chiffres de la grève. Les deux premiers titres du journal ont été : la grève contre les régimes spéciaux de retraite et les rumeurs de séparation du couple Sarkozy.
Bon, là, je dois faire une première constatation : ce subtil double titre m'a fait avaler de travers (oui, comme tout français moyen, quand je regarde le JT de 13h, il y a de grandes chances que je sois en train de manger, ahem).
Mais à la limite, passons. Même si la présentation est plus digne de Gala que d'un JT de France Télévisions, passons, le couple présidentiel est en péril ...

J'ai regardé jusqu'au bout. Puis, vers la fin du journal, une information est tombée : les rumeurs n'en sont plus, l'Elysée a communiqué sur le sujet, Cécilia et Nicolas se séparent. Mais le suspense reste presque entier : déjà divorcés ou pas les zozios ?
Hum ... Vraiment, voilà un grand JT. J'admire le spectacle, et je me prends à regretter mes modes habituels d'information.

Conclusion d'Elise LUCET :
"Blablabli, blablabla, et je vous rappelle l'actualité principale de ce jour, l'information vient de tomber : la séparation du couple Sarkozy, sur laquelle David PUJADAS reviendra longuement ce soir à 20h" (ben oui hein, la suite dans le prochain épisode, à 13h on ne savait pas si le divorce était déjà prononcé ou pas).

Voilà les grévistes, voilà les usagers, voilà la France, paf prenez ça dans la tête : l'actualité de ce jour, c'est la séparation du couple présidentiel.

Bravo Monsieur le Président. Vous êtes un maître dans l'art de l'utilisation des médias, le timing était parfait. Malheureusement, il semble que le mouvement social d'une ampleur peu commune qui secoue actuellement la France ne soit pas décidé à s'éteindre sous la brise de votre échec conjugal. La polygamie étant interdite en France, et votre (in)efficacité n'allant pas jusqu'à rompre un mariage conclu le matin-même, que nous préparez vous pour le 13h demain ?


par * Andromède * publié dans : En vrac
Mercredi 17 octobre 2007


La peur s'avéra tout à fait justifiée. Une dispute survint une semaine avant le départ pour Marseille. Nous avions passé le WE ensemble, et nous étions dimanche soir. Nous n'avions fait aucun projet pour la soirée, lorsque X... l'appela, lui proposant d'aller dîner avec lui. Sans me demander ce que j'en pensais, elle accepta. Dès qu'elle eut raccroché, le ton haussa des deux côtés. Je ne voulais pas qu'elle aille dîner en tête à tête avec lui parce que je savais où cela pouvait mener, parce qu'elle m'avait déjà trompée une fois avec lui, parce que je n'avais pas confiance, et elle ne voulait pas que je lui dise ce qu'elle pouvait faire ou ne pouvait pas faire. Je la poussais à bout, et finalement la mis face à ce choix : c'est un dîner avec lui ou c'est moi. Si tu y vas ne compte pas sur moi pour revenir.
A peine eus je prononcé ces mots que je les regrettais déjà. Pourquoi ? Parce que je n'étais aucunement prête à les assumer, et parce qu'en formulant ainsi la chose, je savais l'attitude provocante que j'adoptais. Le résultat fut celui attendu, elle me répondit presque immédiatement : je vais dîner avec lui, j'ai dit oui.
Après une dispute longue et houleuse dont je passe les détails ici, je parvins à lui faire annuler son dîner pour passer juste une dernière soirée avec moi, pour ne pas la quitter là-dessus.

La soirée fut très agréable. Et pleine de rancoeur des deux côtés. Ce n'est pas incompatible. Pourtant, nous eûmes une longue discussion qui nous rappela ce que nous arrivions à partager. Elle me demanda si je partais quand même avec elle, et je lui répondis qu'il était hors de question pour moi de continuer à la voir si nous n'étions plus ensemble. Que je ne partais à Marseille avec elle qu'à la condition de partir en couple (pas vis à vis de sa famille bien sûr, mais juste entre nous).
Elle ne dit rien.

Nous nous quittâmes lundi matin, sans vraiment savoir où nous en étions. Dans la journée, elle m'appela, et me dit qu'elle aimerait vraiment que j'aille à Marseille avec elle, pour que nous nous retrouvions un peu, pour faire le point, pour nous éloigner de tout cela, de Paris et des gens qui y étaient ... Nous couper de notre quotidien.
J'acceptai. Long WE du mois de mai ... nous nous retrouvâmes jeudi matin à la gare pour partir.

