Jeudi 7 février 2008
Ma soeur est là ce soir. Nous avons passé la soirée avec mon amie d'enfance. Dans la journée, nous sommes montées jusqu'au château de Crussol. Le temps était dégagé, le ciel magnifique. J'ai ouvert les yeux, un peu à travers mon appareil photo. Il y avait très longtemps que je n'étais pas retournée là-haut, depuis le collège et les entraînements de course à pied dans ces collines aux pentes ardues. Je repense au message dans lequel tu me disais : "les moments durant lesquels je te manque le moins sont sûrement ceux où tu passes de bons moments, avec des gens que tu apprécies, jusqu'à tomber amoureuse de nouveau, un jour".
Une chose est certaine : ce jour n'est pas encore venu.
Plus je me sens entourée, et plus je pense à toi. Je tente de t'oublier, de ne pas te contacter, quelque part je veux te donner une chance. Pourquoi ? Parce que je ne veux pas que tu te souviennes de moi simplement parce que sans cesse je me rappelle à ton souvenir. Si tu te rappelles de moi je veux que ce soit parce que tu ne parviens pas à m'oublier. J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que ce soit le cas. Sans nouvelle de toi, je me pose des questions, des questions et des questions.
Je t'aime. J'ai envie de te l'écrire, de te le dessiner, de te le dire, mais je lutte pour ne pas le faire. Pour bien faire, je suis montée me coucher en éteignant mon téléphone et en le laissant dans le salon. Pour ne pas l'avoir à mes côtés, sans cesse tentée par ce message que je crève de t'envoyer : "je t'aime".
J'ai pleuré ce soir, longtemps. Je pleure tout le temps, dans mes rêves, dans ma vie. J'ai pleuré mes échecs, dans lesquels tu tiens une grande part. Je me suis sentie profondément malheureuse devant mon impuissance à te retenir comme je l'aimerais. Aujourd'hui, je te veux engagée.
Je t'embrasse. Je lutte, le perçois tu, à l'autre bout du monde ? Te poses tu les mêmes questions que moi ? Je lutte oui, pour ne pas sans cesse te crier mon amour, puisque cela n'a plus lieu d'être.
11/08/2007 – TRAIN HANOI à SAPA
Arf.
10 heures de train dans un train sale et non climatisé… Je me bats avec mon voisin d’en face sur la position de la fenêtre. Il me fume cigarettes sur cigarettes à la face.
Arf.
Par * Andromède *
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Publié dans : 3) M ... Elle
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