Ils l'ont dit

"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté" [Alain Chartier]

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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 01:26

 

28102009549.jpgIl y a tellement longtemps que je n'ai pas posté que j'ai eu du mal à retrouver les "clés" pour entrer sur mon blog. Me voilà. 

Enfin... Enfin ce besoin d'écrire revient. Tu m'as tant manqué. Viens. Je t'emmène.

Il y a forcément des choses qui ont changé entre toi et moi. Une nécessité de concision, une obligation de cessité dans les moments de confusion. 

 Mais ! Mais il y a toujours l'énergie et c'est sans doute le principal.

 

J'ai perdu la personne à laquelle je tenais le plus au monde. Perdue... C'est un mot étrange. On perd des hommes en temps de guerre. De l'argent dans le monde des finances. Du sang chaque mois (chaque toi ?), lorsqu'on est une femme. Le Petit Poucet.

Elle, je l'ai juste perdue comme rien d'autre.

Et j'ai du mal à me dire maintenant que qui que ce soit puisse compter pour moi. Je vais me réadapter. Mais pour l'instant, une sorte de distanciation envers tout et tous m'imprègne. J'ai parfois la sensation de ne rien ressentir, et d'autres fois celle de trop éprouver. C'est le mot. Je me calfeutre derrière des barricades trop évidentes. Je répète en boucle mon soulagement, qui est réel, mais je ne parle pas de la plaie béante dans mes pieds, mes jambes, mon bas ventre, ma poitrine, ma gorge, ma bouche, ma tête, mes yeux. Surtout mes yeux. Blessés, usés à vie d'avoir scruté l'horizon en espérant, en croyant y percevoir quelque chose de réel.

Voilà. Je suis sur le bon chemin. Celui du deuil d'une personne qu'on aime encore. Besoin d'un peu de temps.

Mais je vais bien. Ne t'en fais pas...

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 02:39

28102009524.jpgIl est des endroits auxquels je me sens appartenir et d'autres dans lesquels je me sens sans devenir. 


Marseille.
02h12.

- Hé ! J'te dépose, ou bien ? ... Tu préfères la pluie ? 

- Non merci (connard). Je préfère la pluie. 


Cependant, je me dis, comme je me le suis déjà dit, une fois, par le passé : souviens toi que ta vie a été ici.

Par * Andromède * - Publié dans : Battements de coeur
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Lundi 15 février 2010 1 15 /02 /Fév /2010 00:26

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Il y a comme une envie de laisser filer. D'écrire, poser les mots, relire, mais sans un mot. J'ai mal. C'est physique. Je ne dois surtout pas réfléchir, surtout pas couper le flot de ma pensée, la laisser ininterrompue, dans un souffle, mais la laisser respirer. Non, ce n'est pas contradictoire. 


Et si demain je prenais mon sac, et partais ? Partir, m'enfuir tiraillée entre deux besoins, celui de retrouver ton souffle, le creux de tes bras, la courbe de tes reins. Et celui de partir où mes pas me mèneront, sans réfléchir, sans me dire que tout déplacement doit forcément avoir un but. 




Regarder, le nez dans les étoiles et les mains dans la terre. M'abreuver et puiser ma force dans les arbres, l'eau et la roche, tant qu'il est temps. Faire le tour d'un monde, mettre mon oeil dans un écrin de nacre et ne plus regarder ma boussole. J'ai mal. Je dois travailler maintenant, avec cette douleur bienveillante, au creux de l'épaule. Guérir puis repartir, avoir le droit à nouveau de porter un sac sur mon dos.  


Parfois, on sait précisément ce qu'on doit faire, mais on est incapable de se prendre en main et de sauter le pas. Parfois on ne sait absolument pas ce qu'on doit faire mais on est capable de saisir une étincelle, un regard, et de créer l'appât. 

Aujourd'hui, j'oscille. Comme souvent. 


Je lis beaucoup, de tout, partout, tout le temps. Comme si la solution, la décision à prendre allait émerger de ces tas de caractères. 