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Dimanche 14 octobre 2007



Allongées l'une contre l'autre, ma tête posée sur son ventre, j'écoutais le rythme de sa respiration ralentir. Je la sentis s'éloigner dans ses pensées, et lui posai la question mille fois posée : "à quoi tu penses ?". Elle me répondit qu'elle se sentait triste, parce qu'elle ne pourrait jamais me donner autant que ce que je lui donnais, parce qu'elle ne pourrait jamais faire l'amour avec moi de manière réciproque. Je posais un doigt sur ses lèvres, la suppliant de ne plus y penser pour le moment, lui disant que ça m'était égal. Mais elle me répondit que ça ne marchait pas comme ça, que je ne pouvais pas l'accepter, qu'une relation ce n'était pas ça, pas à sens unique, que ça devait se vivre dans l'échange. Je l'écoutais, et même si je percevais une pointe de vérité dans ce qu'elle me disait, je ne ressentais pas du tout cela. Je pouvais me sentir bien dans une relation à sens unique par certains aspects. Pourtant, me revenaient à l'esprit quelques discussions que j'avais eues avec une amie récemment, qui me mettait en garde contre ce genre de situation, me disant que je méritais bien mieux. Mais une fois de plus, je décidais de mettre de côté, me disant que la situation se débloquerait peut-être d'elle-même.

Elle partit pour Salamanque pendant 3 jours, me promettant qu'elle ferait tout son possible pour résister aux charmes hispaniques, pour ne pas me blesser, et parce qu'elle avait envie de me donner cela : de la fidélité. Elle passa une bonne partie de son WE au téléphone avec moi, me demandant de lui parler, de la soutenir, de lui rappeler pourquoi elle ne devait pas aller voir ailleurs, de la raisonner. Une fois, elle m'appela en plein milieu de la nuit, et me raconta qu'elle venait de passer une heure en tête à tête dans un bar avec l'Espagnol éperdu d'amour pour elle, qui lui avait dit qu'il ne pouvait pas l'attendre éternellement mais que si elle lui disait oui maintenant, il était prêt à tout pour elle, à la rejoindre à Paris, ou là où elle voudrait, qu'il voulait la rendre heureuse. Au moment où elle m'appelait, elle était sortie précipitamment du bar, et l'avait laissé seul pour m'appeler, me dire qu'elle ne savait plus quoi faire, qu'il lui disait être prêt à lui apporter tout ce qu'elle attendait d'un homme, que ... Elle me dit : "aide moi, aide moi, dis moi les mots qu'il faut". Je lui dis les mots qu'il fallait. Elle dormit seule cette nuit-là, et tira définitivement un trait sur cet homme-là.
Mais ce WE là, je la détestais de me faire endurer tout cela, je la détestais de me demander d'être forte pour deux, et je me détestais de la laisser faire et de porter cette relation en m'épuisant.