J'écris, mais je n'arrive pas à laisser filer, je me sens enchaînée, je pense en permanence qu'on va me lire, je me freine. Avant j'écrivais par besoin, comme on crie, comme on pleure ou comme on rit. Pas en pensant à cette personne en face qui peut être me lirait. Aujourd'hui j'écris pour communiquer quelque chose, une information, un sentiment, peu importe. C'est un métier. C'est mon métier.

Et je sens s'infiltrer cette crainte d'écrire quelque chose qui n'intéressera pas, ce besoin d'être comprise de tous, cette envie de créer quelque chose de joli. Je sens cette infiltration insidieuse, qui peu à peu grippe les articulations de mes doigts, stoppe mes pensées naissantes jugées mal à propos. Ca m'ennuie, ce sentiment... Ca m'ennuie parce que plus on y pense, à tout ça, moins il y a de sens à écrire. On rentre dans le moule, on uniformise le style, on écrit pour plaire, comme on séduirait. Vraiment, cette idée là m'ennuie.

 

Par * Andromède * - Publié dans : Battements de coeur
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Lundi 23 novembre 2009 1 23 /11 /Nov /2009 22:19

Chaque jour qui passe est un recommencement. Le manque.

Un questionnement. Qui suis-je ?

Un nouvel étonnement. Tu m'aimes.

 

Ce soir j'ai raccroché des larmes dans le coeur, sans trop savoir pourquoi. Je me suis allongée sur le canapé, sans trop savoir comment. J'ai laissé mes pensées vagabonder, sans trop savoir vers où, mais dans l'ordre tout de même. Tout va bien, aucune raison de dire le contraire. Mais au creux de moi, une pensée étrange : me connais tu ? Et une crainte refait surface, celle que tu me quittes un jour parce que tu t'apercevras que tu t'es trompée. 

 

La distance est difficile à apprivoiser dans un quotidien. 9551 kilomètres : c'est la distance qui nous sépare. Mais par-dessus tout, combien de kilomètres d'incompréhension, de déphasage, de vies aux antipodes l'une de l'autre ?

 

Je me regarde aujourd'hui et je me compare à celle que j'étais il y a quatre ans. Quatre ans c'est si peu. Et pourtant... Si je me sens aujourd'hui bien plus en phase avec moi même, je ne peux m'empêcher de me demander comment je peux me sentir aussi différente aujourd'hui. Comment les gens qui me connaissaient alors font-ils pour me reconnaître encore ? Et surtout, comment être sûre que toi, tu me connais et me reconnaîtras à ton retour, lorsque nos vies reprendront enfin le même chemin ? 

 

Toutes ces questions et bien plus encore, toutes celles que je n'arrive même pas à me formuler moi-même. Tu me manques. La vie sans toi, c'est dur, c'est chiant et c'est triste. Je me sens seule, et particulièrement nulle dans l'exercice de la distance. Mais je t'aime... Oui. 

Par * Andromède * - Publié dans : Battements de coeur
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 22:56
Coup de gueule aujourd'hui. 

J'écoutais la matinale de France Info ce matin, spéciale 10 ans du Pacs. L'invitée était Christine Boutin. Et très sérieusement, si j'avais été à la place du journaliste qui l'interviewait jamais je n'aurais pu garder mon calme. Et pourtant... 
Pour restituer le contexte, en début d'interview elle précise que le Pacs est un contrat voulu par une minorité militante homosexuelle.  
Morceaux choisis : 
Christine Boutin : "Il n'y a que 6% de pacsés qui sont homosexuels"
Elle l'a répété un certain nombre de fois, ça semblait vraiment important. Surtout, ne pas confondre les Pacs homos et les Pacs hétéros, sacrilège ! Elle oublie tout de même, au passage, de signaler que l'année de la création du Pacs, 42% de pacsés étaient homos. Pas inutile comme info, mais bon. Passons...
Christine Boutin : "Je suis favorable à l'égalité de droits entre homosexuels et hétérosexuels mais il n'était absolument pas nécessaire de créer un statut pour cela."
Ah, et on fait comment pour avoir une égalité des droits sans statut ? Hum ? Non, juste pour savoir...
 
Christine Boutin : "Les homosexuels je les aime autant que les hétérosexuels"
No comment. Ah si, elle a oublié d'ajouter un truc du genre : d'ailleurs, j'ai un ami qui est homosexuel.  

Christine Boutin, au journaliste qui lui demande si le Pacs est un progrès : "Non car il n'a pas atteint son objectif des militants homosexuels minoritaires puisque ce sont les hétérosexuels qui l'utilisent. Peu de choses différencient le Pacs du mariage aujourd'hui. Il y a l'adoption, qui est toujours une revendication des homosexuels." 
No comment...

Christine Boutin, au journaliste qui la questionne sur le mariage entre personnes du même sexe : "Je crois à la différence. Un enfant a besoin d'un papa et d'une maman et donc l'adoption par les couples homosexuels n'est pas une bonne chose."
Hum... J'ai pas du bien comprendre en quoi consiste "croire en la différence". Croire c'est savoir que ça existe mais sans accepter ?  

Christine Boutin, au journaliste qui lui fait remarquer que nombre de nos voisins européens ont déjà adopté le mariage homosexuel : "Oui mais combien ? 94%, enfin combien vous en faut-il, 94% d'hétéros utilisent le Pacs. Ce n'est pas du tout un produit pour les homosexuels !"
Là, on nage en plein délire... 
 
Relance du journaliste : oui et justement les homos demandent un vrai mariage... 
Christine Boutin : "Oui bien sûr, les homosexuels militants. Mais beaucoup d'homosexuels veulent qu'on leur fiche la paix, ils n'ont pas besoin d'un pacs ni d'un mariage, ils veulent vivre entre eux et c'est très bien, personne n'a à juger cela."
D'ailleurs si ce n'était pas le cas, il faudrait agir et les mettre tous ensemble dans des camps, ils seraient tranquilles et nous aussi. 
Par * Andromède * - Publié dans : Battements de coeur
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Lundi 28 septembre 2009 1 28 /09 /Sep /2009 00:20




Un TGV, m'a dit
Zoé... 
Let's go. 
J'y suis, dans le TGV. Pour la verveine, on repassera. Roulant à vive allure, ça prend tournure.

J'ai du mal à reprendre le cours, à écrire un peu, pour le plaisir, dans un délire. Je voudrais, j'y pense tout le temps, mais un sentiment indéterminé m'en empêche, m'étreint puis me relâche sans cesse. 

Pourtant quelque chose d'apaisé s'est levé en moi : je commence à bien me connaître. Et plus je me connais, mieux j'arrive à vivre avec mes petites lâchetés et mes grandes qualités. Sans prétention. 


Pendant tout ce temps, tout ce silence, il y a eu tellement de belles choses... Pas seulement bien sûr. Mais aujourd'hui, dans ma vie, je me sens portée par un élan d'optimisme immense. 

Je lâche le mot qui fait peur, j'ose enfin parce que ça dure depuis trop longtemps pour que je continue de l'ignorer  : je suis heureuse. Epanouie, curieuse, amoureuse, comblée, ouverte sur le monde.

A un ami, un très bon ami qui me demanderait comment je vais, je répondrais dans un grand sourire : bien. A toi mon blog, que j'ai délaissé longuement, je te prie de me pardonner : je vais bien.


Il y a peu j'ai passé du temps avec une amie que je n'avais pas vue depuis six mois. Elle est l'une de ces rares  personnes avec lesquelles j'ai noué depuis l'enfance une amitié solide et profonde, une de celles qui font de moi un être humain. Je lui ai demandé comment elle allait et j'ai entendu dans sa réponse en demie teinte qu'elle n'était pas en forme. Nous avons parlé longuement et au détour d'une phrase elle a lâché cette phrase baignée de mélancolie : "je me sens devenir pastel". J'ai repensé à nos cours de dessin lorsque nous étions enfants, j'ai repensé à toutes ces couleurs vives et franches qui meublaient sa vie, ses oeuvres et, indirectement, sa personnalité toute entière. Et je me suis sentie incroyablement affectée par ces quelques mots...


Je suis rentrée du Québec il y a deux semaines. Je m'y suis sentie bien, incroyablement bien. Lorsque j'en suis partie, j'étais déchirée entre deux sentiments : la tristesse de partir, la joie de rentrer dans le pays où j'ai grandi, de retrouver ma famille, mes amis. 