Pourtant, elle rentra, nous nous retrouvâmes, et dans ses bras une fois encore j'oubliais toute la rancoeur accumulée. Les semaines qui suivirent furent superbes. Je n'en garde pourtant qu'un vague souvenir. Le printemps était bien installé et l'été pointait le bout de son nez. Où en étions nous ? Dans une relation de fidélité, mais sans lendemain. Elle m'était fidèle, mais elle ne se fermait pas complètement certaines portes, certaines relations, pour après. Après moi ... Nous étions ensemble, mais je n'osais aucun projet nous amenant plus d'une semaine après. Projets, rêves, confiance ... Nous n'avions rien de tout cela. Et lorsqu'elle sortait sans moi, je me disais  : est ce que c'est ce soir qu'elle va rencontrer celui pour lequel elle me quittera ? Je ne sais plus vraiment en quoi nous étions un couple. Pas dans ce que nous construisions ensemble, c'est certain. Plutôt dans le fait qu'elle était omniprésente dans ma vie, et moi dans la sienne. Après l'Espagne, elle avait été envoyée en déploiement en Allemagne pour une nouveau projet. Cela n'avait pas changé grand chose. Le mardi matin, elle partait prendre son avion à 6h, pour revenir le jeudi soir. La plupart du temps qu'elle passait à Paris, nous le passions ensemble, j'avais parfois l'impression de ne plus habiter chez moi. Lorsqu'elle n'était pas là, elle m'appelait tous les soirs longuement. Lorsqu'elle n'était pas là, elle me manquait. Lorsqu'elle n'était pas là, je ne vivais qu'à peine. Juste pour l'attendre. Mordue, j'étais complètement mordue. Et elle ? Je lui manquais, évidemment. Mais certains pas restaient infranchis. Des limites physiques existaient toujours, et même si j'en ressentais la sensation, je n'avais jamais entendu dans sa bouche ces quelques mots : "je t'aime".
Je me contentais de ce que nous avions, et de plus en plus j'avais du mal à ne pas faire certains projets. Je n'en parlais pas, je ne le faisais pas, mais j'y pensais.
Puis un jour, au détour d'une conversation anodine, elle me dit qu'elle allait à Marseille chez ses parents 3 semaines plus tard, pour passer le WE. Elle ajouta, toujours l'air de rien, qu'elle avait réservé pour deux personnes. Ma première réaction fut une réaction blessée, jalouse, et je lui demandais avec qui elle y allait. Elle me répondit simplement : "je pensais avec toi ... mais les billets sont annulables". Un blanc s'ensuivit. Je ne savais pas bien comment réagir. Je lui demandais quelques jours pour y réfléchir. Je ne connaissais pas ses parents, et il était clair que durant ce WE, je ne serais qu'une amie. Et puis ...  Partir me faisait rater une série de partiels blancs assez importante. Elle ne le savait pas bien sûr, sinon elle ne me l'aurait jamais proposé.
J'hésitais, parce que je sentais dans sa proposition une invitation à pénétrer dans son monde, à connaître sa famille, et parce que je sentais que nous avions besoin probablement de nous évader un peu de Paris.
Bien sûr, j'acceptais, malgré les conséquences auxquelles j'avais pensé. Je ne lui dis pas ce que je négligeais pour l'accompagner, je lui dis simplement, deux jours plus tard : d'accord, allons-y ensemble. J'avais pourtant au creux du ventre une peur que je ne voulais pas formuler, une petite peur cruelle mais réaliste qui me disait : et si elle me quitte d'ici là ?

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Vendredi 12 octobre 2007


Vous avez certainement entendu parler de l'amendement Mariani instaurant des tests ADN pour prouver une filiation dans le cadre d'un regroupement familial. Ainsi, l'utilisation de tests ADN se ferait pour savoir si un enfant peut venir ou non rejoindre un parent en France.

Une pétition a été lancée, appelant "le Président de la République et le Gouvernement à retirer cette disposition, sous peine de contribuer, en introduisant l'idée que l'on pourrait apporter une réponse biologique à une question politique, à briser durablement les conditions d'un débat démocratique, serein et constructif sur les questions liées à l'immigration."

Pour signer, c'est par ici : http://www.touchepasamonadn.com/

par * Andromède * publié dans : En vrac
Mardi 9 octobre 2007



Le soir qui précédait son départ pour ce WE, elle me dit qu'elle devait me parler. Elle m'expliqua qu'en Espagne, il y avait un homme avec lequel elle avait été de manière très éphémère, avant de me connaître. Elle me raconta que c'est elle qui avait rompu, mais qu'il était très amoureux d'elle, qu'il lui plaisait beaucoup, et qu'il allait probablement faire tout ce qu'il pouvait pour la récupérer durant ce week end.

J'écoutais, et la jalousie me gagnait peu à peu.

Elle me dit, hésitante, qu'elle n'avait pas fait l'amour depuis bientôt 4 mois, parce qu'elle était avec moi, et que cela commençait à terriblement lui manquer.

Je fulminais.

Elle était persuadée que je ne pouvais rien lui apporter de ce côté là, que, même si elle parvenait à aller au-delà de son blocage, il lui manquerait toujours quelque chose. Qu'y pouvais-je ? Une fois de plus, je me sentais impuissante, incapable de la retenir, de la garder, de la satisfaire. Je n'y pouvais rien, j'étais née femme et même si cela avait été possible, je n'aurais pas voulu le changer. J'aime être une femme, c'est une chose que j'assume parfaitement, mais je sentais qu'elle m'entraînait dans cette relation un peu malsaine où elle me faisait ressentir presque fautive de ne pas être un homme. En tous cas, tout en sachant parfaitement toutes les deux que je n'étais en aucun cas fautive d'une chose pareille, et en ayant bien conscience que je ne l'aurais probablement pas autant intéressée si j'en avais été un, c'est à moi que revenait la tâche d'assumer cette situation. Je devais accepter qu'elle couche avec un homme.