Le retour a été difficile. C'est étrange comme on pense parfois que, parce que nous ne sommes pas là, la vie ne continue pas vraiment. Et pourtant, en six mois, qu'on soit là ou pas, les relations évoluent, les gouvernements sont remaniés, la vie ne s'arrête pas.

Je suis rentrée, je suis retournée faire mes courses au supermarché du coin, j'ai retrouvé le creux le plus confortable de mon canapé, j'ai récupéré mes plantes vertes, j'ai redonné vie à mon appartement, en bref : je me suis redéployée dans mon existence ici. Et j'ai failli croire que rien n'était arrivé pendant que j'étais ailleurs.

Mais j'ai vite compris que la seule chose que je savais vraiment sur ce qui avait pu se passer en mon absence, c'est que je n'y avais pas assisté. 

J'ai pris conscience, à mon retour, que j'avais une vraie place dans ma vie ici. Que ma présence avait une influence sur certaines choses, un impact sur certaines personnes, une raison d'être. 

Ce n'est pas vraiment que j'en doutais avant. Simplement, je ne m'en rendais pas compte.

Je reviens vite... 


Par * Andromède * - Publié dans : Ecrirelavie / Vie du BLOG
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 01:28

Ruth, 

J'ai appris il y a quelques jours la mort de Samuel. 
Je me souviens et me souviendrai de lui comme d'un homme fort, brutal et doux à la fois. Je lui, je te suis reconnaissante pour les très belles choses que vous avec apportées dans ma vie d'enfant. La famille n'est pas forcément dans le sang, vous avez ensemble été le modèle des grands-parents que j'aurais aimé avoir, que j'ai eu en quelques sortes finalement. 
Je me souviens toujours avec émotion de ce cadeau d'anniversaire plein d'attention qu'il m'avait fait : un morceau de musique. Ecrit par lui. Pour moi. Un morceau que je ne saurais vraiment jouer que bien plus tard, mais qu'il voulait déjà que je termine de composer. Un morceau à finir. Je me souviens des heures passées à imaginer cette fin, alors qu'il ne manquait que quelques portées. Je ne voulais pas gâcher la magie, je voulais faire aussi bien. Ce cadeau avait profondément touché mon coeur d'enfant. Ca touche aujourd'hui encore mon coeur d'adulte : lorsque je suis rentrée à Marseille, la dernière fois que je vous ai vus, quand il était si faible, j'ai emporté avec moi mes flûtes et mes partitions. J'ai rejoué. Il y avait des années que ça ne m'était pas arrivé. J'ai joué son morceau écrit pour moi et les jolis souvenirs sont revenus. 
J'ai eu une belle, une très belle enfance. J'ai eu cette chance. Vous y avez contribué, Samuel y a contribué.

C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai appris qu'il s'était en allé d'une manière qu'il n'avait pas voulue. Avec des tubes partout dans le corps... C'est avec des larmes dans les yeux et la gorge serrée que j'ai pensé que cet homme ne serait plus là que dans nos mémoires.
Mais je souris maintenant. Je souris car les jolis souvenirs restent. Je souris parce que j'ai eu l'honneur de le connaître. Je souris parce que toi, tu es encore là. 
Je pense fort à toi, je t'envoie des pensées de soutien et un grand merci. 

Dans quelques jours, je vais prendre l'avion pour partir à la découverte de l'Asie. La vie continue. Je penserai à vous deux... Je te raconterai. 

Andromède 
Par * Andromède * - Publié dans : Battements de coeur
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Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 18:44


Je sèche.
Ni au soleil, ni à l'air, juste sur le papier. Je sèche.

Ecrire, oui, mais comment, à qui, à quoi ?
"Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit", dit Marguerite Duras. J'en ai fait la citation emblématique de mon blog. Le problème, c'est que je ne me sens pas encore capable d'écrire le bonheur. Quand j'ai eu besoin de hurler, de pleurer, de frapper... J'ai écrit. J'ai écrit pour ne pas : ne pas rester enfermée dans ma douleur, ne pas faire de mal autour de moi, ne pas rester sans rien faire, impuissante. J'ai écrit pour comprendre : comprendre mes attitudes, comprendre ses réactions, comprendre ce besoin d'écrire pour comprendre. J'ai écrit pour vivre, pour respirer, pour tenir.