Dans un premier temps, je ne dis rien. J'exprimai mon désir de ne plus parler de cela, de profiter des moments passés ensemble sans penser à ce qui se passerait le lendemain. Je fis comme si ce qu'elle venait de dire ne m'atteignait pas vraiment, alors que j'en étais malade de jalousie. Malgré tout, je m'étonnai durant cette soirée de ma capacité à réellement profiter de l'instant, et à occulter ce qu'elle venait de me dire, à le ranger dans un coin de ma mémoire bien à l'écart, pour ne le ressortir que lorsque j'en aurais besoin.
Nous passâmes toutes les deux une excellente soirée, mêlée de rires, de tendresse, de dialogue. Je la sentais détendue, presque sereine, et très proche de moi, pleinement ancrée dans l'instant. Puis, je sentis la soirée basculer.

Je passai par la chambre, pour aller à la salle de bain me laver les mains. Lorsque j'en ressortis, elle était allongée sur le lit, et un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu'elle me vit. Je m'approchai doucement d'elle, et je m'assis à califourchon sur son ventre. Je penchai mon visage jusqu'au sien, mes cheveux détachés effleurant son front, chatouillant ses pommettes, agaçant ses paupières. Je la regardai longuement, tandis qu'elle semblait vouloir lire dans mon regard. La lumière était éteinte, seule se diffusait celle en provenance du salon et des lampadaires dans la rue. Mais je la voyais parfaitement, dans cette semi pénombre qui aurait pu être étudiée, calculée, préparée. Car elle était magnifique, tout simplement, hantée par les ombres de la nuit qui dansaient sur son visage. Le jeu de lutte entre cette obsurité relative et le bain de lumière dorée qui pénétrait la chambre projetait sur son visage mille expressions troublantes, touchantes. Saisie d'une hésitation éphémère, je sentis mon trouble grandir, mon corps frémir. Du bout des doigts, elle m'effleura le visage, rayonnante. Par ce geste, je sentis une sorte d'accord tacite. Je l'embrassai longuement, "dans un soyeux baiser, charnu comme un orange" (La Baronne) : écoutez la belle histoire, d'une femme que la nuit ensorcèle ... Lentement, très lentement, par petites touches successives, je la défis de ses vêtements, esquissant progressivement le tableau qui hantait mon désir depuis des mois : son corps offert.
A plusieurs reprises, elle me repoussa tendrement, essayant de se dégager, écartant mes mains. Cependant oui, je la sentais offerte, car ce n'est pas contre moi que je la voyais lutter, mais contre elle-même.

Je profitais, je prenais mon temps. Tous les sens en éveil, je la touchais, sentais l'odeur de son corps, de son parfum et fermais les yeux sous ses caresses, pour les rouvrir aussitôt, la regardant, mémorisant chacune de ses expressions, de ses attitudes pour les garder au creux de la mémoire, dans un lieu plein de chaleur, de douceur et de tendresse. J'écoutais le rythme de sa respiration s'accélérer puis ralentir, soumis aux variations des mille gammes que je jouais sur son corps.
Pendant des heures, je jouais avec son désir, attisant, réfrénant, provoquant ... Je sentais avec quel délice elle participait à ce jeu, je la sentais aussi lutter sans succès et je me demandais à quel point cette lutte multipliait son désir.

Et puis ... Sentant le désir exacerbé faire frémir son corps suppliant, je franchis le pas, non sans une pointe d'anxiété, qui s'avéra justifiée. Pendant quelques secondes en suspens, elle céda, se livra. Mais très rapidement, elle me repoussa hors des limites que j'avais franchies, et son corps, dans un sursaut de conscience encore rebelle, s'éloigna du mien.
Pendant un instant qui me parut durer des heures, j'hésitai. Puis me revint en mémoire un certain espagnol qu'elle allait voir ce WE, et la question de ce que je devais faire ne se posa plus. Déterminée à en finir avec ses hésitations, je repris ce que j'avais commencé. Une fois de plus, elle me repoussa, mais cette fois-ci je ne la laissai pas faire. Ce ne fut pas difficile, son rejet était loin d'être ferme et déterminé. Je saisis ses deux poignets et les remontai sur les lits, les plaquant au dessus de sa tête. Elle me regarda droit dans les yeux et prononça doucement mon prénom, ses lèvres dessinant un demi sourire, tandis que dans ses yeux je lisais une envie mêlée d'appréhension et de gêne. J'embrassai son corps entier. Je la sentis lutter un peu encore, puis céder complètement, sa respiration saccadée s'accélérant, son corps de femme exultant, triomphant dans un cri où j'entendis tout ce qui la rendait belle, laide, désirable, détestable, attirante, repoussante, touchante, différente ... Mes lèvres remontèrent le long de son cou, jusqu'à son oreille, lui murmurant dans un souffle : je t'aime. Ses bras m'enlacèrent, me serrant fort ...