Aujourd'hui, pour la première fois depuis longtemps, je suis heureuse. Simplement, entièrement, passionnément. Heureuse. J'ai tout ce que j'ai pu vouloir pour moi, ou du moins la possibilité en devenir de toutes ces choses. Je suis jeune. Tout à construire, tout à espérer et toutes les clés en main pour aller vers quelque chose de magnifique. Je m'épanouis, dans la tendresse et la délicatesse. Le temps s'est comme suspendu un instant, puis il est reparti et toutes ces belles choses sont pourtant restées en place.
Alors il faut comprendre : je murmure et touche les choses du bout des doigts.
Je sens une nécessité de ménager ce bonheur. Un peu comme pour ne pas lui faire peur, ne pas le faire fuir en l'étalant aux yeux de tous, sans pudeur ni retenue. Faire attention, prendre soin de lui, l'enrouler au creux de mon cou, au creux d'un nous, le laisser libre pour qu'il ait envie de rester.

Je suis juste là. Sur la pointe des pieds (-:
Et même la plus mignonne des capricieuses, tapant du pied en exigeant des posts plus fréquents, n'y changera rien ;-)
Par * Andromède * - Publié dans : Battements de coeur
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 18:52
que chaque chose a sa place ?
Par * Andromède * - Publié dans : En vrac
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 23:14

J'aurais voulu terminer cette histoire ici. Raconter, vous dire, communiquer, expier, peu importe. J'aurais voulu, j'ai voulu, je voulais, je ne veux plus. Plus de cette prose sans objet qui me métamorphose sans sujet.

M. était là, objet de mes peines, de mes espoirs mais surtout de mes désespoirs couchés sur le papier. Elle n'est plus là. Plus là comme un désespoir en tous cas. Des incertitudes, il y en a encore, mais plus comme avant. Le besoin de raconter n'est plus là. L'envie a disparu avec une histoire que je lui ai racontée, à elle. Ou peut être même avant.
Ce blog n'a plus lieu d'être. J'ai voulu me dire que je terminerais, comme un engagement envers vous qui me lisez, comme un engagement envers moi-même aussi. Je n'y pense plus. J'ai besoin de ne plus dire, d'intérioriser, de me retrouver dans cette non extériorisation de mots qui ne trouvent plus sens à mes yeux.
Besoin de recul et d'autre chose. D'autre chose que des mots. Des mots j'en ai.

Ma vie a changé, le besoin d'écrire ainsi a disparu et je sais qu'il apparaîtra à nouveau. C'est une constance, cette inconstance.
J'ai déménagé, à Marseille. J'ai changé de monde en quittant celui des juristes pour celui des journalistes. Je suis passée du côté obscur de la force. Du côté des scribouillards qui ne savent pas ce dont ils parlent mais qui en parlent quand même... Soi disant. Il en existe de bons, comme dans tout métier.
Elle est partie, à l'autre bout du monde, pour un an au moins. Depuis quelques semaines, des milliers de kilomètres nous séparent, ne laissant plus de place aux faiblesses, aux incertitudes, aux peut être. Ne reste qu'un grand point d'interrogation, mêlé d'espoir. Elle va réfléchir. Elle me reviendra, peut être. Mais quoiqu'il en soit, j'écoute en moi ce souffle d'accomplissement : j'ai fait tout ce que je pouvais. Je garde cet amour comme une force, à l'intérieur, comme une image belle de la personne que je suis, que je peux être. Qu'elle prenne le temps qu'il faudra, je serai là. Je vis, je dois vivre, je dois m'aimer, aimer les couleurs, les gens et les mots. Mais je ne veux pas les écrire pour l'insant, comme ça, ici. J'ai envie de plus. J'ai passé un cap...

Merci à tous et toutes pour ce bout de chemin, pour cette tranche d'humanité derrière des claviers, quoiqu'on en dise.

Par * Andromède * - Publié dans : 3) M ... Elle
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