par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Mercredi 12 septembre 2007

Pourtant, plus les jours passaient, et plus je la sentais s'engager. Les moments passés ensemble étaient merveilleux, d'une tendre complicité. Je sentais que notre relation prenait corps dans son esprit, certaines choses effleuraient agréablement mon oreille, comme ce "nous" lorsque nous parlions toutes les deux de notre couple, ce "nous" qui montrait qu'elle nous considérait comme tel. Je m'attachais à ces petits détails signifiants, attendant qu'elle vienne à moi, sans jamais la brusquer.
Car rien n'était évident : son blocage était toujours bien présent dès lors que la tendresse qui nous unissait se faisait trop intense, et évidemment elle n'assumait pas auprès de son entourage cette relation qui n'était que provisoire à ses yeux, presque comme aux miens d'ailleurs. Certains de ses amis, voire même sa famille (notamment son frère) commençaient à se douter de quelque chose, à force de me voir toujours avec elle, arrivant avant et partant systématiquement après eux ...

Ce fut l'objet d'une dispute entre nous deux d'ailleurs, car elle me reprocha d'être trop présente, de vouloir afficher notre complicité en public. Ces instants entre amis, ces soirées, devinrent de plus en plus difficiles pour moi. Mais les moments passés avec elle effaçaient tout.

Puis, vint pour elle un nouveau week end prévu de longue date en Espagne.

par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
Lundi 3 septembre 2007



Dimanche soir arriva. Je travaillais ce jour-là, et je n'arrivai chez elle que vers minuit. Avec une appréhension énorme, je frappai à sa porte.
Le souvenir que je garde de cette soirée, c'est une tension extrême. Nous étions chacune très mal à l'aise, ne sachant pas trop comment agir l'une envers l'autre, nous abordant par des banalités que nous avions toutes deux crues impossibles entre nous.
Nous parlâmes longuement, sans que cela n'aboutisse à rien. Je la pris dans mes bras, je l'embrassai, une phrase de Victor Hugo à l'esprit : "Pardonnez beaucoup de choses, oubliez en peu".

"Tu m'as tellement manqué", me murmura-t-elle dans un souffle.

Je lui avais manqué, elle m'avait manqué. Pourtant, dans cette situation, nous étions face à notre échec, dans un impasse. Elle était incapable de m'être fidèle. Malgré tout, je n'imaginais pas un instant repartir de chez elle. Surprise moi-même, je m'entendis lui dire que ce n'était pas grave, que ce qu'elle avait à m'offrir, je le prendrais, quitte à ce que ce ne soit qu'éphémère. Je ne lui demandais aucun engagement en dehors des moments où elle était avec moi. Je lui dis aussi que si elle avait quelqu'un d'autre, même une aventure, je voulais le savoir. A ce moment là, je me demandais si, le sachant, je la laisserais faire, ou si ce serait une cause de rupture. Je ne supportais pas vraiment l'idée de la partager, mais encore moins celle de la perdre définitivement. Et quelque part, je me disais que, restant ainsi dans sa vie, je lui donnerais peut être l'envie, le courage de s'engager plus envers moi, avec le temps.

Je ne me rendais alors pas vraiment compte du poids que je mettais sur mes épaules : j'allais devoir être infaillible, parfaite dans cette relation, assez en tous cas pour qu'elle se dise que je valais toute cette peine. Je ne me rendais pas vraiment compte que je vivrais le fait qu'elle aille voir ailleurs comme un échec personnel, comme si je n'étais pas assez bien pour elle, alors que cela n'avait rien à voir. En acceptant cela, je me mettais dans une situation d'essai à durée indéterminée, obligée sans cesse de faire mes preuves. J'accentuais l'inégalité de notre relation.

Elle : aimée sans avoir à faire d'effort particulier, potentiellement infidèle, insatisfaite sûrement, amoureuse peut être ...

Moi : passionnément amoureuse ..., en sursis permanent, dans l'obligation de me surpasser en chaque instant pour ne pas la voir partir.
Comment dès lors ne pas courir à l'échec ?


par * Andromède * publié dans : 3) M ... Elle
 
 
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